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Le 10e poème secret
poèmes [ ]

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par [Guillaume_APOLLINAIRE ]

2009-07-26  |     |  Inscrit à la bibliotèque par Guy Rancourt



Mon amour est à genoux les jambes écartées
Sa tête est enfouie dans les coussins
La chevelure noire de mon amour s’étend autour d’elle comme mille serpents sortant de leur nid.
Mon amour cambre la taille et hausse sa croupe autant qu’il lui est possible
Si bien que le maître voit entre les cuisses
La touffe de la forêt sur la coupole bombée qui couronne la sape que je veux prendre
Les abeilles y logent et le miel le plus doux s’y échauffe
La croupe étend sa blancheur polaire et apparaît dans toute sa splendeur
Et ma bouche aujourd’hui veut une autre sape qui s’ouvre petite et noire
Dans la longue et profonde tranchée
Qui sépare les deux montagnes de ta croupe
Ma langue s’y attarde longtemps déplissant les replis secrets
Et tu t’étales complaisamment ravie de l’hommage inouï de cette caresse unique et jamais faite à d’autres, caresse unique, rare et délicieuse
Puis t’ayant sentie ô mon esclave, bien rassurée bien mienne
J’approche le sapeur de la petite sape
Il entre doucement et n’entre que la tête et ta tête se rehausse pour que la bouche cherche ma bouche
Ma main droite caresse tes seins et la gauche va éveiller la volupté au fond de la forêt mystérieuse
Tandis que le sapeur va et vient dans l’autre le plus secret et que tes fesses de cristal frappent en cadence sur mon ventre
Jusqu’au moment où la mine bien creusée
Je l’inonde tandis que tu t’évanouis en mordant ma langue et en inondant ma main gauche

(Poème de Guillaume Apollinaire, In Lettres à Madeleine, 13 novembre 1915)

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