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À l\'Est la mort se promène silencieusement
prose [ ]
[Une mélancolie de l`Est]

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par [h.p.sebastian ]

2011-03-11  |     | 



La rue apparaît toujours comme une sensibilité. Comme une mélancolie sans début ni fin. Après c'est la chute dans les ténèbres. Dans la mort où les idiots cherchent la nuit. La lumière. Ou peut-être le silence. Je regarde mon papa. Il est si proche de moi que tous les images de mon pays se transforment en larmes. J'embrasse mon papa sans lui dire un mot. Il me dit que dans deux semaines je vais me suicider si je ne retrouve ma sainte. Je le regarde. Il connaît ce qui se passe en moi. C'est la fin. L'histoire doit changer de destin.

À l'Est les gens chuchotent je ne sais pas quoi. Des idées. Des histoires. Ils développent des dialogues imaginaires dans les cellules en cristal. Des monologues avec les rats. Les pigeons s'envolent vers l'enfer bleu. La mort se promène dans la chambre blanche. Sous la peau je ressens un sentiment étrange. La mort est présente. Comme d'habitude. Je me trouve dans un petit studio dans une ville de l'Est. C'est une ville mortuaire. Une ville qui plaint ses morts chaque hiver. C'est la ville des larmes éternelles. Moi j'écris mon premier poème. Le poème pour elle. Elle me regarde les yeux pleins de joie. C'est elle qui me donne la force de continuer le destin. De mettre fin au passé et de recommencer le travail. C'est dure la vie parmi les étrangers. C'est comme une chanson d'exil. Comme une mort silencieuse.

Loin de moi il y a une jeune fille qui plaint. Blessée. J'écris sur elle. Je me dis que c'est la dernière fois quand je me promènerai tout seul dans les jardins du parc du milieu de la ville. Pas de question. J'achète du pain et des croissants et je reviens dans la chambre. Tout est gris. Les murailles. Le lit. La cuisine. Les toilettes. Tout est devenu un symbole de la chute. Je regarde le manuscrit : à l'Est il y a toujours un gros pigeon qui se sacrifie pour les autres. C'est pas moi qui ai écrit cela. Non. Je tombe. Je deviens nerveux. Entre mes mains je vois comme le sang de mes camarades coule sans cesse. Ils brûlent dans l'enfer bleu. Je ferme la fenêtre. La porte. Et j'attends. Que la jeune fille reviens pour acheter le tableau. Un navire. L'image de la complexité mélancolique. Dans mes veines la mélancolie du nord me manque. Il me manque les nuits froides, les français avec leur bonjour! et les conards qui parlent sans comprendre le sens des vocables. C'est la fin.

À l'Est je retrouve les remords. La mort est là une sorte de tristesse qui se cache devant les grosses pierres des montagnes. La honte recouvre la timidité devant le pigeon noir qui se blesse dans le cercle en marbre. Et puis c'est la musique. La temporalité je l'ai oublié dans les écritures des autres poètes. Maintenant ce n'est que l'image de Camus qui me provoque à jeter le destin à la poubelle. Je ne veux pas du tout renoncer. Je resterai dans les ténèbres pour terminer mon jeu. Le je de l'être et le jeu de la mort. Aujourd'hui je remarque que la mort me parle. Elle caresse mes cheveux longs. Je ne suis pas triste. Je suis comme le prêtre du dernier ange. L'ange sans nom.

Maria se trouve devant la porte de l'enfer. Elle ne sait pas grande chose. Elle a fini ses cours d'anglais à l'école d'une petite ville du montagne blanc. La mort me parle depuis hier soir. Je lui confie beaucoup de choses. La vie. La lumière. La nuit. Le destin. Toutes ces bêtises je les cachent dans la poche depuis une trentaine d'années. Comme un fou je demande à tous un verre du vin rouge. Sec. Doux. Moelleux. Cela n'a rien d'importance. À l'est il pleut depuis seize ans. Ou un peu plus. Je ne me souviens plus la dernière pluie. Le jour où je suis parti j'ai dit à mon papa qu'il doit rester calme. Parce que je vais revenir quand la pluie va recommencer. Je me tais parce que les gens de l'Est doivent mourir heureux. Mais sans retrouver la paix. Cela c'est la mort. Une vie qui finie dans la misère. Comme les vocales qui deviennent des desseins multicolores. Point. Virgule.

Il pleut dans les âmes des prisonniers. Ce sont des morts qui attendent que le destin change de chemin. Ce sont des idiots qui parlent du régime alimentaire précaire. C'est la misère. Juste une larmes pour mon pays. Entre mes mains je regarde une photo. C'est la mer. Ou la mère. Non. C'est le fleuve le plus beau du monde. C'est le Danube. Je plains comme un fou. J'arrête. Je regarde dans la rue. Il n'y a personne. La mort se promène silencieusement. Dans mes veines il coule le sang de l'inspiration. Des autres. La nuit commence toujours par une chute du gros gibier. Toujours c'est comme ça.

Avec la mort c'est toujours une histoire trop compliquée. Elle me parle. Je parle avec elle mais sans articuler un mot. Les sons je les garde dans mon esprit. Maria est auprès de moi. On fait l'amour chaque nuit comme des lapins qui attendent leur condamnation d'un jour à l'autre. Elle a fini trop vite. Elle a terminée dans un spectacle funèbre notre dernier amour avant le départ. Vers l'ouest. Vers la mort. Maintenant il pleut dans les rues. Il pleut la dernière mélancolie d'une nuit blanche d'automne. Nuit sexuelle.


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