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Les stances de l’Aiglon
poèmes [ ]

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par [Edmond_ROSTAND ]

2010-04-02  |     |  Inscrit à la bibliotèque par Guy Rancourt



Régner ! – C’est dans ton vent, dont le parfum de gloire
Commence à me rapatrier,
Qu’au moment de partir je devais venir boire,
Wagram, le coup de l’étrier !

Régner ! – Qu’on va pouvoir servir de grandes causes,
Et se dévouer à présent !
Reconstruire, apaiser, faire de belles choses !...
Ah ! Prokesch, que c’est amusant !

Prokesch, tous ces vieux rois dont les âmes sont sourdes,
Oh ! comme ils doivent s’ennuyer !
J’ai les larmes aux yeux. Je me sens les mains lourdes
Des grâces que je vais signer !

Peuple qui de ton sang écrivis la Légende,
Voici le fils de l’Empereur !
Oh ! toute cette gloire il faut qu’il te la rende,
Et qu’il te la rende en bonheur !

Peuple, on m’a trop menti pour que je sache feindre !
J’ai trop souffert pour t’oublier !
Liberté, Liberté, tu n’auras rien à craindre
D’un prince qui fut prisonnier !

La guerre désormais, ce n’est plus la conquête,
Mais c’est le droit que l’on défend !...
(Ah ! je vois une mère, au-dessus de sa tête,
Élever vers moi son enfant !)

D’autres noms, désormais, je veux qu’on s’émerveille
Que Wagram et que Rovigo ;
Mon père aurait voulu faire prince Corneille :
Je ferai duc Victor Hugo !

Je ferai… je ferai… je veux faire… je rêve…
Ah ! je vais régner ! J’ai vingt ans !
Une aile de jeunesse et d’amour me soulève !
Ma Capitale, tu m’attends !

Soleil sur les drapeaux ! multitudes grisées !
Ô retour, retour triomphal !
Parfum des marronniers de ces Champs-Élysées
Que je vais descendre à cheval !

Il m’acclamera donc, ce grand Paris farouche !
Tous les fusils seront fleuris !
- On doit croire embrasser la France sur la bouche
Lorsqu’on est aimé par Paris !

Paris ! j’entends déjà tes cloches ! (…)
Paris ! Paris ! je vois…
Je vois déjà dans l’eau tremblante de la Seine,
Le Louvre renverser ses toits !

Et vous qui présentiez à mon père les armes
Dans la neige et dans le simoun,
Vieux soldats, sur mes mains je sens déjà vos larmes !
Paris ! (…) Sainte –Hélène. (…) Schoenbrunn.

(Edmond Rostand, L’Aiglon, 1900)

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