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Conservatisme et expressivité dans la littérature religieuse. Quelques repères dans la définition d’un style scientifique (didactique) au niveau religieux
essai [ ]
Variantes stylistiques au niveau littéraire religieux

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par [Danaia ]

2013-04-07  |     | 



RÉSUMÉ Dans la présente étude nous nous proposons de montrer à quel point certains faits linguistiques archaïques, identifiés dans les écrits ecclésiastiques modernes, peuvent être interprétés non seulement comme une expression du conservatisme linguistique (et, implicitement, doctrinaire) de ce type de texte (à savoir, le texte chrétien rédigé dans le milieu confessionnel orthodoxe), mais aussi en tant que faits stylistiques (faits d’expressivité). Autrement dit, est-il possible de donner une définition de la « poéticité » du texte chrétien (à savoir, didactique) au-delà de la valorisation des figures stylistiques sémantiques (les soi-disant tropes) identifiables à ce niveau ? Une pareille démarche est susceptible de fournir un point de référence pour la détermination de l’identité du texte didactique religieux dans sa qualité de texte scientifique. Cela suppose une délimitation réalisée, d’une part, par rapport à la variante scientifique laïque, d’autre part, par une analyse comparative avec des écrits toujours religieux, mais différemment circonscrits du point de vue stylistique (nous mentionnons, à titre d’exemple, les textes des belles lettres).
MOTS-CLÉS religieux, didactique, continuité linguistique, continuité stylistique, style scientifique.

I. Remarques préliminaires
Dans le contexte de la présente discussion, les aspects qui retiendront notre attention représentent essentiellement des faits linguistiques de (morpho)syntaxe , plus exactement des archaïsmes syntaxiques susceptibles (au moins en partie) d’être considérés également comme des figures à pertinence stylistique. Ce type de qualification est attribué de la perspective d’un récepteur moderne (qui perçoit une expressivité dans un certain fait archaïque , incompatible avec son système de référence représenté [nous considérons une situation idéale] par le roumain littéraire actuel), mais cette caractérisation peut être validée de façon générale, sans prendre en considération une époque littéraire ou une autre : les traits de ce genre constituent l’expression de quelques particularités stylistiques intrinsèques, immanentes à l’écrit religieux. C’est une remarque dont la pertinence est confirmée par les études spécialisés qui traitent les faits archaïques propres à la littérature ecclésiastique exclusivement par le prisme du conservatisme linguistique et, implicitement, de la perspective du dogmatisme spécifique au texte religieux . On discute d’habitude cette question par opposition au statut qu’ont les faits linguistiques de ce genre dans la variante laïque de la langue artistique, où la valorisation des mots et des sens archaïques est asservie au principe esthétique ; en conformité avec ce type de valorisation, les faits respectifs sont qualifiés comme stylistiques, en vertu de leur capacité d’évoquer la soi-disant « couleur locale ».
Pour ce qui est du champ littéraire religieux, l’explication mentionnée ci-dessus peut être admise sans presque aucune réserve quant au niveau lexico-sémantique proprement dit (le fond lexical et sémantique archaïque identifiable dans les versions religieuses contemporaines ), mais elle doit être nuancée, par exemple, quand on considère le compartiment syntaxique ; comme nous l’avons déjà remarqué, quelques-uns des faits archaïques de syntaxe sont aussi des particularités stylistiques du texte religieux . Cette possibilité d’approche nous fut suggérée, en quelque sorte, par la perspective sémiotique de recherche, appliquée au champ religieux, qui nous révéla la qualité de texte par excellence rhétorique du texte religieux, dans l’économie duquel l’élocution pèse lourd (voir Teleoacă, Stratégies ou Teleoacă 2012b).
II. La double continuité (linguistique et stylistique) en tant que fait certain
Des structures syntaxiques, telles que les constructions tautologiques, les structures intensives (l’accusatif interne et le parigmenon), le chiasme, şi « et » énumératif-narratif, l’expression périphrastique, les thématisations et les dislocations, etc. ont pu être identifiées (dans quelques-unes de nos études antérieures) non seulement dans le manuel de catéchèse , mais également dans d’autres types de textes religieux, à savoir dans le texte biblique (les psaumes et les évangiles) et dans les recueils de prières chrétiennes. C’est, sans doute, un aspect qui plaide en faveur de l’unité linguistique des écrits ecclésiastiques orthodoxes. La différenciation et, implicitement, la hiérarchisation linguistique et stylistique des textes en question sont la conséquence du degré particulier de valorisation de ces aspects dans chacun des textes mentionnés. Une approche statistique identifie le texte psalmique en tant que plus conservateur du point de vue morphosyntaxique, tandis que, dans ce contexte, la langue du catéchisme s’avère être la plus innovatrice . Pour ce qui est de ce dernier type de texte religieux (le catéchisme), on peut observer une synchronisation plus évidente à la variante littéraire laïque (scientifique), par rapport aux autres textes ecclésiastiques, qui inclut le niveau lexical ; à cet égard, le fait que le manuel de catéchèse chrétienne valorise le plus généreusement le fond lexical néologique du roumain est significatif.
Si nous retournons à la discussion antérieure, il faut souligner que ce n’est qu’une investigation systématique, complexe, qui suive étroitement l’attestation et le degré de diffusion d’un certain fait syntaxique dans le texte original, qui peut nous aider à obtenir une image objective quant au rapport « conservatisme – expressivité ». Parmi les particularités syntaxiques mentionnées ci-dessus, les études de spécialité admettent l’attestation à valeur stylistique dans le texte fondateur (original) et, implicitement, le phénomène de continuité dans les littératures religieuses des langues modernes vis-à-vis des aspects suivants : les constructions tautologiques, les structures intensives et le chiasme.
Il est important de préciser que telles structures, dont l’origine est dans le texte biblique (auquel celles-ci ont été empruntées comme telles, par une transposition littérale), ont été valorisées ultérieurement dans d’autres types de textes ecclésiastiques (des écrits didactiques, techniques, de droit canonique et d’administration de l’église, etc.). Ce type de diffusion fut favorisé par le remarquable caractère interdiscursif/intertextuel du champ sémiotique religieux ; le discours biblique « se retrouve » dans sa qualité de voix autorisée, dans la littérature religieuse secondaire, par le procédé de la citation ou de la paraphrase. C’est ainsi que le texte biblique, dans sa qualité de texte fondateur, fournit un modèle, qui a proliféré, l’extension de certaines structures (syntaxiques) au-delà des frontières de la littérature vétéro et néotestamentaire étant possible inclusivement en vertu d’un « esprit stylistique » spécifique au texte religieux ; par conséquent, on pourrait affirmer que telles constructions représentent plus que des structures syntaxiques archaïques, résultat de l’imitation d’un modèle, celles-ci se situant également dans la lignée stylistique du texte fondateur .
II.1. Les constructions tautologiques
Les constructions tautologiques, engendrées par la coordination (juxtaposition) de deux ou de plusieurs termes sémantiquement équivalents, sont puisées à la langue de l’original dont se sont servies les versions religieuses modernes, mais elles relèvent, en même temps, de l’une des particularités essentielles du style ecclésiastique, à savoir la soi-disant « insistance par répétition » (voir Seche, supra, ibid.) . Ce trait est exploité intégralement dans les écrits didactiques tel le manuel catéchétique, un cadre discursif dans l’économie duquel la coordination synonymique joue le rôle d’une reformulation , concept qui fait allusion aux stratégies pédagogiques valorisées d’habitude dans un texte de ce genre . Si, au niveau de la variante laïque du roumain littéraire (actuel), la coordination copulative de deux termes/syntagmes représente, le plus souvent, quelque chose de condamnable du point de vue de la norme, dans la littérature religieuse les structures tautologiques résultées de telles coordinations se justifient par leur contribution à l’actualisation de la fonction empathique ; on pourrait affirmer par conséquent que les constructions de ce type accomplissent une fonction intensificatrice-persuasive .
Le manuel d’enseignement orthodoxe offre, le plus souvent, des exemples de coordination réalisée entre deux/plusieurs noms : „desăvârşirea şi plinirea” (ÎCO 1992:13); „urzituri şi meşteşugiri” (ibid., 225); „ocupaţiile şi îndeletnicirile” (ibid., 288); „cinstea şi slava” (ibid., 303); „râvna şi sârguinţa” (ibid., 313); „încrederea şi nădejdea”” (ibid., 418) et.a. Ce sont des exemples qui semblent confirmer la théorie coserienne (voir Coşeriu 1994 : 36) sur la suspension de la soi-disant norme de la congruence en faveur de la norme de l’adéquation .
Un argument encore plus fort est fourni à cet égard par la littérature psalmique, un exemple de texte sacré où le parallélisme syntaxique synonymique constitue une « preuve » décisive concernant la valorisation de la redondance dans l’esprit poétique, conformément aux rigueurs d’un art poétique : „Şi-i voi sfărâma pe ei ca praful în faţa vântului, ca tina uliţelor îi voi zdrobi pe ei” (BIBL. 1988, PS. 17:46); „Dumnezeu va zdrobi dinţii lor în gura lor; măselele leilor le-a sfărâmat Domnul” (BIBL. 1988, PS. 57:6); „Lăudaţi pe Domnul, că este bun Domnul; cântaţi numele Lui, că este bun” (BIBL. 1988, PS. 134:3); „Cu glasul meu către Domnul am strigat, cu glasul meu către Domnul m-am rugat” (BIBL. 1988, PS. 141:1), etc.
Les mots/les structures équivalentes sémantiquement se répètent également dans le texte de la prière chrétienne afin de réaliser une gradation qui devient la source de la connotation ; par conséquent, nous pourrons admettre, aussi pour ce qui est du texte de la prière, une valorisation au niveau poétique de la tautologie : „cel păcătos şi întinat” (RUG. 2007:193); „întinata şi necurata ei gură” (ibid., 202); „buzele mele cele necurate şi pângărite” (ibid.) et. a. (pour plusieurs exemples, voir Teleoacă, Dramatizarea în Psalmi).
II.2. Les structures intensives
Les structures intensives (l’accusatif interne et le parigmenon ), qui sont des structures syntaxiques cultes, sont fréquentes dans la version hébraïque de la Bible, où les spécialistes (voir, par exemple, Eugen Munteanu 2008 : 73 et. s.) ont identifié, par exemple, le procédé de la lexicalisation d’une qualité par l’intermédiaire de la structure ‘nom + le même nom en génitif ’; il s’agit, en dernière instance, d’une structure fondée sur la réduplication expressive (voir, par exemple, l’hébr. šiyr haširiym, littéralement « le cantique des cantiques », par extension sémantique, « le cantique suprême »). Ce procédé se retrouve aussi dans les versions grecque, slavone et latine du texte biblique, où il est reproduit par la voie commune du calque phraséologique (voir aussi Morcov 2003 : 65). Par exemple, un modèle syntaxique semblable à celui présenté ci-dessus s’actualise dans le texte sacré afin de désigner « la partie la plus sainte d’une offrande ou de la structure du temple », cf. le lat. sanctum sanctorum et le roum. sfântu a sfinţilor [den jârtvele Domnului] (Ms. 45, ap. Eugen Munteanu, ibid.).
Dans d’autres situations, aux structures à génitif – destinées à remplacer de façon intensive le superlatif – des versions grecque, slave et roumaine correspondent dans la Bible hébraïque des constructions juxtaposées, plus exactement des structures résultées d’une juxtaposition de deux mots ayant le même radical ; voir, à cet égard, par exemple, l’hébr. šabāth šabāthôn « le plus important jour de repos » (dans LEV. 16:31) ↔ le roum. sâmbăta sâmbetilor (MS. 4389, FILOTEI, MICU, ŞAGUNA, ap. Eugen Munteanu 2008 : 77).
Le texte sacré exploite également les constructions à objet interne ; voir, par exemple, dans la Bible de Bucarest, la structure veţi sâmbăta sâmbetele « vous devrez célébrer le samedi », une structure qui correspond à l’hébr. šabāth šabāth (ap. Eugen Munteanu 2008 : 76-77). Dans d’autres versions roumaines, le passage respectif a une autre structure, mais toujours à valeur intensive (fondée sur une réduplication expressive), à savoir să prăznuiţi preznicul. Dans le même sens il faut signaler la structure constituée toujours autour de l’accusatif interne, à savoir veţi păzi pazele « vous monterez [littéralement : garderez] les gardes » (dans MS. 45, Bible de Bucarest, ap. Eugen Munteanu 2008 : 78), une reconstitution d’après le texte de la Septuaginta, qui, à son tour, imitait une construction hébraïque tout à fait particulière).
Un autre type de structure intensive, qualifiée par Eugen Munteanu (2008 : 78), à juste raison, comme spécifique au style biblique, est illustré par les contextes suivants : cercând l-au cercat (LEV. 10:16, dans le texte de la Bible de Bucarest, FILOTEI, MICU, ŞAGUNA) ou cercând... cercă (MS. 45) . Dans tous ces deux cas il s’agit de transpositions littérales de la construction hébraïque à valeur intensificatrice ‘participe + indicatif du même radical’ ; cette construction a pénétré en roumain par le biais du grec et du slave ecclesiastique.
Comme nous venons de le remarquer ci-dessus, le modèle syntaxique, emprunté au texte sacré (biblique), au niveau duquel ce type de formulations est courant, a également proliféré dans d’autres catégories de textes religieux. Par exemple, le manuel d’enseignement chrétien met en valeur le plus souvent la construction à accusatif interne, à l’intérieur de laquelle le complément accomplit, habituellement, une fonction « instrumentale » : „Cine capătă deprinderea să se însemneze în toate împrejurările cu semnul sfintei cruci...” (ÎCO 1992:196); „... erau pedepsiţi în vechime cu cea mai mare pedeapsă: afurisania sau excomunicarea...” (ibid., 264); „... ungerea cu care erau unşi în Legea Veche arhiereii...” (ibid., 276) etc. Ce sont des structures traditionnelles dans la langue des textes religieux ; bien que qualifiées de pléonastiques dans la Bible de Bucarest, elles accomplissent dans l’économie de la littérature sacrée une fonction intensificatrice. Nous mentionnons, à titre d’exemples, les contextes suivants : se va vărsa cu vărsare (le MS. 45, le MS. 4389, la Bible de Bucarest) et se va lăţi cu lăţime (FILOTEI, MICU, ŞAGUNA), tous les deux représentant des traductions littérales d’après le texte de la Septuaginta, qui, à son tour, reflète une tournure hébraïque courante dans le texte hébreu de la Bible (voir Eugen Munteanu 2008 : 78).
D’autres textes religieux contemporains ont une prédilection pour les constructions à parigmenon : „… nebiruită biruinţă” (RUG. 2007:249); „Pentru milostivirea milei şi pentru multa mulţime a iubirii de oameni,…” (ibid., 180, ap. Teleoacă 2011a: 214-215.); „... şi dreapta lor e dreapta nedreptăţii” (BIBL. 1988, PS. 143:8); „... şi m-a uns cu untdelemnul ungerii Lui” (BIBL. 1988, PS. 151:4, ap. Teleoacă, Aspecte morfosintactice în literatura veterotestamentară psalmică) etc.
II.3. Le chiasme
Le chiasme, un procédé stylistique courant dans les textes bibliques grecs, où il était cultivé pour sa qualité expressive , se retrouve également dans les textes slavons et roumains (voir ILRLV 1997 : 172). Pour ce qui est du roumain, cette figure de la symétrie connaît une fréquence remarquable dans les psaumes et dans le texte de la prière chrétienne. Nos études ont mis en relief des occurrences de ce procédé y compris dans le texte des évangiles, bien que dans une mesure plus modeste par comparaison aux textes déjà mentionnés ci-dessus. En voilà quelques exemples, extraits des textes actuels des psaumes et de la prière chrétienne, qui relèvent des valences stylistique du chiasme : Mântuieşte-mă de toţi cei ce mă prigonesc şi mă izbăveşte” (BIBL. 1988, PS. 7:1); „Veseli-mă-voi şi mă voi bucura de Tine” (BIBL. 1988, PS. 9:2); „Mânca-vor săracii şi se vor sătura” (BIBL. 1988, PS. 21:30, ap. Teleoacă, Aspecte morfosintactice în literatura veterotestamentară psalmică); „… izbăveşte-mă şi mă du întru Împărăţia Ta” (RUG. 2007:14); „Înviat-ai din mormânt şi legăturile iadului le-ai rupt” (RUG. 2007: 64, ap. Teleoacă 2011a: 215. ), etc.
***
À la lumière des considérations ci-dessus, nous pouvons qualifier cette série de structures (tautologiques, intensives et les constructions fondées sur le chiasme) comme un fait de continuité à double relevance, à savoir linguistique et stylistique. Par conséquent, la continuité n’est pas seulement formelle (visant la reproduction d’une structure syntaxique en conformité avec le modèle fourni par le texte fondateur), mais aussi une continuité de fond, que nous pouvons caractériser comme une fidélité envers un certain « profile stylistique », à savoir, celui du texte original. Dans ce contexte, la vraie « dimension esthétique(-rhétorique) » du texte religieux (catéchétique) est identifiable aussi bien dans le plan d’une expressivité sémantique (la valorisation des soi-disant tropes, figures sémantiques dont l’origine se trouve, dans une mesure significative, dans le texte fondateur biblique, cf. Teleoacă, Probl. stilist.) que dans celui de la poéticité syntaxique. Il s’ensuit que, dans le contexte de l’investigation de certains écrits religieux, ‘le conservatisme’ et ‘l’expressivité’ ne sont pas nécessairement des concepts qui s’excluent l’un l’autre (voir les formulations-cliché qui opposent constamment, par disjonction, ces deux concepts : ‘conservatisme ou expressivité’), mais, au contraire, tous les deux contribuent à délimiter le profile identitaire d’un texte (religieux).
III. L’hypothèse d’une continuité stylistique ne peut toutefois pas être exclue
Si, dans les situations telles que nous venons de présenter (voir ci-dessus, II.), il est possible d’admettre une double continuité entre un texte (sacré) fondateur et un texte secondaire, dans d’autres cas, cette assertion est plutôt hypothétique, tant qu’il n’y en a pas de preuve contraire, qui soit fournie par des études systématiques consacrées à une question ou à une autre. Comme nous le remarquions ci-dessus, une qualification et une distribution objectives, scientifiques d’un certain fait linguistique ne peuvent ignorer la « structuration » d’un certain contenu (grammatical, lexico/sémantico-grammatical, stylistique) dans le texte original, mais aussi dans des textes qui ont pu servir d’ intermédiaires entre un texte-source et un texte-cible ; c’est une opération sine qua non, mise au service de l’identification de la position qu’un trait ou un autre occupe dans l’économie d’un texte-source.
III.1. Le pronom cel
Le pronom semi-indépendent cel « le » apparaît constamment, au moins dans certains textes religieux (voir, par exemple, les psaumes et les prières), à l’intérieur de la structure nominale ‘substantif – pronom – adjectif/structure adjectivale’, tout comme en vieux roumain (voir Iordan 1983 : 36) . Les ouvrages de spécialité (voir, par exemple, GA 2005 (I) : 246) admettent une valeur stylistique (à savoir emphatique) de ce pronom dans le roumain moderne ; à l’époque archaïque, l’apparition de cel dans un pareil contexte a, selon toute probabilité, une fonction strictement grammaticale (cf. ibid.).
Conformément à ces observations, il s’imposerait que les occurrences de ce pronom, dans le texte catéchétique actuel, de même que dans d’autres types de textes subordonnés au champ religieux (cf. „duhurile cele rele”, ÎCO 1992:159; „pâinea cea trupească”, ibid., 220; „turmei Sale celei cuvântătoare”, ibid., 230; „merindea vieţii celei veşnice”, ibid., 276 etc.) soient interprétées dans l’esprit de la continuité linguistique, donc comme des phénomènes dus à la fidélité envers le modèle grammatical vieux roumain, bien que nos études aient mis en évidence des aspects qui plaident, en quelque sorte, en faveur d’une valorisation de la structure en question y compris au niveau esthétique, dans la littérature religieuse moderne . Plus exactement, dans le Livre des Psaumes, les révisions successives « ont conservé » le pronom cel surtout dans des contextes où le référent est « le divin » : „Cu glasul meu către Domnul am strigat şi m-a auzit din muntele cel sfânt al Lui” (BIBL. 1988, PS. 3:4); „... şi vă ridicaţi porţile cele veşnice şi va intra împăratul slavei” (BIBL. 1988, PS. 23:7); „închinaţi-vă Domnului în curtea cea sfântă a Lui” (BIBL. 1988, PS. 28:2); „Apoi ei au dispreţuit pământul cel dorit şi n-au crezut în cuvântul Lui” (BIBL. 1988, Ps. 105:24), etc.
III.2. La périphrase
Dans les études de certains auteurs (voir, par exemple, Quintilian, apud Du Marsais 1981 : 134), la périphrase fait partie de la catégorie des tropes. C’est une affirmation qui n’est justifiée que par la fonction de substitution qu’a la périphrase, et non pas (toujours) par le mécanisme qui l’engendre. Par exemple, certaines périphrases sont métaphoriques (donc, elles équivalent à un trope), mais il y en a d’autres qui s’utilisent avec un sens propre, dénotatif. La dernière situation est aussi illustrée par le texte ecclésiastique (catéchétique) actuel, où nous en avons compté un nombre considérable, surtout de périphrases verbales : a-şi da la moarte, a face început, a face judecată, a da mărturie, a lua chip, a da năvală, a da glas, a lua temei ş.a. (apud Teleoacă 2008 : 39-42). Nous en avons aussi enregistré aussi dans d’autres textes religieux, par exemple dans certains livres de la Bible (les psaumes et les évangiles), où leur fréquence est plus élevée (voir Teleoacă, Aspecte lexicale conservatoare vs inovatoare în literatura veterotestamentară a Psalmilor; Id., 2011c).
Aux quatre arguments invoqués par Du Marsais afin d’expliquer le recours à la périphrase , nous pouvons en ajouter d’autres, qui nous ont été fournis par l’investigation du texte religieux (il s’agit, plus exactement, de la manière particulière de valoriser la périphrase dans la littérature ecclésiastique). Comme nous l’avons montré dans une étude antérieure (voir Teleoacă 2011c), l’option du texte religieux pour les locutions (verbales) peut être expliquée également dans une perspective typologique. Il y a des langues qui préfèrent la structuration nominale de la réalité, tandis que d’autres idiomes optent pour une organisation verbale du contenu. Comme l’ont souligné les spécialistes (voir, par exemple, Coşeriu 2004 : 100 ), le vieux roumain appartiendrait au premier type linguistique mentionné, dans sa qualité d’idiome néo-latin qui hérite la tendance latine populaire à valoriser la périphrase. La multitude des structures périphrastiques verbales (dans la structure desquelles peut entrer aussi un substantif) qui se trouvent dans la littérature religieuse (actuelle) constitue une preuve éloquente du conservatisme du texte religieux orthodoxe y compris au niveau phraséologique.
Mais il faut préciser que l’expression périphrastique n’est pas un trait spécifique uniquement au texte religieux, ayant été abondamment utilisée, au contraire, dans des écrits historiques vieux roumains (voir Cristinel Munteanu 2009 : 185). En outre, comme nous l’avons déjà remarqué, cette particularité est considérée par certains auteurs (voir Coşeriu 2004) comme un trait typologique qui individualise le roumain dans le contexte roman et dont l’origine remonte au latin populaire qui est à la base du roumain. Par conséquent, dans l’explication de l’option du vieux roumain pour la périphrase (une option « amenée » dans la contemporanéité grâce à la langue du texte religieux), on ne pourra ignorer les structures signifiantes et de signification (des constructions archaïques, fortement imprégnées du ‘populaire’) du soi-disant latin danubien rustique.
L’expressivité de cette préférence marquée pour les périphrases ou, en d’autres mots, la fonction stylistique (rhétorique) qu’a cette façon de construire les énoncés peut être vérifiée par un exercice de mettre en balance, d’une part, l’unité linguistique complexe et, d’autre part, le terme simple qui correspond sémantiquement à celle-ci (voir ci-dessus, a face început/a începe, a face judecată/a judeca, a da mărturie/a mărturisi, etc.). Dans le même ordre d’idées, il faut considérer significatif le fait que, dans toute une série de situations, le texte religieux ait préféré la structure périphrastique au mot simple, bien que les verbes préexistent aux formes nominales (pour plusieurs observations sur ce thème, voir Dimitrescu 1958 : 160). Dans notre opinion, ce sont des aspects qui prouvent en quelque sorte la possibilité que, dans la sélection de l’unité phrastique au détriment du terme simple, les valences stylistiques supérieures de la périphrase aient pesé plus que le conservatisme – ce qui suggère une prise de conscience (dans le processus de traduction/révision) des avantages stylistiques de la périphrase, qui, dans l’expression de Du Marsais 1981, est destinée à orner, mais, également, à clarifier mieux un certain contenu. Ce sont des objectifs parfaitement justifiés dans le cas d’un texte didactique, à savoir d’un manuel catéchétique de culte orthodoxe : par l’intermédiaire de l’elocutio on peut acceder à docere et persuadere.
IV. La construction à possessif doublement exprimé ou sur un aspect linguistique archaïque conforme au profile stylistique (rhétorique) du texte ecclésiastique
Il y a aussi des situations où ‘l’expressif’ doit, selon toute probabilité, être mis hors de question ; ce sont des cas où ‘le conservatisme’ et ‘le stylistique’ représentent seulement des solutions… alternatives, disjonctives, et non pas complémentaires, dans l’explication de certains aspects linguistiques. Nous avons choisi, parmi les faits linguistiques relevants sous cet aspect, le problème de la construction à possessif doublement exprimé.
Cette structure syntaxique superflue apparaît fréquemment en vieux roumain, époque à laquelle elle était utilisée exclusivement à valeur grammaticale (voir, par exemple, Dindelegan 2009 : 181). Mais il faut préciser que, dans la phase archaïque du développement du roumain, une pareille construction s’employait dans la littérature ecclésiastique aussi bien que dans d’autres types de textes (laïques), comme c’est le cas des chroniques ; il en résulte qu’il s’agit d’une particularité qui ne peut pas être définie comme étant propre (exclusivement) à l’écrit religieux.
En fait, les constructions à possessif doublement exprimé représentent une « réminiscence » de la construction ancienne, héritée du latin (et conservée dans la variante standard des autres langues romanes actuelles), qui a un adjectif possessif là où le roumain standard de nos jours fait appel à un datif possessif (voir, par exemple, des structures telles que : luminează mintea mea, să ridic capul meu etc.).
Les études d’histoire de la langue roumaine admettent, pour ce qui est du roumain archaïque, un processus d’atténuation de la fonction possessive de l’adjectif pronominal possessif (voir, par exemple, Şovar 2010 : 161-162). L’aspect mentionné aurait permis l’utilisation, dans les limites d’un même contexte, du datif possessif (clitique) et de l’adjectif possessif (comme dans les exemples luminează-mi mintea mea, să-mi ridic capul meu, etc.).
Dans les exemples que nous venons de citer, nous avons à faire à des constructions archaïques qui n’ont pas été empruntées à l’original (non-latin) qui avait servi à la traduction roumaine, mais qui se sont, très probablement, développées dans des conditions spécifiques, à une étape archaïque du roumain.
À première vue et en conformité avec toutes les remarques formulées ci-dessus, nous pourrions considérer qu’au niveau du texte ecclésiastique (particulièrement, le texte catéchétique actuel), les structures de ce genre reflètent, le plus probablement, un fait de continuité linguistique, les exemples suivants illustrant des traits grammaticaux archaïques (tout comme en vieux roumain) et non pas des particularités stylistiques : „… Fiul lui Dumnezeu […] S-a întrupat şi Şi-a dat sângele Său…” (ÎCO 1992:222); „Mântuitorul Şi-a legat toată viaţa Sa pământească de natură” (ibid., 287); „… datoria creştinului este să-şi câştige şi să-şi apere cinstea sa” (ibid., 383) etc.
Mais, tout comme dans le cas d’autres modèles syntaxiques archaïques pris en discussion dans cette étude (voir, plus exactement, les constructions tautologiques et les expressions périphrastiques) – des structures familières à l’époque archaïque du roumain –, il n’est pas exclu que la persistance de la structure à possessif doublement exprimé dans la langue du texte religieux (moderne) ait été possible également grâce à l’adéquation de cette structure au profile stylistique (fortement rhétorique) du texte religieux. Par conséquent, une particularité archaïque s’est avérée être en consonance avec un certain « esprit stylistique », aspect qui doit avoir encouragé sa perpétuation dans la littérature ecclésiastique.
V. Remarques finales
Le but de la section finale de notre étude est de formuler, à partir des aspects traités ci-dessus, quelques observations synthétiques concernant la spécificité stylistique du discours catéchétique, en tant que discours scientifique, délimité par opposition au même type de discours identifié dans la sphère laïque de la langue. Mais le « profile stylistique » du texte scientifique religieux reste à être approfondi dans des études à venir .
Une première tentative de présenter le style scientifique circonscrit à la variante religieuse du roumain littéraire, par rapport au style scientifique laïque, apparaît dans notre étude de 2008 (voir Teleoacă 2008 : 56), où, dans une perspective antithétique (‘religieux vs laïque’), nous remarquions tout d’abord l’extraordinaire permissivité du style religieux scientifique (à savoir didactique) à toute une série de faits de langue archaïques ou/et populaires/régionaux . Comme nous le remarquions à cette occasion, cette particularité constitue, d’une part, un argument en faveur de l’individualisation linguistique du texte religieux par rapport au texte scientifique laïque, mais, d’autre part, elle fournit les preuves de sa similitude avec le style de la littérature artistique laïque. Mais, observions-nous dans le même article, cette similitude est seulement de surface : à l’intention stylistique, réalisée dans le texte laïque (également) par la valorisation des termes/expressions appartenant au fond archaïque ou populaire de la langue, correspond dans le texte catéchétique une expressivité… involontaire, qui se constitue comme un témoignage du conservatisme linguistique religieux.
Les faits de langue traités dans la présente étude nous permettent de nuancer les conclusions que nous avions formulées dans notre travail de 2008, observation valable surtout pour ce qui est du rôle (exclusif) du conservatisme linguistique (et doctrinaire) dans l’explication de certains aspects archaïques de langue . Il faut souligner que nos remarques de 2008 visaient seulement le problème des archaïsmes lexicaux (et sémantiques), étant donc, pour la plupart, justifiées de ce point de vue. Mais le phénomène linguistique doit être analysé sous tous ses aspects, aussi bien lexicaux que morphologiques, syntaxiques, dans une étude tant qu’il soit possible systématique, réalisée en diachronie et qui ne puisse ignorer (ayant comme prémisse la qualité de littérature « de deuxième degré » que le texte religieux moderne détient) l’original d’un texte roumain ou d’un autre. À travers une telle démarche (que, pour des raisons objectives, nous n’y avons qu’esquissée), l’archaïque est susceptible de recevoir encore d’autres justifications (exception faite des théories qui ont constamment et presque exclusivement invoqué le facteur ‛conservatisme’/‛dogmatisme’). Cette assertion est d’autant plus valable que, dans l’ensemble de la riche littérature ecclésiastique, on peut distinguer aussi des textes qui portent l’empreinte de l’esthétique ; par conséquent, il s’agit de contextes littéraires où l’on ne pourra pas ignorer le facteur expressivité. Évidemment, il n’existe pas un schéma généralement valable : chaque phénomène doit être analysé séparément et en relation étroite avec sa propre « histoire » dans des versions roumaines distinctes (en diachronie), mais aussi en relation avec le texte original.
Défini comme un texte par excellence rhétorique, le catéchisme orthodoxe recourra, à travers sa démarche persuasive (docere et persuadere), à toute une série de figures sémantiques, mais il valorisera, dans le même but, certaines structures syntaxiques, à première vue de simples « reliques formelles » de quelques constructions archétypales (appartenant à un texte fondateur), mais en réalité des structures expressives reproduites et cultivées consciemment (au moins en partie et en vertu de leurs valences stylistiques/rhétoriques), dans le processus de récupération de la signification originaire, par l’acte de la traduction ou/et de la révision. Il s’ensuit que la fonction cognitive s’actualise dans le manuel de catéchèse chrétienne non seulement par l’appel aux raisonnements logiques et déductifs argumentés (comme c’est le cas du manuel didactique laïque, qui s’adresse au côté logique/rationnel de l’être humain), mais aussi, dans une mesure pas du tout négligeable, par le biais du ‛stylistique’, qu’il s’agisse soit d’un stylistique essentiellement rhétorique, soit d’un stylistique proprement dit poétique (affectif), dans les limites duquel la figure révélatrice est presque toujours présente.
La valorisation de deux types rhétoriques (d’une part, une rhétorique argumentative et logique/syllogistique, d’autre part, une rhétorique stylistique et affective), toutes les deux converties en instruments fondamentaux d’approche conceptuelle, constitue, en fait, l’une des marques particulières du texte didactique religieux, par rapport au manuel didactique laïque. L’opération de sélection, mise au service de l’adéquation, intervient dans le processus de l’émission et de la réception aussi bien dans le contexte laïque que dans le contexte religieux. Mais si l’horizon culturel du lecteur et sa capacité mentale représentent des éléments fondamentaux impliqués dans l’acte de réception d’un message/contenu scientifique laïque, la compréhension d’un texte (didactique) à contenu religieux exige également l’actualisation du côté affectif (-éthique) du récepteur. Il en résulte que pour ce qui est du texte ecclésiastique, nous pouvons parler d’un dialogue plus intime avec le lecteur, en tout cas, un dialogue moins impersonnel que celui du texte laïque. Nous pouvons énumérer à ce propos, – outre les structures syntaxiques présentées dans notre étude – toute une série de marques linguistiques (grammaticales en premier lieu) utilisées dans le catéchisme orthodoxe. L’idée d’un « appareil technique » spécifique à l’enseignement du savoir chrétien est confirmée par des aspects tels que : a. l’utilisation du pluriel inclusif, préféré au détriment d’une expression impersonnelle (voir les contextes suivants : „Să vedem ce înseamnă ‘credinţă’?”, ÎCO 1992:47; „În Sfânta Scriptură găsim cuvântul dreptate în înţelesul de ‘sfinţenie’…”, ibid., 348); b. la manière d’insérer les références dans le texte (on évite systématiquement les formulations impersonnelles spécifiques aux textes scientifiques laïques : a se vedea, cf. etc. ; il en résulte une relation plus familière, plus directe et, en dernière instance, plus prégnante avec le lecteur) : „... pe care uneori le citeşte preotul în numele credincioşilor în biserică înainte de împărtăşire (vezi-le în Ceaslov sau în Cartea de Rugăciune)” (ÎCO 1992:277). La mise en relation des contextes se réalise le plus souvent par les connecteurs precum s-a spus ou după cum s-a spus (utilisés à la place de la formule cf./voir supra): „Universală [il s’agit d’un attribut fondamental de l’amour, n.n.], adică să cuprindă pe toţi oamenii, fiindcă, precum s-a spus, toţi sunt fiii lui Dumnezeu…” (ÎCO 1992:395). Pour cf. infra le texte catéchétique recourt constamment à la périphrase despre care vom vorbi: „… prin faptele milosteniei trupeşti, despre care vom vorbi în legătură cu ‘Fericirile’…” (ÎCO 1992:399) ş.a.
À la lumière de ces remarques, nous considérons qu’un trait admis dans les études de spécialité comme caractéristique pour le style scientifique, à savoir la concentration maximale du vocabulaire, ne se vérifie pas pour le texte scientifique didactique en général (par définition, un style rédondant, des reformulations, des additions, des retours), ni pour celui du catéchisme en particulier. Pour ce qui est du discours religieux pédagogique, la rédondance (vs la concision) est encore plus marquée si l’on considère, à côté des faits que nous avons traités dans l’étude présente , beaucoup d’autres aspects. L’enseignement chrétien compris dans le texte catéchétique répond au principe de l’intertextualité, mais ce principe constitue lui-même la source d’une rédondance livresque (les voix autorisées, toujours présentes dans le texte catéchétique, appartiennent essentiellement à la Bible, sinon à la tradition patristique).
Pour conclure, nous dirions que la spécificité de la démarche didactique religieuse vient de la nature particulière de la substance qui fait l’objet de connaissance ; plus exactement, l’inaccessibilité du transcendent, les limites des mortels vis-à-vis de la signification des réalités sacrées, etc., toutes celles-ci imposent une modalité gnoséologique à part, elles proclament des stratégies et des lois propres, elles définissent, en dernière instance, un univers sémiotique et un style particuliers.


SIGLES ET BIBLIOGRAPHIE

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