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Paroles de clown triste
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par [Reumond ]

2020-04-09  |     | 





















En toute vérité je vous l’assure, cet article élidé par votre lecture et contracté par le climat social, n'a rien à voir, absolument rien avec les symptômes du Covid-19 !

Si mes mains sont rouge sang, c’est seulement d’avoir trop supplié le ciel, les mains jointes comme un enfant de chœur au cœur blessé, et bien sûr pour avoir applaudi avec toute l’énergie de la reconnaissance, nos soignants et toutes ces personnes dévouées au bien-être de tous.

Si mes yeux sont gonflés comme vessie trop pleine, c’est d’avoir trop pleuré ces sœurs et frères malades et toutes ces personnes mortes dans la solitude de mouroir, abandonnées comme des pestiférés.

J’ai mal partout, et mes maux de gorge ne sont que les conséquences de mes cris solidaires ; et si je frissonne, c’est tout simplement par esprit de fraternité. Si je vomis comme un nauséeux, c’est au regard de ceux qui d’une manière abjecte profitent de la crise ou l’instrumentent, se faisant de l’argent sur le dos des autres en orchestrant le virus comme vî rûsse (wallon) pervers.

Si au fil des années, les spécialistes patentés et les politiques assermentés m’essoufflent, suis-je pour cela en difficulté respiratoire ? Au bord des soins palliatifs ? Non ! Il me faut résister, il nous faut patienter aussi et pardonner encore ; après 74 ans de fatigue sociale et culturelle, on s’habitue à tout ; et si je souffre d’effets secondaires, c’est plutôt en raison de la bêtise homo sapienne, car même après tant d’années on ne peut s’y faire !

Sinon, tout va bien « Madame la Marquise » ! Bien au contraire, le confinement me donne bonne mine, je suis pour cela atypique, probablement, quand on est, comme je le suis par nature, un être confiné, et plus exactement intériorisé ou plus sûrement infecté d’intériorité, pas besoin de vaccination et de déclaration de déplacement obligatoire pour descendre dans les tréfonds des cœurs, visiter les profondeurs de l’âme, à l’acmé des abîmes de l’être, là où comme un clown funambule, on cherche l’équilibre entre le vide quantique et les trop-pleins du monde.

Alors, entre quelques courses rapides, un peu de yoga au matin, quelques travaux ménagers, du jardinage et de la cuisine, car il faut bien bouger et se sustenter, comme toujours j’écris, c’est une manie ! Et comme d’habitude, j’incube les mots en d’épuisantes logorrhées prosaïques, et je succube et je succombe sous le poids des maux du monde, entre brouillon de culture et bouillon de nature, oui « comme toujours ! », comme le chantait le grand Brel.

Question hygiène, entre deux textes ou deux photos, je me mouche correctement avec mes brouillons de poème, et compulsivement, je prends soin de les jeter dans la corbeille de mon PC, n’ayant pas de poubelles fermées au vent de l’inspiration.

Bien sûr, je veille et je me surveille, matin et soir sur le web je prends des nouvelles de ma petite famille, et la température du monde sur mes écrans trop plats pour être honnêtes, j’ausculte ma mappemonde de plastique, et comme la plupart d’entre nous, je me lave les mains à l’eau bénite, mais aussi au maitrank ou au calva pour ne pas oublier mes origines multiples de migrant.

Et du matin au soir, en attendant entre autres, l’Homme grand H, la 5G et un sérum miracle, je porte haut et fort un masque de carnaval ou parfois un grimage ridicule pour faire plus clown ou plus clone, selon, faute de gel désinfectant, de masque FFP2 et d’un véritable vaccin de vérité. Car n’en déplaise aux ministres de la Santé, perdre le goût des aliments n’est rien face à la perte du goût de vivre.

Les symptômes du corona sont bien bénins face à l’accélération exponentielle de toutes les fièvres mortifères du monde. Et même si les bruits de guerres et les cris des innocents y couvrent le son des toux sèches et que l’urticaire de la Terre me gratte jusqu’aux fins fonds de l’âme, je tente de garder malgré tout confiance, comme on couve l’amour sous les ailes de l’espoir.

Sur ce, je vous souhaite à tous de bonne fête de Pâques, courage, un prompt rétablissement pour les uns, et une bonne convalescence aux autres et qu’en cette période de renouveau, mes meilleurs vœux vous accompagnent bien au-delà de tous nos confinements.

Parole de Clown triste

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