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Olga Al. Diaconu - Vol d'amour tardif - chronique
article [ Presse ]

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par [olga_alexandra ]

2014-04-02  |     | 



VOL D’AMOUR TARDIF - chronique



On parle beaucoup de la littérature féminine, mais je ne suis pas d’accord avec cette séparation selon les sexes. Mais je constate, pourtant, une émancipation spirituelle, une nostalgie discrète des poétesses qu’on découvre aussi dans le volume "Vol d’amour tardif – Zbor de dragoste târzie", publié à l’éditure "Édilivre", Saint-Denis, France, 2014, écrit par Olga Alexandra Diaconu.
La confession lyrique est directe, sincère. La poétesse assume le péché primordial et son âme cherche l’expansion dans son discours poétique, transparent et limpide. L’amour est un flambeau qui tient le poème vif, les antennes en alerte, pour que le lecteur découvre la crise intérieure, provoquée par le souvenir de l’innocence originaire : Mon âme transparaît/ d’amour/ et les oiseaux décrivent/ des cercles dans l’air/ comme s'ils écrivaient de leurs ailes /les pensées fleuries que je t'envoie ( "Aujourd’hui, un cris inaudible").La moitié mythologique des femmes, les hommes, sont considérés un mal nécessaire ou comme des dieux qui tiennent le ciel sur leurs épaules: Les hommes sont/ tout ce qui est mieux ou pire/ sur la Terre – / ils sont l’air ; Les hommes sont/ des chevaliers de l'histoire, / en portant le ciel sur leurs épaules ou : Les hommes sont un éclair du ciel/ quand le corps est trop serré/ et le coeur est trop grand ("Les hommes"). Ils sont l’emblème de l’amour, les anonymes de la moelle du mot "amour" : Je ne prononce pas ton nom, / je t’appelle amour/ et je sens comme je me perds doucement/ dans l’écume de la mer/ qui glisse sur mon corps dévasté/ par les profonds méandres de l’inquiétude ou : Je ne prononce pas ton nom, je t’appelle amour/ et je sens une vague m’envelopper/ comme si nous devenions tous les deux, nature – / deux solitudes perdues dans l'astral ("Si tu es mon amour"...).
On trouve dans ses poèmes une âme mélancolique, pensif et les vers sont des gestes prémonitoires comme dans ce ménuet lyrique: Mes joues sont fleuries/ d’amour, / ma pensée envers toi / est fleurie aussi/ et je crois / qu’il serait mieux/ de te l’envoyer/ dans un bec de pigeon ( "Mes joues sont fleuris" ). D’ailleurs, le volume entier est percé d’une jubilation candide, mais aussi d’une ardeur ludique. Le paroxysme de la crise arrive à une tension chargée d’images viscérales pour exprimer avec sincérité le vol de l’amour tardif. Il existe une tension entre esprit et le corps. Le viscéral chasse la cérébralité comme pression intérieure, pour éviter la conventionalité, pour n’obnubiler pas la vivacité. Donc, les sèves de l’amour sont cherchées dans le plasma de l’organique pur, inaltérées par les canons de l’existence. La poétesse supprime les orgueils de l’intellectualité, elle cherche le fond par la dénudation successive du phénomène : Peut-être un soir/ quand un violon/ me recevra/ dans son corps/ serai-je l’archet/ qui chantera pour toi/ tout comme pour Dieu.("Je ne crois pas que la terre me suffise"). L’imagination de la poétesse se dévoile volubilement en métaphores pour qu’elle se libère de l’obsession de la matérialité turbillonante.
Le livre représente une forme eufémique de la crise, avec visions délicates et effusions intérieures, parfois métaphysiques, avec des projections amples où le désir glisse vers l‘espérance. L’esprit et la matière agonisent en attendant l’entrée en été quand le corps brûle de désir : J’ai commencé à entrer en été/ depuis que je sens ton coeur palpiter dans le mien ou : Nous nous sommes perdus dans un éclat solaire/ et nous avons oublié la Terre. ("J’ai commencé à entrer en été"). L’extase, l’illumination, la transfiguration, ce sont des formes de l’exorcisme de la rédemption de l’être par amour, par une sorte de déréglement rimbaldien des sens qui sentent le désir avec la phisionomie tentaculaire des hommes.
Les poèmes sont construits polyphoniquement et leur mélodicité intérieure consume les rythmes de la vie d’une femme éprise, en suggérant une renaissance de l’esprit en visions zodiacales : Je t’ai senti de nouveau/ en dénaturant/ mes signes zodiacaux assoupis/ C’est la même roue de l’amour, / mais je me sens rejetée/ du plus haut du ciel/ et enfermée dans une muraille ("Dénaturant mes signes zodiacaux assoupis"). Il paraît que les vers sont percés d’un désir ambiguu qui signe la recherche de l’identité perdue dans l’espace fabuleux de l’amour aussi bien que l’invocation de l’être complémentaire, de la moitié mythologique. Le discours lyrique a du dramatisme et une sorte de tension paroxystique.
Olga Alexandra Diaconu est une poétesse authentique, d’une sensibilité maladive et qui se confesse sur le bord de l’eau, son visage reflété dans le miroir du lac.

Alexandru Florin Țene, écrivain roumain

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