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La France romane au temps des premiers Capétiens (987-1152)
article [ Arts ]
10 mars - 6 juin 2005 Musée du Louvre

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par [NMP ]

2005-03-11  |     | 



Saint Michel terrassant le dragon.
Bourgogne, second quart du XIIe siècle
Pierre calcaire, traces de polychromie
Paris, musée du Louvre
© RMN/ C. Jean

Communiqué de presse:

L’art roman est connu et apprécié par un large public : les monuments romans ont laissé leur empreinte dans le paysage français et jalonnent de nombreux itinéraires. Mais c’est aussi durant cette période que s’esquissent les contours de la France actuelle et que naissent les langues modernes.
Aucune exposition d’ensemble n’avait cependant été consacrée à la France romane. Le musée du Louvre a donc
voulu présenter 300 œuvres (sculptures, objets quotidiens et précieux, manuscrits) représentatifs à la fois des divers modes d’expression artistique et de la variété des régions françaises.

Commissaire :
Danielle Gaborit - Chopin, conservateur général au département des Objets d’art du musée du Louvre

987-1152. Pourquoi enfermer cette évocation d’un moment
important de la civilisation française dans des dates précises ? La première est une évidence : en 987, l’accession au trône d’Hugues Capet correspond non seulement à un changement dynastique mais aussi à la fin du rêve impérial carolingien : un pouvoir monarchique unificateur va très lentement se mettre en place, pour huit siècles.
La seconde date, 1152, est, un an après la mort de Suger, abbé de Saint-Denis, conseiller des rois Louis VI et Louis VII, celle du divorce entre Louis VII et Aliénor, duchesse d’Aquitaine, qui se remarie aussitôt avec Henri Plantagenêt, futur roi d’Angleterre. Elle marque donc le début de la rivalité entre les Capétiens et les Plantagenêts qui contrôlent la moitié du territoire français, mais aussi la naissance et l’épanouissement de l’art gothique.

Cette manifestation réunit nombre de chefs-d’œuvre mondialement connus, dont certains n’ont pas été montrés au public depuis un demi-siècle. Ces oeuvres majeures mettent en lumière des regroupements artistiques essentiels selon les régions françaises. Elle s’impose donc comme une manifestation à caractère national.

Exposition organisée par le musée du Louvre et la Réunion des musées nationaux, avec le concours exceptionnel de la Bibliothèque nationale de France.
Réalisée grâce au mécénat exclusif du Crédit Agricole.



L’exposition se présente en deux grandes parties. La première partie fait le point sur la civilisation romane en France, la seconde met en valeur l’originalité de chaque province de France et de leurs grands centres artistiques.

Des oeuvres replacées dans leur contexte

Le développement de l’art roman coïncide avec une série de mutations politiques, sociales économiques et religieuses, importantes en fonction des résultats de recherches archéologiques récentes: la mise en parallèle d’objets trouvés en fouille et de témoignages figurés permet de mieux comprendre l’importance des châteaux,liés à l’affermissement de la société féodale, l’organisation des villages, les progrès de l’économie agricole.
Mais le début du XIe siècle est aussi l’époque où, selon l’expression du chroniqueur Raoul Glaber, la France se couvrit « d’un blanc manteau d’églises », chaque village devenant une paroisse. Les fondations des ordres de Cluny puis de Cîteaux suscitèrent l’expansion des grands monastères dont beaucoup devinrent d’actifs centres de création : décor peint et sculpté des églises, objets liturgiques précieux, manuscrits sacrés et profanes. L’Eglise développa le culte des saints. Des recueils enluminés racontèrent leur vie et leurs miracles, tandis que leurs reliques, placées dans des châsses, devinrent l’objet de pèlerinages. Ceuxci encouragèrent la circulation des hommes, des idées, des œuvres sur les routes menant vers Rome, Saint-Jacques de Compostelle, Jérusalem. Les premières croisades, avec la reconquête de l’Espagne et les premières expéditions en Terre-Sainte, en furent la conséquence indirecte.

Les contacts avec le monde byzantin et musulman favorisèrent le renouveau intellectuel qui, dès le XIe siècle, fournit aux artistes romans de nouvelles sources d’inspiration : des œuvres byzantines et islamiques, importées en France avant le XIIIe siècle (ivoires, tissus) sont présentés près d’œuvres romanes qui en dérivent. Un savoureux bestiaire se constitue alors, qui peuple d’animaux monstrueux et fantastiques aussi bien les sculptures que les pions de trictrac. La musique joue un rôle nouveau, dont l’importance transparaît dans les représentations peintes et sculptées.

Les grands centres artistiques
Chaque région est marquée par l’influence des pays limitrophes, l’activité de ses grands monastères et la réalisation de cathédrales. Bien que l’on ne puisse pas parler d’écoles régionales, l’exposition est l’occasion de réunir les plus belles œuvres romanes subsistant.
Ainsi, pour la Bourgogne, des reliefs de la cathédrale Saint-Lazare d’Autun, le Saint Michel provenant du tympan de la cathédrale de Nevers et les célèbres manuscrits aux enluminures pleines d’humour de l’abbaye de Cîteaux. Les villes et monastères bordant la Loire sont représentés par des chapiteaux et des manuscrits de l’abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, des manuscrits provenant d’Angers, et les vitraux de l’abbaye de la Trinité de Vendôme et de la cathédrale du Mans, très rares exemples de vitrerie romane. Pour le Sud et le Sud-Est, il faut s’arrêter devant l’impressionnante dalle funéraire de l’abbé Isarn, enseveli à Saint-Victor de Marseille. Les chapiteaux de Saint-Michel de Cuxa illustrent quant à eux l’influence catalane. Les régions du Sud-Ouest accueillent plusieurs foyers de création, dont témoignent des chapiteaux de Saint-Etienne de Toulouse, des objets des trésors de Conques et Charroux, les surprenantes bibles limousines et les manuscrits aquitains aux couleurs chaleureuses, que domine l’Apocalypse de Saint-Sever.
Des objets précieux d’ivoire et d’orfèvrerie et des manuscrits évoquent le Nord et la Normandie, en rapport étroit avec l’Angleterre bien avant que Guillaume le Conquérant, duc de Normandie, ne s’empare du pouvoir en Angleterre en 1066. L’Ile-de- France est évoquée notamment par le célèbre vase en porphyre et argent doré appelé « aigle » de Suger, qui illustre le rôle de ce puissant abbé de Saint-Denis, conseiller des rois Louis VI et Louis VII, et artisan de la reconquête du pouvoir par les rois de France à partir du domaine royal.

Trois thèmes majeurs illustrent l’extraordinaire floraison du XIIème siècle :

Les chapiteaux historiés
, rassemblés dans la rotonde à l’entrée de l’exposition, montrent un développement d’une étonnante variété, avec, entre autres, le savoureux thème de « la dispute » de Poitiers, le méditatif « Daniel entre les lions » de Sainte- Geneviève de Paris, la suggestive « danse de Salomé » de Toulouse et le magnifique « quatre tons du plain chant » de l’abbaye de Cluny.

Les deux autres thèmes sont présentés à la fin de l’exposition. La naissance de l’émaillerie champlevée qui s’épanouira dans l’« Œuvre de Limoges » est illustrée par les rarissimes médaillons découverts en fouille et les premières réalisations aux couleurs chatoyantes (symboles des évangéliste de New York, médaillons de Conques), que domine la statuette d’ange de Saint-Sulpice-Les-Feuilles.

Le rassemblement exceptionnel de statues reliquaires d’orfèvrerie du centre de la France conclut cette manifestation. Ces figures en bois comprenaient une cavité destinée à abriter des reliques, et sont revêtus de plaques de métaux précieux et de pierres. Le Saint Baudime de Saint-Nectaire, le Saint Césaire de Maurs, le Saint Chaffre du Monastier et la Vierge trônant du Louvre, permettent de mesurer le rôle décisif de ces reliquaires anthropomorphes dans l’apparition de formes nouvelles.

L’exposition est l’occasion de rassembler certaines œuvres dispersées en Europe et aux Etats-Unis, telles quatre plaques en ivoire représentant des vieillards de l’Apocalypse, réalisées à Saint-Omer à la fin du XIe siècle et maintenant séparées, ou deux fragments d’une statue en bois du Christ, réalisée dans le centre de la France au milieu du XIIe siècle, conservés, l’un au musée du Louvre, l’autre, dans les collections du Cloisters à New-York.

Informations pratiques :
Horaires :
Exposition ouverte tous les jours, sauf le mardi, de 9h à 17h30, jusqu’à 21h30 les mercredi et
vendredi
Tarifs : Billet spécifique pour l’exposition La France romane : 8,50 euros. Billet jumelé (collections permanentes + exposition La France romane) : 13 euros avant 18 h, 11 euros après 18 h. Accès libre pour les moins de 18 ans, les chômeurs, les adhérents des cartes Louvre jeunes, Louvre professionnels, Louvre enseignants, Louvre étudiants partenaires et Amis du Louvre.
Renseignements : T : 01 40 20 53 17 - www.louvre.fr où se trouve le mini-site de l’exposition.

Source Internet :
www.louvre.fr

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