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- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - 2011-06-02 | |
Dans ce pays aux trois bouches
quelqu'un mord en moi sans en être rassasié, quelqu'un me cache à travers les rangées la bribe de la joie, il retourne la lumière comme une chaussette... A l'aube, le ciel tâte le soir... Quelqu'un voudrait que nous soyons dans son oeil comme dans un enclôs, bêtes à reproduction, anonymes, blotties peau collée à une autre peau, troupeau de poussière fumant sous le froid quelqu'un nous ouvre largement les portes de la mort mais la poésie ne doit pas mourir! Le sang coulant sur le front la poésie se refugie dans le Livre des Psaumes, au-dessous plane l'albatros metamorphosé en cloche, à travers la brume, il siffle des ordonnances, il siffle... *** J'écris ce poème comme si je peignais désabusé l'heure tardive en préparant votre mur; voilà le temps des Grands Nains, voilà vos noces moulins à vent du Rien brassant sans raison l'air moisi d'un jour à l'autre; il serait bien naturel que vous paviez ma rue avec vos ombres menues comme les écailles des petits poissons, il serait bien juste que vous enfermiez dans des amphores l'air expriré par le poète en témoignage de la bénédiction d'avoir vécu près de lui, il serait bien naturel de vous agglomérer sur un billet de banque comme dans un temple, papier que je promène au-dessus de la braise pour allumer ma cigarette... *** L'enfance-bateaux aux anges mais entre l'utérus et le cimitière toi seulement, Amour, es le seul événement comme une fenêtre trouée dans une étoile; pour le reste que des panses alignées montrant leurs crocs, les bambines retroussées, ventres aux aguets se happant avec désespoir, ventres arrogants vous menant en laisse à travers les salons de luxe de la confusion panses impitoyables qui vous abandonnent aux feux réglant le trafic entre deux Sibéries... Prisonnier dedans son ventre personnel Comme dans une limousine, le Grand Nain nous roule dérisoirement comme s'il s'en prenait aux mots crochus *** Je meurs comme si je quémendais un flocon de lumière à un Dieu désabusé qui en a jusqu'au cou de mon regard coupant, je meurs en émmitouflant paternellement vos âmes vides. Hiver, je meurs embroyé dans moi-même comme dans un filet, mais la poésie s'en fout pas mal de la mort!
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