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Nicolae Grigorescu : L\'itinéraire d\'un peintre roumain de Barbizon à l\'Impressionisme
article [ Arts ]
Agen, 22 avril - 14 août 2006

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par [NMP ]

2006-05-02  |     | 





Andreescu à Barbizon, v. 1880
Huile sur toile - 0,615 x 0,460m
Muzeul national de Artâ al României, Bucarest.
Copyright : MNAR, Bucarest



Dossier de Presse:


INTRODUCTION

Par Roxana THEODORESCU,

Directeur du Musée National d’Art de Roumanie, Bucarest

L’exposition qui aura lieu au printemps au musée des Beaux-Arts d’Agen et cet automne au musée de l’Ecole de
Barbizon offrira au public français l’occasion de rencontrer pour la première fois une série d’œuvres étonnantes qui réunissent, sous le signe d’une même sensibilité, des thèmes roumains et des sujets inspirés par le paysage français.

Leur auteur, Nicolae Grigorescu, est considéré dans son pays non seulement comme le plus important peintre mais aussi le chef de file de l’art moderne de la Roumanie.

Après avoir fait son apprentissage comme peintre d’icônes et de fresques, en y mêlant la tradition byzantine à la vision néo-classique, il est envoyé en 1861 à Paris, en tant que boursier de l’Etat roumain. Il va bientôt quitter la « ville lumière », à laquelle songeaient tant de ses compatriotes depuis le début du XIXe siècle, pour rejoindre la colonie artistique de Barbizon où son penchant pour la nature l’amena en 1862.
Il allait y rester jusqu’en 1868 sous l’effet d’un coup de foudre pour cette « nouvelle vague » dont il se sentait si proche. Belle occasion, dont il saura profiter, d’exercer en plein air son talent et d’enrichir ses connaissances parmi les artistes (surtout Millet, Daubigny et Corot) et les villageois dont il fait souvent le portrait.

Son esprit s’épanouit surtout grâce aux encouragements généreux de Millet qui apprécie les dons et la détermination du jeune Roumain, qui faillit même devenir son gendre. L’art de Grigorescu sera d’ailleurs longtemps redevable aux conseils du maître.
C’est aussi grâce à tous ces novateurs, tant blâmés à l’époque, qui répondaient si bien à son tempérament, qu’il trouvera son style et son vocabulaire. Dépourvue de l’empreinte académique, sa technique devient plus souple et la touche plus ferme. Plus tard, les voyages en Bretagne et en Normandie, à la suite des impressionnistes, lui donnent l’opportunité d’approfondir les leçons reçues à Barbizon.

Il rentrera en Roumanie pour s’établir sur les hauteurs de Câmpina, petite ville dans les collines située à 90 kilomètres de Bucarest, et aux environs de laquelle la nature et les gens lui serviront tout autant de motifs d’inspiration.

Son art, forgé petit à petit, suivra presque le même trajet public que celui des pionniers de la peinture moderne française : incompris, méprisé au début, il connaîtra, non sans heurts, la gloire de son vivant. Avec Grigorescu la peinture roumaine brûle les étapes pour attraper le souffle frais de l’art européen.

L’historien d’art Henri Focillon écrivait dans son œuvre « La peinture au XIXe et XXe siècles - Du Réalisme à nos jours » (1928) : « Le maître, celui qui a donné le ton à la dernière génération, Nicolae Grigorescu (1838-1907), est roumain de toute son âme et dans tous les aspects de son œuvre... Roumain, par la tendresse, par le fin lyrisme, par la qualité de sympathie qu’il met dans le choix de ses motifs [...] d’une intimité rêveuse, par ce qu’il y a de caressant et de spirituel dans sa manière [...] Dans l’histoire de la peinture roumaine, Grigorescu n’est pas un génial isolé, une flamme brillante sur un paysage désert. Il eut des émules et des continuateurs. Il suscite une école, non pas de purs disciples, mais faite surtout d’affinités ».



Paysanne de Muscel 1874-1875
Huile sur toile - 0,270 x 0,217m
Muzeul national de Artâ al României, Bucarest
Copyright : MNAR, Bucarest


*

DES PEINTURES DE GRIGORESCU AU MUSEE D’AGEN : LA DONATION BROCQ

par Marie-Dominique NIVIERE,

conservateur du musée des Beaux-Arts d’Agen

La donation

«Notre compatriote, M. le Docteur Louis Brocq, vient de faire, en son nom et aussi au nom de Madame Louis Brocq, un don vraiment princier au Musée d’Agen. On y trouvera des noms appréciés des milieux artistiques, les Boudin, Daubigny, Isabey, Fromentin, Lebasque, Lebourg, sans parler du peintre roumain Grigoresco » lit-on en 1928 dans la « Revue de l’Agenais ».

En septembre 1928, quelques mois avant sa mort, le docteur Brocq qui demeure à Paris, contacte le conservateur du Musée d’Agen : son projet est arrêté. Sans descendance directe, Louis Brocq et sa femme, née Marguerite Marie Connord, ont pris la décision d’offrir au Musée d’Agen l’ensemble de leur collection. Dans un premier temps, quelques 88 peintures et dessins d’artistes pour la plupart contemporains du donateur, dont 5 Grigorescu, 56 céramiques d’André Metthey (1871- 1920), 5 sculptures de Gustave Pimienta (1888-1982), 62 ivoires japonais et une quinzaine d’objets d’art décoratifs, vont être acheminés à Agen dans un musée qui vient de fêter ses 50 ans d’existence.

En mai 1934, Madame Brocq fait une deuxième donation de 38 peintures et dessins, dont une toile impressionniste de Picabia (1905) et de 6 objets d’arts et céramiques. En juillet 1941, la veuve de Louis Brocq s’éteint et lègue par testament au Musée d’Agen 42 tableaux et dessins, 20 pièces de Metthey et 26 objets d’Extrême-Orient. Parmi ces œuvres que la donatrice avait voulu garder près d’elle jusqu’à sa mort,figurent 7 des 12 Grigorescu de la collection Brocq, les 5 autres ayant été donnés dès 1928.

Le docteur Louis Brocq
Né en 1856 à Laroque-Timbaut, petit village situé à une vingtaine de kilomètres d’Agen, Louis-Anne Brocq est issu d’une famille de la bourgeoisie de « robe ». Il s’inscrit à Paris à la faculté de médecine ; reçu premier au concours d’internat des hôpitaux de Paris en 1878, il se spécialise en dermatologie et devient chef de service à l’hôpital Broca, puis à l’hôpital Saint-Louis (1905-1922). Brocq fut l’un des plus grands dermatologues de l’école française, (« Les plus grands personnages, des rois même, eurent recours à lui »), et l’un des fondateurs de la Société française de dermatologie et de syphiligraphie. Très compétent, excellent pédagogue, il a formé de très nombreux élèves.
Louis Brocq avait eu dès son adolescence le goût de la peinture : quelques toiles et dessins de sa main, datés des années 1872-1874, ont été légués par sa veuve.

La collection
La collection des époux Brocq donnée au Musée d’Agen est orientée vers la peinture moderne : ils achetaient les œuvres de leurs contemporains. Ainsi, plusieurs ensembles importants et cohérents se dégagent :
33 œuvres de Lebasque, 10 de Lebourg, 12 de Grigorescu, 10 peintures orientalistes (Fromentin, Bompard, Dinet, d’Erlanger) et près de 80 grès et terres vernissées d’André Metthey, artiste qui a participé au renouveau de la céramique au début du XXe siècle. Les peintures et dessins sont en grande majorité soit des paysages d’artistes pré et post-impressionnistes (Boudin, Dupré, Isabey, Harpignies, Lépine, Jacques, Daubigny fils, Jongkind, Guillaumin, Signac, Raffaelli, Picabia), soit des natures mortes de fleurs ; parmi celles-ci, de Grigorescu, un grand bouquet de marguerites, allusion au prénom de Madame Brocq. Enfin, on relèvera 26 portraits, 5 représentant le dermatologue et 11 son épouse.

La formation de la collection et sa destination future
Comment les Brocq avaient-ils formé leur collection ? Pour une partie, le docteur Brocq a certainement rencontré des artistes dans le cadre de ses activités professionnelles. C’est le cas pour Grigorescu que le dermatologue soigna. Mais peut-être les deux hommes qui allaient devenir de grands amis s’étaient-ils déjà rencontrés autour des tables de la célèbre pension Laveur, où se retrouvaient des artistes, pension à quelques pas de l’Ecole de Médecine où Brocq était encore étudiant ?

Comme tout amateur et collectionneur, les Brocq, qui habitaient Paris, devaient fréquenter assidûment les Salons annuels, sans doute acheter des œuvres et rencontrer les artistes. Sans enfants, attachés à leur région, ayant gardé de solides amitiés à Agen où ils revenaient régulièrement et soucieux de ne pas disperser une collection patiemment rassemblée et tant aimée, les Brocq en offrant à la Ville plus de 300 œuvres, parmi lesquelles de nombreux chefs-d’œuvre, ont permis de créer une véritable section de peinture moderne. L’art moderne et contemporain n’étaient pas représentés au Musée d’Agen en cette première moitié du XXe siècle, si l’on excepte l’envoi par l’Etat du très beau Sisley (« Matinée de septembre ») en 1888 et des œuvres d’artistes régionaux. Cette orientation de la collection autour de la thématique du paysage pré et post-impressionniste a, de plus, permis l’entrée par dépôt des musées du Louvre et d’Orsay, d’œuvres majeures comme « L’Etang de Ville d’Avray » de Corot, «Les Baigneurs» de Caillebotte ou encore «Corvette russe dans le port du Havre» de Boudin.

Grâce à ces généreux donateurs, le Musée d’Agen peut s’enorgueillir aujourd’hui d’être la seule collection publique française possédant autant d’œuvres de Nicolae Grigorescu, que l’on trouvera pour la première fois réunies et mises en perspective avec les œuvres provenant de Bucarest, de Lille et de Paris et étudiées dans le catalogue de l’exposition.




A la lisière du bois vers 1883 - 1890
Huile sur toile 0,665 x 0,475 m
Muzeul National de Artâ al României, Bucarest
Copyright : MNAR, Bucarest


*

BARBIZON AU TEMPS DE NICOLAE GRIGORESCU

Par Marie-Thérèse CAILLE,

conservateur du musée départemental de l’Ecole de Barbizon

Un village en forêt de Fontainebleau
«Viens avec moi à Barbizon. Enfin, où est-ce, ce Barbizon ? - C’est dans la forêt de Fontainebleau à l’endroit le plus admirable, il y a une auberge point banale, une auberge de peintres, l’auberge du père Ganne.» Cette conversation échangée en 1851 par deux élèves de l’atelier de Michel-Martin Drolling (1786-1851), explique ce qui valut un immense succès auprès des jeunes artistes du modeste hameau appelé Barbizon : une situation particulièrement privilégiée en lisière de forêt de Fontainebleau et l’ouverture, vers 1834, d’une auberge-épicerie offrant une pension complète à bon marché. A la suite de la création en 1817 du prix de Rome de paysage historique, on assiste chez les élèves de l’Ecole des Beaux-Arts à une frénésie d’observation de la nature en plein air, dite sur le motif, qui les attire dans toutes les forêts autour de Paris.

L’auberge Ganne, les hôteliers
Un couple de Barbizon, François Ganne (1797-1861), tailleur de vêtements et son épouse Edmée (1802-1879), a l’opportunité vers 1834 d’acheter une vaste maison de la Grande rue - devenue depuis 1995, le musée de l’Ecole de Barbizon- qui va leur permettre de proposer un gîte complet à de plus nombreux clients pour une somme modique. Cette auberge rustique convient tout à fait à ces rapins sans le sou, qui y trouvent le couvert et les denrées de première nécessité dans l’épicerie. Les registres de police de l’auberge Ganne portent témoignage dès 1848, du passage de ces jeunes artistes venant de l’Europe entière, de la Russie ainsi que des Etats-Unis. Leur séjour varie de un jour à un mois, étalé du printemps à l’automne.

L’auberge Ganne : son décor extérieur et intérieur
Il est possible aujourd’hui de faire revivre l’auberge telle qu’elle fut jusqu’en 1870. On sait que dès l’ouverture de l’auberge, les jeunes artistes impécunieux avaient pris l’habitude de remercier le ménage Ganne de leur généreuse hospitalité, en peignant sur n’importe quel support un souvenir de leur passage. Depuis 1995, une partie de ces décors a pu être replacé, après restauration, au rez-de-chaussée dans les trois salles anciennes de l’auberge évoquant l’atmosphère du lieu vers 1850. Au premier étage, dans trois pièces ayant servi de dortoir, il a été possible de mettre à jour sous des papiers peints, après le sondage des murs, les dessins, les peintures et les graffitis laissés par les artistes.

Une journée d’artiste à Barbizon
Par beau temps, la journée commence tôt car le but est de pouvoir réaliser le plus possible d’études sur le motif en forêt ou en plaine. En forêt, choisir le motif n’est pas simple, comme le faisait remarquer Paul Huet, « tout était à réapprendre, peindre un soleil couchant ou un effet de pluie paraissait alors, et était, en effet, une grande innovation. » Dans l’enseignement traditionnel de l’Ecole des Beaux-Arts, on insistait davantage sur le travail de mémoire en atelier que sur l’observation sur nature. Après leur départ, l’auberge était plongée dans le calme jusqu’au coucher du soleil, quand les artistes reviennent affamés de la forêt pour s’installer autour de la table, servis par la mère Ganne et ses deux filles. Alors, les discussions s’animaient sur les trouvailles et les recherches de la journée. Quelquefois, les maîtres c’est-à-dire Jean-François Millet et Théodore Rousseau honorent de leur présence la maisonnée au moment du café, alors, les conversations prennent des allures plus sérieuses et il pouvait arriver qu’elles se prolongent en forêt, à la lumière de la lune, pour d’ultimes cours.....

A partir de 1847, des artistes plus âgés, s’installent définitivement dans le hameau, en louant une maison. Leur présence est un attrait supplémentaire pour les jeunes générations. C’est le cas de Théodore Rousseau (1812-1867), un des plus célèbres paysagistes de l’époque qui vit de 1847 à 1867 date de sa mort, dans la maison-atelier, devenue aujourd’hui l’annexe du musée. En 1849, Jean-François Millet (1814-1875) et Charles Jacque (1813-1894) élisent domicile dans des maisons sur la Grande rue. Narcisse Diaz de la Peňa (1807-1876) passe une partie de son existence dans différentes habitations du hameau, avant de terminer ses jours à Menton. Ces artistes plus âgés mènent une vie proche de celle des paysans qui les entourent, n’hésitant pas à partager leurs occupations, en cultivant leur jardin ou en élevant des poules (Millet et Jacque).

Barbizon à l’arrivée de Nicolae Grigorescu
Grigorescu arrive à Paris en 1862 et fait son premier séjour à Barbizon dès l’été 1863. Dans la capitale, il va vivre des moments de grandes agitations artistiques : le scandale du Déjeuner sur l’herbe de Manet et la création du Salon des Refusés. A Barbizon, on peut noter la disparition depuis février 1861 du père Ganne mais son auberge est toujours la seule du hameau et on peut penser que le jeune Roumain y soit descendu. A partir de ce moment, Grigorescu vient régulièrement à Barbizon jusqu’en 1870. Mais, c’est vers cette date que Nicolae Grigorescu s’éloigne quelque temps de Barbizon, étant tombé amoureux d’une des filles de Millet à laquelle il n’ose l’avouer en raison de la célébrité de son père (Marie née en 1846 ou Marguerite née en 1850).

A partir de 1867, Emmanuel Siron, un marchand de bois et de charbon, ouvre une nouvelle auberge à Barbizon que l’on appelle l’hôtel de l’exposition car il a l’idée originale de réserver une salle pour exposer les œuvres des artistes. Nicolae Grigorescu a fréquenté cet établissement puisque l’on sait que le 21 juin 1868, Napoléon III, la famille impériale et leur suite ont honoré de leur visite l’exposition et ont acheté un certain nombre d’œuvres dont un tableau de fleurs peint par lui. Avec l’auberge Siron, on constate déjà une évolution vers un certain confort avec un salon de billard qui remplace le jeu de boules populaire d’autrefois qui se pratiquait au milieu de la Grande rue. C’est également à la même époque que le jeune couple Victoire Ganne et Edmond Luniot décident de quitter la vieille auberge qu’ils louent en appartements, pour faire construire à l’orée de la forêt, un établissement cossu appelé la Villa des artistes ou l’hôtel Luniot-Ganne.
La fin du vieux Barbizon n’est pas loin.



Bouquet de fleurs claires dans un vase ,vers 1900
Huile sur bois 0,35 x 0,21 m
Musée des Beaux-Arts d’ Agen.
Copyright :T.-D. Vidal


*

BIOGRAPHIE DE NICOLAE GRIGORESCU

1838 Naissance le 15 mai dans le village de Pitaru, sud des Carpates méridionales.

1848 Apprentissage dans l’atelier d’Anton Chladek (1794-1882), peintre d’icônes et miniaturiste serbe, célèbre en Valachie.

1853 Il décore à fresques et peint des icônes pour plusieurs églises et monastères.

1858 Il décore à fresques le monastère d’Agapia



Nicolae Grigorescu.Vers 1860

1861 Il attire l’attention de Mihail Kogalniceanu, ministre des affaires étrangères qui va lui obtenir une bourse d’études pour venir en France.

1862, mars Il fréquente l’atelier de Gleyre.
1862 Il est admis à l’Ecole des beaux-arts dans l’atelier de Sébastien Cornu.
1862, août Il rentre à Bucarest.

1863, juillet Il travaille à Barbizon.

1864, juillet Il rentre en Roumanie.
1864, octobre Il est de retour en France à Barbizon.

1865-1866 Il se partage entre Barbizon et Paris. Le 1er octobre sa bourse prend fin mais il reste en France.

1867 Il expose 7 tableaux à l’Exposition Universelle à Paris, dont Lavandières, Bande de tziganes, Fruits...
1867, mai Il rentre en Roumanie.

1868 Napoléon III achète à l’exposition de l’hôtel Siron de Barbizon Vase aux fleurs de pommier. Au Salon, il expose Jeune bohémienne et La vieille femme
aux oies.

1869 Il expose au Salon Gibier, Nature morte, Bande de tziganes.
1869, mai Il rentre à Bucarest, où il commence à être connu et apprécié par les intellectuels.

1870 Il expose dans la vitrine du magasin de musique Alex Gebauer, le Portrait du dignitaire Nasturel Herescu.
1870, 15 juin-15 juillet Il expose 26 toiles à l’Exposition des artistes vivants à Bucarest.

1872 Il expose deux toiles dans la vitrine de l’agence Gerbauer : La bohémienne de Ghergani et Retour de pâturage. Grigorescu fait partie du comité de la Société des Amis des Beaux-Arts de Bucarest, créé en juin.

1873 Ouverture de l’exposition de la Société des Amis des Beaux-Arts, mille tableaux des écoles européennes sont présentés et aussi 146 tableaux de Grigorescu, dont plusieurs oeuvres peintes à Barbizon : Coucher de soleil, La vieille ravaudeuse, le gardien de Chailly. Il voyage en Italie, puis Vienne où il expose quatre toiles à l’Exposition Universelle.

1874 Grigorescu passe l’hiver à Rome, en avril il visite Naples et Pompéi.
1874 Retour en Roumanie par Athènes et Constantinople.

1876 Il participe à l’exposition de la Société des amis des Beaux-Arts à Bucarest avec des tableaux de Barbizon et d’Italie. L’été, il travaille à Câmpina. Il se passionne pour la photographie.
1876, l’été Il est en France dans la même maison à Paris que le docteur de Bellio. Voyage à Vitré où il réalise ses premiers paysages bretons.

1877, 9 mai Déclaration de l’Indépendance roumaine. Grigorescu est un des reporters artistiques qui accompagnaient l’armée pendant la guerre russoturque.

1879 Voyage en France, l’été, il peint à Barbizon.

1880, mai Il expose au Salon, Juif à l’oie. Il rencontre à Barbizon Ion Andreescu (1850-1882) dont il réalise le portrait. Il rentre en Roumanie à la fin de l’année.

1881, mai Exposition personnelle à Bucarest, attaques des critiques conservateurs et admiration de la jeune génération.
Eté, il est à Constantza au bord de la mer Noire, invité chez N. Blarenberg.

1882 Il est de retour à Paris. En mai, il expose au Salon Un coin de mon atelier.

1882-1884 Il peint à Paris, à Brolle et à Vitré.

1885, mai Il organise une exposition personnelle de 47 tableaux dans une des salles de la société artistique et littéraire Intim Club de Bucarest.

1886, juin Nouvelle exposition de 18 toiles à l’Intim Club. Début de sa maladie des yeux.

1887 Il organise une exposition personnelle à Paris dans la galerie Martinet, boulevard des Italiens. Bon succès de presse dans l’Evénement, le Courrier du soir et Gil Blas, avec des toiles de Roumanie, Vitré et alentours de Fontainebleau. Il rentre à Bucarest pour préparer une exposition de 220 toiles dont certaines avaient été vues chez Martinet. L’été, il peint à Posada et Câmpina. Sa vue s’affaiblit et semble être à l’origine de sa période blanche.

1889 Il se rend à Cassis et à Avignon. L’été, il est à Paris où il expose 19 toiles à l’Exposition universelle. L’automne, il est de retour à Bucarest.

1890 Grigorescu fait connaissance de Maria Danciu, la mère de son fils Georghe. Il s’installe durant l’été à Câmpina où il achète une maison et un atelier tout en gardant ses ateliers de Bucarest et de Paris.




Paysanne roumaine,1896
Musée des Beaux arts d’Agen.
Maria Danciu a servi de modèle pour ce portrait.



1891 Exposition à l’Athénée de plusieurs tableaux peints en France. Vieille femme filant, Lavandières, rue à Dinan.

1892, mai Il est à Paris

1895, avril Exposition de 150 toiles à l’Athénée
1895, mai Il expose deux tableaux à l’exposition des Artistes Vivants de Bucarest. Le retour des champs, Femme brodant.

1896 Il travaille à Câmpina. Clairière et Paysanne lisant. Il est élu membre du comité de rédaction de la revue bucarestoise Littérature et art roumain.

1897, 30 janvier Vernissage d’une exposition rétrospective de 230 tableaux. Rue à Dinan, Intérieur à Vitré, L’amateur de tableaux. Il séjourne à Paris et
ensuite à Martigues chez son ami le peintre Laforce.

1898 Il est élu membre d’honneur de la société moderniste Ileana fondée par plusieurs jeunes artistes. En lutte contre l’académisme, il refuse d’être le directeur de l’Ecole des Beaux-arts de Bucarest. Il est à Martigues chez Laforce.

1899 Il est nommé membre d’honneur de l’Académie roumaine.

1900, janvier Exposition personnelle de 180 toiles à l’Athénée avec demande
au gouvernement de l’acquisition de l’exposition pour la création d’une Galerie Grigorescu.

1901 Il visite Munich et séjourne aux stations de Karlovi-Vary.

1902 Exposition personnelle de 319 tableaux, pour la plupart des paysages roumains.

1903 Il participe à la première exposition de la société artistique à tendance sécessionniste La jeunesse artistique.

1904 Exposition personnelle à l’Athénée de 240 tableaux. La société philanthropique Tibisoiul organise au théâtre national un spectacle de tableaux
vivants d’après les oeuvres de Grigorescu.

1906 Il s’occupe personnellement de l’aménagement de la salle Grigorescu, contenant 109 tableaux au Palais des Beaux-Arts de Bucarest.

1907, 20 juillet Malade, il rédige son testament, laissant 50 000 lei pour la création de deux bourses d’études de la peinture à l’étranger.
1907, 21 juillet Il s’éteint et sera enterré au cimetière Bellu de Bucarest.



Dernière photo prise de Nicolae Grigorescu.

***

Dans le Dossier de presse, lire également les "Extraits du catalogue" :

- Qu’est-ce que cela signifie être Roumain dans cette deuxième moitié du XIXe siècle ?
extraits du texte de Virgil Tanase,écrivain, ancien directeur du Centre culturel roumain de Paris

- Un air de parenté : l’héritage français dans la peinture de Nicolae Grigorescu,
extraits du texte de Denia Mateescu, historienne d'art, chargée du département d'art roumain moderne au Musée National d`art de Roumanie.

- A propos de Nicolae Grigorescu, l’émergence et la maturation d’un art européen du paysage,
extraits du texte de Vincent Pomarède,conservateur général, chargé du département des peintures du
musée du Louvre

- Peintres roumains à Barbizon,
extraits du texte de Pierre Vaisse, professeur d’histoire de l’art à l’université de Genève

- Barbizon et la mer,
extraits du texte de François Fossier, directeur du département d’histoire de l’art de l’université Lumière - Lyon

- Autour des Grigorescu du musée d’Agen,
extraits du texte de Ioana Beldiman, docteur en histoire de l’art, professeur à l’Académie des Beaux-Arts de Bucarest.

***

Informations pratiques :

Nicolae Grigorescu : L'itinéraire d'un peintre roumain de Barbizon à l'Impressionisme
Du 22 avril au 14 août 2006


Horaires : ouvert tous les jours de 14h à 18h, sauf le mardi.

Lieu : Eglise des Jacobins - rue Richard Cœur de Lion - 47000 Agen

Droits d’entrée :

> Plein tarif : 5€
> Tarif réduit : 4€
> Entrée couplée Musée d'Agen/exposition
. Plein tarif : 6,50€
. Tarif réduit : 4,5€
Gratuit pour les moins de 18 ans, les étudiants de moins de 26 ans, les demandeurs d’emploi. Entrée gratuite le premier dimanche du mois

***

Source Internet et site à consulter :
www.ville-agen.fr/culture/grigorescu

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