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LE CALME APRÈS LA TEMPÊTE
poèmes [ ]

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par [GIACOMO_LEOPARDI ]

2019-11-06  |     |  Inscrit à la bibliotèque par Guy Rancourt



La tempête est passée :
J’entends les oiseaux fêter, et la poule,
Revenue sur la route,
Qui répète son verset. Voici le ciel serein
Qui s’ouvre au couchant, sur la montagne ;
La campagne se désassombrit,
Et clair dans la vallée le fleuve apparaît.
Tout coeur se réjouit, de tout côté
Renaît la rumeur,
Reprend le travail usuel.
L’artisan, pour contempler le ciel humide,
Son ouvrage à la main, en chantant,
Se fait voir sur le seuil ; la paysanne
Se précipite pour recueillir l’eau
De la pluie nouvelle ;
Le maraîcher relance
De sentier en sentier
Son cri accoutumé.
Voici le soleil qui revient, le voici qui sourit
Sur les coteaux et les maisons. La famille
Ouvre les fenêtres, ouvre terrasses et balcons :
Et, sur la grand-route, tu entends au loin
Un tintement de grelots ; la charrette grince
Du voyageur qui reprend son chemin.
Se réjouit tout coeur.
Si douce, si agréable,
Quand l’est-elle, comme à présent, la vie ?
Quand avec tant d’amour
L’homme s’applique-t-il à son étude ?
Ou reprend-il son travail ? Ou se met-il à une autre tâche
Quand de ses maux se souvient-il moins ?
Plaisir, fils du souci ;
Joie vaine, qui est le fruit
De la frayeur passée, dans laquelle tremblait
Et redoutait la mort
Celui qui abhorre la vie ;
Dans laquelle en long tourment,
Transis, blêmes, silencieux,
Suaient et frémissaient les gens qui voyaient
Amassés contre nous
Éclairs, nuages et vents.
Ô aimable nature,
Ce sont là tes bienfaits,
Ce sont là les délices
Que tu présentes aux mortels. Sortir de peine
Est pour nous un délice.
Les peines, tu les sèmes à grands gestes ; le mal
Spontané lève : et de plaisir, ce peu
Qui par prodige et par miracle quelquefois
Naît du souci, est tout bénéfice. Enfant
De l’homme, cher aux immortels ! sois heureux
S’il t’est permis de respirer
Après une douleur ; et bienheureux
Si de toute douleur la mort te guérit.
(Giacomo Leopardi, Canti)

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