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Esther Orner - voix majeure dans la littérature israélienne francophone contemporaine
communautés [ écrivains israéliens d`expression francaise ]
Entretien de Marlena Braester avec Esther Orner

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par [marlena ]

2004-08-30  |     | 



ENTRE PROSE ET POÉSIE

M.B. - Il y a plusieurs pays dans ton oeuvre. Tes rapports avec eux sont très nuancés. Entre le pays que l’on quitte et le Pays des rêves, la gamme des sentiments d’appartenance et de non appartenance est-elle aussi nuancée ? Quelles sont les pistes, à peine entrevues du vécu possible ?

E.O. - Les pays sont décrits sans les noms. Les pays dans lesquels j’ai vécu, mais aussi ceux qui font partie de mon histoire familiale en sont la toile de fond. Pour moi il y a les pays qui me posent problème et ceux avec qui je suis plus ou moins en paix. Il y a d’abord le pays de ma naissance, l’Allemagne où j’aurais préféré ne pas naître, ni d’ailleurs en Pologne d’où viennent mes parents et que je qualifie de pays mort. Il y a la Belgique où j’ai vécu ma petite enfance et que j’ai quittée en partie pour fuir les retombées de la Shoah. A la fois comme beaucoup d’enfants j’ai été sauvée par des Belges et mes parents ont été déportés par d’autres. Ce qui m’a appris très tôt à relativiser les choses. Puis il y a Israël, dès que j’ai mis les pieds sur le sol, je savais que c’était là qu’il fallait aboutir, sinon naître. Je n’ai aucune ambiguïté par rapport à cette terre. Ce qui ne m’a pas empêchée de partir à Paris et d’y rester vingt ans. C’est à Paris que j’ai commencé à écrire et que je me suis formée intellectuellement. Cette ville reste pour moi un lieu privilégié. Elle est ma ville autant que Jérusalem ou Tel Aviv. J’y retourne avec plaisir et je m’y sens chez moi. Et j’espère que cela continuera ainsi, bien que la situation actuelle m’inquiète...

M.B. - Les langues que tu parles, que tu portes en toi comme des pistes plus ou moins virtuelles, sont liées à différentes époques de ta vie. Est-ce qu’elles s’apaisent en toi comme des couches d’âge, ou peut-être ne s’apaisent -elles pas ?

E.O. - Parfois je me demande si je ne suis pas A-lingue. Ma toute première langue a été l’allemand que j’ai été sommée d’oublier à l’âge de cinq ans. Mes parents, eux, parlaient polonais surtout pour que je ne comprenne pas. J’ai au moins capté un mot, Ona, qui veut dire "elle". Jamais mon prénom. Avec ma grand-mère tout de suite après la guerre je parlais le yiddich. Comment je l’ai appris ? Peut-être que c’est l’allemand enfantin que je n’avais pas tout à fait oublié et que paraît-il je parlais très bien. Plus tard quand j’apprendrai l’hébreu j’ajouterai à ma pauvre connaissance du yiddich vingt à trente pour cent de mots. Le yiddich que je parlais avec ma grand-mère tournait essentiellement autour de la nourriture, donc du Mamelouchen. Une langue affective. Le yiddich c’est un Niggoun, une mélodie, que j’ai en moi. J’ai souvent pensé qu’elle aurait pu être ma langue. Et qui sait si dans le fond je ne me traduis pas du yiddich que je ne connais pas vraiment....
Quant au français je l’ai appris à l’âge de deux ans. J’ai fait mes premières classes dans cette langue. Et quand je suis arrivée en Israël, j’avais treize ans et je n’avais aucune envie de passer à l’hébreu, ni de l’apprendre. La langue n’était probablement pas en cause. N’étais-je pas venue pour être libre de toute entrave et voilà qu’il me fallait aller à l’école et apprendre une nouvelle langue. A Kefar Batia on m’a empêchée de lire en français. Une fois de plus on me sommait d’oublier ma langue, cette fois ma langue de rechange. Je ne l’oubliais pas et c’est uniquement dans cette langue que j’écrirai et que je traduirai. Toutefois, arrivée à l’université, d’une certaine manière j’ai dû réapprendre le français, car pendant des années je ne l’avais plus pratiqué. Jusqu’à ce jour je continue à me battre avec mes langues, mais en toute sérénité.

M.B. - Les titres de tes livres sont frappants : Autobiographie de Personne est construit sur un oxymore, Fin et Suite sur un paradoxe tout comme Petites pièces en prose très prosaïque sont-ils des clés ? A mon sens, s’il s’agit de “clés”, ce sont des clés qui servent à fermer plutôt qu’à ouvrir…

E.O. - Le plus facile c’est de parler du titre d’Autobiographie de Personne car il a une vraie histoire. J'avais d'abord intitulé ce livre Meguilah. Mais quand j'ai commencé à faire lire le manuscrit, des non-juifs ont cru que c'était le prénom de la mère. J'ai donc dû me séparer de ce titre que pourtant j'affectionnais. Après tout c'est l'histoire d'Esther, la cachée. Histoire d'un exil, d'une Shoah évitée de justesse. Bref un peu trop ambitieux. Ce titre avait aussi une autre connotation. En yiddich quand quelqu'un écrit une longue lettre ou raconte une histoire sans fin, on dit c'est une vraie meguileh.
Quant au titre actuel après quelques tâtonnements Autobiographie de Personne s'est imposé à moi. Puis j'ai commencé à y réfléchir. Pourquoi et comment. D'abord je me suis rendu compte que j'avais créé un mot valise à partir de deux titres. Autobiographie de tout le monde de Gertrude Stein qui a connu Matisse, Picasso et bien d'autres et qui raconte leur vie et la sienne. Mon personnage à moi est plutôt opposé à celui de Gertrude Stein. Ici aucune célébrité, la narratrice n’en est pas une, alors pourquoi écrirait-elle son autobiographie. Qui ça intéresse ?
L'autre titre c'est La Rose de personne (Die Niemands Rose). Du très grand poète roumain, Paul Celan, qui avait un problème à régler avec l'Allemagne - toute sa famille avait été décimée et sa langue c'était l'allemand - tout un programme. Ce titre fait référence à un verset du Chant des chants - Une rose parmi les ronces, c’est à dire parmi les nations. D'une certaine manière cela sous-tend mon livre.
Le mot Personne me posait problème. Je n'aurais pas aimé que l'on pense que cette femme n'était personne. Bien au contraire c'est une personne, d'ici la lettre majuscule. Il y a évidemment la notion de persona, le masque, de l'anonymat mais aussi d'un personne simple qui écrit son autobiographie.
Fin et Suite: J’avais d’abord intitulé ces lettres à ma mère Suite et fin, mais lorsque j’en parlais, je disais toujours Fin et Suite. C’était ça le titre. Après la fin, il y avait une suite. L’écriture peut-être ?
Petite biographie pour un rêve. Le rêve étant le déclencheur du récit biographique, il en a la jouissance. Pour me résumer : L’autobiographie n’en est pas une, de même la biographie, quant aux lettres elles sont d’outre-tombe. Je ne voudrais ni parler de parodie, ni d’anti-genre et pourtant....Les titres comme mon écriture ne sont pas télécommandés. Ils sont le résultat d’un travail par association d’idées, de l’inconscient.
J’oubliais l’orphelin Petites pièces en prose très prosaïque, chez Autres temps à Marseille. Ce titre pour ne pas appeler cela franchement de la poésie. Mais je ne trompe personne, c’est de la prose. Et c'est déjà, de la prose poétique.
D’après mes lecteurs j’ai pu me rendre compte que les titres les intriguaient. A ta question s’il faut y voir des clés qui servent plutôt à fermer, je n’en sais trop rien, je laisserai donc ta question qui me surprend à mon tour, ouverte !

M.B. - Comment ressens-tu le rapport mémoire-rêve ?

E.O. - Dans Petite biographie pour un rêve la narratrice fait un rêve qui va mettre en jeu la mémoire par l’incongruité de la présence de deux femmes qui ne se sont jamais rencontrées dans la réalité. Que font-elles ici ensemble? Ce rêve met en marche le processus d’une mémoire très ancienne et une plus récente. Le rêve a un rôle de déclencheur. La mémoire, elle, agit par association d’idées. Souvent elle est capricieuse. La narratrice ne la lâche pas. Elle l’invoque jusqu’à ce qu’elle finisse par surgir. Et grâce au jeu de la mémoire il s’avère très vite que ces deux femmes ne sont pas si étrangères l’une à l’autre. La narratrice ne cherche pas des symboles. Aucune explication psychanalytique. Aucune question dans ce sens - que représente le chat, que vient-il faire entre ces deux femmes. Apparemment ça n’intéresse pas la narratrice. Son obsession, c’est pourquoi cette rencontre. D’une certaine manière la mémoire elle-même est déjà inscrite dans le rêve - la narratrice avait un chat, et les deux femmes ont compté pour elle. C’est une mémoire discontinue. Une mémoire trouée. Il n’y a plus personne à qui demander. Ne serait-ce pas un rêve, voire un leurre de demander à la mémoire de combler ainsi les trous de la biographie ?

M.B. - Pourquoi écris-tu des textes courts ou fragmentés (Petites pièces en prose, Parti pris des êtres, Petite biographie pour un rêve, etc.) ? Quel est le rôle de la fragmentation ? Un texte poétique est fragmentaire. Tes textes sont à mon avis poétiques.

E.O. - A priori j’ai envie de te dire que je n’en sais rien. Mais ta question n’étant pas anodine, elle demande réflexion. Et je ne vais pas m’en tirer par une pirouette...
Mes premiers textes étaient courts, une dizaine de pages très concentrées, une amie m’a fait remarquer que j’écrivais des mini-romans. Je ne comptais pas me lancer dans le roman, d’ailleurs je n’en ai pas écrit. Ma première éditrice Marcelle Fonfreide des Cahiers du Nouveau Commerce m’a dit un jour si tu ne te décides pas à écrire un livre, tu seras toujours une écrivaine marginale. Ma réponse a été :Elle a dit. Une suite de fragments numérotés, commençant par un "elle a dit". Evidemment je n’ai trouvé aucun éditeur. Ceux qui publient de la prose me répondaient : nous ne publions pas de la poésie, et les éditeurs de poésie refusaient la prose. A partir de là, il y aura dans ma “production” toujours un retour au fragment. Et même dans mon “roman” Autobiographie de Personne, dans la dernière partie la narratrice envoie à sa mère des textes fragmentés qui sont d’une certaine manière son Art poétique. Alors pourquoi ? Déjà Blanchot revendiquait une écriture fragmentaire.
Et si le texte fragmentaire était une réponse à Adorno. Si après la Shoah la vie a éclaté le désir ou le besoin de créer, lui, est resté vivant. Il se pourrait que le fragment nous autorise à dire. Dire sans trop dire.
Si j’ai bien compris, Marlena, le fait que j’écrive des textes fragmentaires tout en racontant des histoires non linéaires qui peuvent donner une impression de continuité, sont pour toi une indication supplémentaire ou même essentielle qu’il s’agit de textes poétiques. Je ne te contredirai pas, car je pense que des prosateurs comme Proust, Claude Simon pour ne citer qu’eux sont avant tout des poètes. Même le philosophe Emmanuel Lévinas écrivait comme un poète. Quant à moi qui suis plutôt une lectrice de prose que de poésie, ma préférence va aux textes poétiques.

M.B. - Comment es-tu devenue traductrice ? Est-ce l’écriture qui t’y a conduite ?

E.O. - Je n’ai pas décidé de faire de la traduction. Elle est venue à moi. Des poètes israéliens qui savaient que j’écrivais m’ont sollicitée, je me suis laissée persuader. Et après chaque traduction, je disais c’est la dernière. Très vite j’ai compris que je ne devais pas traduire de la prose d’abord, car elle est souvent trop bavarde et j’aurais envie de couper dedans. Et puis toujours la fameuse question c’est bon ou pas pour l’écriture, sur le mode c’est bon ou pas pour les Juifs... Par contre traduire de la poésie n’empiète pas sur mon travail d’écriture et le fait que d’une certaine manière ma prose est poétique, elle me rapproche du poète.
La poésie c’est un travail en profondeur sur le langage. Et malgré cela, traduire un poème donne une satisfaction immédiate de l’accompli. Et si au départ je me faisais prier pour traduire, maintenant quand je reste longtemps sans traduire ça me manque. L’idéal c’est de traduire dans des périodes où on n’écrit pas, mais ça ne se présente jamais de cette manière-là.
J’aurais aussi aimé traduire des pièces de théâtre. J’ai d’ailleurs commencé, contrainte et forcée, par traduire deux pièces de Hanoch Lévin. Je n’ai même pas gardé un double. Elles ont été utilisées pour de la simultanée. Pour la pièce « On plie bagage » joué par le Caméri à Nancy en 83 ou 84, un journal a fait l’éloge de la traduction. Si je le signale ce n’est pas pour me vanter. A cette occasion j’ai appris que la traduction est presque toujours contestée « moi j’aurais traduit comme ça...» Les comédiens qui savaient le français avaient à redire. Le directeur a décidé de ne rien changer et lors du spectacle les spectateurs riaient aux mêmes répliques qu’en hébreu. Cela m’a servi de leçon quand j’ai enseigné la traduction à Bar Ilan - écouter en évitant d’imposer mon point de vue à tout prix.

M.B. - Le roman Autobiographie de Personne vient de paraître dans sa traduction en hébreu, traduction signée par Irit Akrabi. Le succès immédiat de la version hébraïque prouve que le texte « passe » bien vers le public israélien ainsi que vers la langue hébraïque. Le rôle du traducteur est-il décisif, comme nous aimons le dire souvent ?
Personnellement, j’appuie sur le terme « signé », mais qu’en penses-tu ?

E.O. - Il était facile d’aplatir le texte et de trop l’expliciter, défaut inhérent à toute traduction. Le texte est certainement plus explicite en hébreu et donc plus accessible, mais la traductrice a su lui restituer toute l’épaisseur. Elle a su recréer un rythme autre à partir de l’original. Elle a trouvé des solutions créatives au problème des aphorismes qui jalonnent le texte. Quand je parle avec Irit du livre, je dis toujours « le tien » car si je lui ai fourni la matière première, elle a su en faire une écriture qui tient la route et qui fait « passer » non seulement le fond auquel les Israéliens ont été particulièrement sensibles mais également un style.

M.B. - Où se situe Une année si ordinaire parmi les autres livres déjà publiés ou encore inédits ? De quoi est faite Une Année si ordinaire ? Et pourquoi est-elle « si » ordinaire. Cette rencontre oxymorique, ou presque, entre un intensif (si) et son contraire sémantique devrait-elle uniformiser, voire amorphiser certaines choses ?

E.O. - En octobre 2001 s’achevait la première année de l’Intifada, je n’arrivais plus à me concentrer sur mon ouvrage lorsque m’est venue l’idée de raconter de menus faits de la vie courante tout en les transformant en écriture. J’ai commencé par une phrase « Sans préambule ». Je ne tenais pas à expliquer ce que j’étais en train de faire. D’ailleurs je ne savais pas encore sur quoi cela déboucherait. J’étais également entre deux publications. J’ai essayé d’écrire au fil de la plume. C’était pour moi un intermède. Une sorte de journal sans dates. Parler de la vie qui continuait malgré la peur, la guerre sans vraiment la mentionner. Parler de mes lectures, de mes rencontres, de mes sorties. Mais petit à petit la réalité l’a emporté. Ça été l’année la plus horrible au niveau des attentats. Je me suis même demandée si je n’étais pas en train d’écrire « Le journal des attentats ». Cette fois je ne parlais plus du passé, de la mémoire bien qu’elle n’ait pas été absente de ma réflexion. Pour finir tout s’est entremêlé.
"Une année si ordinaire" à la fois par dérision et parce que ce qui nous arrivait était devenu notre quotidien, notre ordinaire et le "si" le soulignait. Ce livre est un cri sur notre histoire actuelle. Un témoignage. En ça il est peut-être bien différent de mes autres écrits, mais pas étranger pour autant. Dans ce livre les noms des villes et des pays, des personnes ne s’inscrivent plus en négatif. Parfois j’invente des prénoms. Et si le réel, lui, est trop réel, mon souci constant est qu’il soit sauvé par la littérature, or en faire dans une situation pareille m’avait semblé éhonté, voire incongru. Et pourtant continuer d’écrire malgré tout c’est une certaine victoire sur la réalité, aussi pénible soit elle.

M.B. - Crois-tu au « devoir de mémoire » ?

E.O. - Après la deuxième guerre mondiale, nous avons longtemps cru que nous étions à l’abri. Dès que l’extrême droite ou des néo-nazis exprimaient leur antisémitisme, c’était une levée de boucliers générale, à gauche comme à droite « plus jamais ça ». Et aujourd’hui lorsqu’en France ou dans d’autres pays d’Europe on incendie des synagogues, on frappe des enfants juifs dans les cours d’école, des Juifs à kippa dans le métro ou ceux qui en ont tout simplement « le type », comme c’est souvent l’oeuvre des arabo-musulmans et pas seulement des Islamistes, on se tait par peur d’être taxé de racisme, car après tout, ceux qui font ces actes ne sont pas d’extrême-droite mais des laissés-pour-compte solidaires de la juste cause palestinienne et, on vous jure que cela n’a rien à voir avec la triste mémoire de la Shoah, il semblerait donc qu’elle dérange plutôt qu’autre chose. D’ailleurs en France les professeurs d’histoire se plaignent de ne pas pouvoir enseigner dans certains établissements la Shoah qui pourtant fait partie du programme scolaire.
Disons qu’avec un peu de retard l’Europe commence à prendre conscience et à lutter contre cette nouvelle forme d’antisémitisme sur laquelle elle aurait préféré continuer à fermer les yeux. Alors la mémoire là-dedans appartient une fois de plus au peuple juif, aux hommes de bonne volonté et aux justes des nations. Il s’avère qu’un excès de mémoire peut réveiller de vieux démons. Non la mémoire ne peut pas être un devoir, mais une réflexion sur l’histoire et une sensibilité particulière. Et surtout elle ne peut être séparée de ce qui se passe actuellement.

Tel Aviv, mars–avril 2004


NOTICE BIO-BIBLIOGRAPHIQUE

1937 : Née à Magdebourg (Allemagne) de parents juifs polonais.

1939 : La famille fuit l’Allemagne pour s’installer en Belgique. Apprentissage du français.

1950 : Immigration en Israël.

Etudes secondaires et universitaires.

Bourse d’un an à Paris, du gouvernement français.

1963-1983 : Séjour à Paris. Commence à écrire en français.

Depuis juin 1983, vit à Tel Aviv.

LIVRES

Autobiographie de personne, Metropolis, Genève, 1999.

Fin et Suite, Metropolis, Genève, 2001.

Petite biographie pour un rêve, Metropolis, Genève, 2003.

Petites pièces en prose très prosaïque, Autres temps, Marseille, 2001.

« Ah vous écrivez ! » dans Manuscrit en quête d’éditeur, Metropolis, Genève, 2003.

Une Année si ordinaire, Metropolis, Genève, 2004.

Autobiographie de personne, traduit en hébreu par Irith Akrabi, Sifria Hadacha, 2003.

PUBLICATIONS DANS DES REVUES

Récits publiés dans les Cahiers du Nouveau Commerce :

- “Je la retrouverai”, Cahier 33/34, 1976.
- “Et lui, comment était-il?” Cahier 38, 1977.
- “Raconte ce que tu as vu”, Cahier 50/51, 1981.
- “C’est là que nous habitons”, ibid.
- “Petites conversations”, Cahier 64, 1986.
- “La conversation interrompue”, Cahier 79/80 1991.
- “Puis la parole est revenue”, Cahier 86/87 1993.
- “Petites histoires anodines”, Cahier 90/91 1994.

- “J’ai trop contourné la maison”, Le Lieu-Dit , 1983.

-" Petites pièces en prose très prosaïque" (extraits), Autre Sud, mars 2000.

- " Par petits morceaux "( extraits), Midi, juin 2000.

- “Partis pris des êtres” (extraits) la revue Europe No. 880-881, Août-Septembre 2002.

- Cinq poèmes en prose inédits, Poésie et Art No. 4, 2002.

- “Kleines Mädchen” in Jüdischer Almanach, Suhrkamp Verlag, 2003.

TRADUCTIONS :

Poésie :
Yehuda Amichaï, Pnina Amit, David Avidan, Maya Béjérano, Israel Eliraz, Haya Ester, Rahel Halfi, Sabina Messeg, Amir Or, David Rokeach, Asher Reich, Moché Sartel, Aharon Shabtaï, Roni Someck, Naïm Araïdi, Meir Wieseltier.

Recueils de poésie :
Israël Eliraz, Promenade, Nouveau Commerce, 1990.

Israël Eliraz, Hölderlin, L’atelier des Brisants, 2001.

Haya Ester, Choix de poèmes, Caractères, 2002.

Collaboration à l’Anthologie de la poésie en hébreu moderne - Gallimard 2001 - Traduction des poètes : Yehouda Amichaï, David Avidan, Maya Béjérano, Yaakov Shabtaï, Meir Wieseltier.


Recherche bibliographique par Carmen Oszi




Au centre sur la photo: Esther Orner.

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