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AU PARADIS DES RICHES
prose [ ]
IN THE PARADISE OF THE RICH

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par [johnmanhitu ]

2004-08-12  |     | 



Je ne savais pas quoi dire, ma bouche ne savait pas nommer…..…(Pablo Neruda, La poesía)


C’était presque l'après-midi lorsque notre autobus s’est arrêté près d’un grand bâtiment rond, blanc et très beau. Ce bâtiment se trouve dans une grande jungle, presque encerclé par des collines vertes, comme des forts naturels protégant un vieux château. C’est un lieu de villégiature qui s’appelle Aman Jiwo. Ce nom signifie l’âme en sécurité, pleine de tranquillité et de bonheur.

À vrai dire, j’y suis arrivé par hasard, je n’avais pas de plan pour y aller. C’est mon amie, Nusya, qui m’a invité. Par chance elle y accompagnait des touristes japonais, des femmes pour la plupart. Moi, j’étais là pour accompagner un professeur japonais de l’Univesité de Ryukoku, à Tokyo, Monsieur Siga Renzo, qui était le seul homme et le seul tourtiste qui parlait très bien l’anglais ainsi que le français pendant notre visite du Temple Borobudur et de Aman Jiwo.

À propos, lorsque nous sommes descendus de l’autobus, nous sommes allés à pied pendant 50 mètres environ, suivant une allée bordée de fleurs sur ses côtés pour arriver au bâtiment. Là-bas, exactement devant le bâtiment, nous sommes entrés en passant par un grand couloir. Les marches et les murs étaient blancs et gardés par certains réceptionnistes s’habillant en blanc. Ils nous ont acceillis en souriant. Tout à coup, j’ai entendu Monsieur Renzo saluer les réceptionnistes en italien.

«Buon giorno! Come sta?», dit-il.
«Buon giorno, Signore! Molto bene. Grazie!», dit un des réceptionnistes.
«Prego! Arrivederci!», répondit le professeur.

J’ai pensé que Monsieur Renzo était vraiment polyglotte. Il aime bien parler en mélangant les langues. Parfois, il parlait l’anglais en utilisant certains mots français, italiens, et parfois les autres. C’était amusant de lui parler.

Lorsque nous sommes entrés dans le grand restaurant de luxe, nous avons été accueillis par six petites filles javanaises très jolies. Elles étaient en habit traditionnel et se sont mise à genoux sur les deux côtés du couloir en nous lancant des fleurs avec de grands sourires, comme si nous étions d’une famille royale. À ce moment-là, j’ai pensé que j’était la seule personne sans un sou, mais c’était un bonheur imprévu et gratuit.

Tout le monde s’est assis autour d’une table luxueuse que je n’avais jamais vue avant, en regardant le panorama très pittoresque – le mur en marbre précieux, les sculptures magnifiques, et dehors, la nature avec sa beauté inoubliable. Nous nous sommes bien amusés. Le vent soufflait doucement et faisait bouger les roses rouges et blanches qui étaient fleuries. J’ai vu de jolies serveuses courtoises qui servaient les clients avec un grand sourire.

Quand l'une d’entre elles est passée à côté de moi, j’ai bien utilisé le moment pour lui demander:

«Excusez-moi, Mademoiselle. Est-ce que je peux vous demander quelque chose?».
«Oui, Monsieur. S’il vous plaît», dit-elle.
«Est-ce que vous travaillez ici depuis longtemps?», demande-je.
«Oui, Monsieur. Je travaille ici depuis trois ans», répondit-elle.
«Merci. Vous avec de la chance de travailler dans ce bâtiment de luxe», félicite-je.
«Merci. J’aime bien travailler ici. Au revoir!», dit-elle en me laissant.
«Au revoir», dis-je en espérant qu’elle reviendrait.

De ce restaurant on peut voir le Temple Borobudur de loin. Il ressemble à un petit temple noir plastique qu’on peut trouver à Malioboro. Pour le voir clairement, certaines personnes ont utilisé les jumelles.

Tout de suite, un beau et jeune serveur est arrivé à notre table et nous a demandé ce que nous voulions. Malheureusement, il ne parlait pas bien l’anglais. Par conséquent, Monsieur Renzo n’a pas bien compris. Alors, je les ai aidé à comprendre en traduisant l’indonésien en anglais, et vice versa. On a mis quelques minutes pour faire la réservation, parce que Monsieur Renzo a dû traduire tout ce que le serveur a dit en japonais pour les femmes japonaises. C’est-à-dire, on parlait l’indonésien, l’anglais, et le japonais.

À cause de cette difficulté, j’ai pensé à une langue mondiale que tout le monde comprend. Comme cela, il n’aurait plus de difficulté. J’espère que l’indonésien sera langue mondiale. Si c’est possible, je n’aurai plus besoin d’apprendre d’autres langues.

Je pense que c’est le plat du jour que nous avions réservé. Nous avons mangé en bavardant et en discutant des choses. Le professeur japonais m’a raconté beaucoup de choses en rapport avec la culture japonaise, par exemple la vie éducative. Il y a eu une femme japonaise qui a essayé de parler l’indonésien avec moi. Mais, tout de suite, nous avons dû demander l’aide de Monsieur Renzo, parce que nous ne nous sommes plus compris. Elle ne parlait que le japonais.

Lorsque nous avons presque terminé de manger, mon amie, Nusya, est arrivée. J’étais sûr qu’elle était occupée à finir toute les affaires en rapport avec l’excursion. Elle s’est assise et a bu quelque chose. J’ai oublié ce qu’elle a pris à ce moment-là, peut-être un jus d’orange.

Nous avons pris queques photos de nous-mêmes et aussi du panorama autour du bâtiment. C’est un serveur qui nous a aidé à prendre les photos. Après cela,
les femmes ont visité une boutique de luxe très chère dans le bâtiment. Je suis resté avec le professeur, en nous promenant devant le bâtiment où j’ai vu cinq vélos tout-terrain qui étaient gardés par un homme.

«Excusez-moi, Monsieur! Est-ce que ces vélos sont pour louer aux visiteurs?», demande-je.
«Non, Monsieur. Ce sont pour les visiteurs qui veulent faire du vélo. C’est gratuit», reponde-t-il.
«Vous pouvez essayer, si vous voulez», dit-il.
«Non, merci beaucoup. Je n’ai pas le temps», dis-je.

Lorsque les femmes sont revenues, j’ai vu qu’elles avaient acheté beaucoup de vêtements malgré le prix trés élevé. Pour moi, c’était presque incroyable et impossible d’acheter les vêtements comme cela dans une boutique aussi coûteuse.

Cet après-midi-là, à deux heures environ, nous sommes sortis du «paradis des riches» en espérant que nous pourrions le visiter de nouveau un jour ou l’autre. Ca dépend du temps, mais, en réalité, ça dépend plutôt de l’argent.

Comme je l’ai dit, ce n’est pas un endroit pour tout le monde, mais uniquement pour ceux qui sont riches. Dans l’autobus en route pour Yogya, mon amie m’a dit, en me donnant un reçu, que pour le repas chacun aurait dû payer 400 mille roupies. C’était vraiment incroyable pour moi, mais vrai. Il y a eu une femme japonaise qui avait payé le repas. J’ai eu de la chance d’avoir visité cet endroit avec les gentils riches.

Jogja, le 4 avril 2002

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