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la barbe à papa
prose [ ]

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par [erableamots ]

2005-10-20  |     | 



LA BARBE À PAPA


À Ile


Nous mangeons à deux dans la barbe à papa. Nous léchons la vie avec la même langue. Nous rions ensemble lorsque le vent roule ses r. Nous roulons à vélo au-dessus des nuages. Lorsque je dis je t’aime, c’est comme ton écho. Je tiens à toi comme l’écorce à l’arbre, comme la terre au soleil. Je tourne autour de tout et c’est autour de toi. Il pleut. Il fait soleil. Je t’aime dans la pluie ou le soleil. Le temps nettoie le cadran de sa montre. Tu as des seins que je n’ai pas. Tu as des mots si merveilleux. Tu as des yeux que je regarde. Je tremble quand tu me touches.

Je traîne vers ton quai tout un paquebot d’amour, un pétrolier d’espoir, des vagues de caresses plus grandes que la mer. Quand ils touchent ta peau, les courants d’air chantent. Ta voix donne sa couleur au murmure des choses. Dans un amas de rien tu ajoutes le tout, le ramage aux virgules, la vérité aux mots, le corsage au néant, le feuillage aux racines, le courage aux chicots, la caresse aux manchots, la paix dans un landau et l’échine à ma voix. Tu ajoutes à ma vie le sens qui manquait.

N’aie pas peur : il y aura toujours quelqu’un pour te tenir la main. Ce sera moi. Sur la poussière du chemin, je déroule mes mots. Quand tu les lis, ils ronronnent comme un chat sur un lit de papier. Je pense parfois aux roses que tu soignes. Il me pousse des épines plus tendres que le miel. Je me suis fait un lit dans chacun de tes livres, un trou dans le silence pour t’entendre chanter.

Je t’ai écrit hier. J’ai même rentré mes mains et mes pieds dans l’enveloppe. Ta tendresse m’habite. Elle ronfle dans mon lit. Elle patauge dans mes bas. Elle fait des bosses dans mes poches. Elle a posé ses pattes sur le bord de ma chaise. La douceur de ta voix imprègne mes papiers. Il m’arrive d’entendre ton accent dans le chant des oiseaux. Mon cœur de chômeur s’est mis à travailler. Il coltine des câlins d’un continent à l’autre.

Le bras de mes pensées est tatoué de fleurs. Elles attendent tes lèvres comme un jardin la pluie.

19 octobre 2005

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