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Le miroir aux alouettes l (extraits)
prose [ ]

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par [Reumond ]

2013-11-08  |     | 




Illustration : Babel, composition R.Reumond




Alouette, gentille alouette,
Alouette, je te plumerai...


Avant-propos

Les glaces fondent, mais partout les miroirs de dressent ! Même que les étoiles du ciel se prennent à rêver dans ces miroirs aux alouettes. Babel y brille de tous ses feux, c’est une tour de cristal, un diamant qui s’élève sur la ville, face à nous, pour capter notre attention et saisir nos intentions.

Miroirs mon beau miroir dis-moi ! Je viens d’y acheter un diamant de quarante millions d’euros pour offrir à la nuit, que la lune bleue nous éclaire encore de son croissant précieux.

Babel se dresse comme un langage unique que l’on parlerait dans toutes les langues. C’est un miroir complaisant, comme une eau limpide dans l’œil des diamantaires et des banquiers, un grand miroir parabolique pour capter nos pensées les plus pures, et se saisir du reflet de nos âmes fragiles ; un effet miroir pour attirer nos regards. À force de le regarder, nous nous prenons pour des autres, ce miroir de Babel est un miroir déformant qui ne réfléchit pas vraiment, mais qui capture nos réflexions. Sur terre comme au ciel, il y a d’autres miroirs qui ne réfléchissent pas, mais donne à réfléchir, des miroirs sincères pour penser l’ombre et le reflet, des miroirs qui ont l’humanité pour tain et le teint lumineux à la place du cœur.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser en science pure ou en philosophie, le Réel ne peut pas seulement se définir « par opposition » avec le virtuel dans le sens où l’un réalise l’autre, pareillement on ne peut le décrire ou l’expliquer par l’effectivité des choses concrètes, car le réel appartient à une autre réalité phénoménale, dynamique et mouvante, en un jeu subtil de relations, d’énergie et de mouvements...

Avec sa dimension symbolique et imaginaire, le réel appartient à des dimensions interdépendantes et à des univers multiples, il est le fruit d'une éternelle dialectique entre eux !

(…)

Mal et bien, vrai et faux, fiction et réalité, noir et blanc…, les oppositions des contraires ne disent rien de l’entre-deux ou si peu ! La nuit ou le jour n’exprime rien de la valeur des gris et de la multitude de couleurs qui habitent l’entre-deux. Mais dans cette opposition, le Réel fait son nid ! Comme l’océan s’ébroue de vagues et de vents entre la côte et le grand large, la plage et l’horizon, le ciel miroité et les grands fonds ténébreux. Le réel de l’océan c’est un océan de réels comme qui dirait du Cosmos qu’il est « un océan de symboles » (Irénée de Lyon).

(…)

Le réel ne peut se déconstruire ou se reconstruire par dualisme interposé, par opposition aux apparences, par rapport à ce qui est illusoire ou utopique. En ses multiples sens, le réel est un tout dans le tout, une réalité dans la réalité et bien plus que cela !

Les langues très anciennes savent cette polysémie des mots sculptés en facettes nombreuses, comme elles ont connu de même ces polythéismes riches de mythes et de légendes, l’une ne va pas sans l’autre ! C’est dans ce terreau que s’affine le réel et dans ce chaudron que le bouillon de culture se mélange au brouillon de culture. Un seul mot en ces jeux de racines et d’étymologie pour avoir jusqu’à soixante-dix sens comme le diraient rabbins et scribes auteurs de La Bible des Septante.

(…)

ENTRE DIAMANT ET MIROIR : LE SENS

Si pour l’académicien François Cheng le substantif « sens » est par sa riche polysémie « Le diamant du lexique français », celui « qui cristallise en quelque sorte les trois niveaux essentiels de notre existence au sein de l'univers vivant : sensation, direction, signification. »

Notre propre Univers, celui où je m’écris et d’où je vous parle, cristallise tous les autres Univers !

Comme « le sens » en français est en même temps ce qui est vécu, exprimé, signifié, tout diamant qu’il soit, le réel ne peut être que taillé avec ses multiples facettes !

(…)

De sensibilisation en prise de conscience, et de prise de conscience en responsabilisation, entre les extrêmes, les contradictions, le ciel des apesanteurs et la terre des extrêmes pesanteurs, l’homme avance, par tous ses sens, par ses sens, (sens 1, celui des perceptions) il éprouve la vie, et prouvant la vie il désigne et exprime cet éprouvé (sens 2, celui des significations), pour avancer dans ce monde qui s'offre à lui, il avance pas à pas dans un sens qu’il choisit (sens 3, celui de la direction, de la réalisation) comme attiré par ce qui se manifeste de plus éclatant en lui et à lui de diverses manières, ce que traduisent ses intentions, et ce qui traduit « une attention » à l’existence et une certaine « intention » vis-à-vis du monde dans lequel nous sommes incarnés vous et moi.

Aussi beau et cher soit-il, aucun diamant ne peut-être certifié « Parfait », de cette perfection absolue dont on aimait vêtir les dieux. Toute puissance n’est en réalité que dans ce que l’on va en faire, virtuellement déjà là, en dehors de la réalisation, elle reste une virtualité étincelante, de mille possible.

Pour moi, condensé en deux syllabes, le mot Réel est cristallisé dans ce que je vais en « réal – liser ». Ainsi, certains se taillent la part du lion, d’autres de petites facettes de la réalité. Le diamant est pour cela le summum des miroirs à alouettes. Tels l’amour ou la magnétite , il agit sur nous comme un aimant, comme un amant possible en raison de toutes ses virtualités, en ce qu’il rend possible dans l’ordre de la réalité : il ouvre des portes et des portefeuilles…

Pourtant, tout comme le graphite, il n’est qu’un minéral parmi d’autres, un simple composé de carbone cristallisé et transparent; tout comme le Réel qui nous préoccupe ici, il est l'un des matériaux naturels les plus durs, car le réel lui aussi est d’un naturel rare, où la seule sur naturalité qui le traverse de toutes ses scintillantes, c’est ce que l’on va en faire dans l’ordre de l’existence.

Son étymologie grecque adamas ( Ἀδάμας), celui dont la fermeté est inébranlable comme le fer le plus dur (adamas : indomptable), ne rejoint-elle pas quelque part celle du mot hébreu Adam ( Ἀδάμ en grec), ‘Adam, la terre d’où vient le diamant et l’humain lui-même non encore dompté en nous comme le cheval sauvage, un animal de mauvaise compagnie ; ‘Adar l’éclatant, le rouge comme le fer que l’on va battre et travailler, celui qu’on ne peut dompter ou briser. Le diamant, c’est la pierre indomptée qui ressemble à de l’or, dure et résistante comme l’acier, mais, sans jeu de mots, le « faire » le plus dur n’est-il pas « l’être » ?

(…)

Sous les auspices des dieux, les anciens, voyants et grands prêtres, astrologues et prophétesses, pouvaient ainsi lire dans la cuve de bronze poli comme dans un miroir, les oracles et autres signes du temps. L’esoptron (le miroir, en grec) n’est-il pas surtout ce qui permet de voir, de concevoir, d’entrevoir ou de percevoir (de esô : dans, à l’intérieur, d’où esôteros/esôthen), de percer le voir au-delà d’une certaine réalité ; à l’intérieur des choses, des idées ; au-dedans des apparences, en ce qui est ailleurs, comme mis à part, retiré ?

(…)

Antoine Furetière (1619- 1688) est un lexicographe français, il était aussi un homme d'Église, poète, fabuliste et romancier. Nous lui devons entre autres, en 1684, un premier « Essay d'un Dictionnaire universel », puis quelques années plus tard, ce « Dictionnaire universel » dit « de Furetière » (1690), dans lequel il définit ainsi cette locution :

« Miroir. Terme d’Oiselier. Morceau de bois taillé en arc avec plusieurs entailles où sont de petits miroirs collés. Ce morceau de bois est soutenu d’une cheville, au milieu de laquelle il y a un trou pour mettre une ficelle afin de faire tourner ce miroir qu’on fiche en terre, au milieu de deux rets qu’on lève, & qu’on fait tomber sur l’autre quand les alouettes qui viennent le mirer volent assez bas pour y être enveloppées. Prendre des alouettes au miroir. »

(…)

DES MIROIRS, DES ALOUETTES ET DES HOMMES

Par sa façon de se hisser et de soudain retomber, l’alouette a beaucoup de points communs avec l’homme.

Les hauts comme les bas la meuvent et l’agitent ; brusquement, elle s’élève au pinacle des cieux, faisant du zénith son lit de duvet bleu, et de l’azur transparent sa folie des grandeurs ; puis subitement, le bonheur la quitte, l’espoir s’envole, elle faiblit, la peur l’accable…

L’alouette peut, pour cette double raison, symboliser l’ambigüité des polarités qui nous habitent, en ce jeu permanent des extrêmes qui nous font avancer et reculer, comme sous l’effet d’un balancier d’air léger et de plomb trop lourd.

Ses passages par le septième ciel et ses retombées par les sept cercles de l’enfer, en font un animal qui nous ressemble. Comme il existe des oiseaux de proie, l’alouette serait-elle l’oiseau de choix qui relie nos deux pôles sur notre axe existentiel, animal dualiste par excellence, phénix sans cesse renaissant et hippopotame trop pesant ?

Dans ses envols et discours fulgurants, comme chacun de nous, elle vole haut et fort et aspire à beaucoup, en ce zèle qui l’habite, par cette ferveur qui brûle en elle, elle désire d’un désir qui la gonfle comme l’hélium ou la dilate comme le rêve le plus fou.

Toujours plus haut elle s’élance, monte comme l’encens des églises ou le feu d’artifice ; tels un corps de joie séparé de toute tristesse ou une âme volage libérée de son corps, comme Icare elle s’envole, puis soudain elle se brûle à ses propres limites et retombe lourdement comme sous le poids du manque.

(...)

La gloire de l’homme c’est justement d’habiter ce manque et d’être vêtu par lui. Quelle que soit sa culture, on ne peut quitter sa nature que le temps d’un soupir, elle revient bien vite en volant comme vole les chairs les plus légères, se rappelant à nous comme une lourdeur étrange, celle de notre condition que les optimistes disent « humaine » et que les autres nomment avec sagesse « animale ».

En voyant le monde d’en haut ou d’en bas, on pourrait presque dire que l’alouette comme l’homme sont bipolaires !

« Couleur d’ascension » souligne Bachelard parmi les optimistes ; l’alouette prend son envol vers des cieux azurés puis retombe lourdement comme le plomb de l’abîme ; à certains moments, elle semble sublimer les pesanteurs de la vie, se gonfler de grâces majestueuses, de verticales infinies, tout comme de bons augures…

Puis subitement l’apesanteur la quitte, elle se dégonfle, semble prendre du poids, reculer, perdre l’équilibre et l’appétit, elle se renverse sur elle-même et retombe des nues, dégringolant plus vite encore, elle rechute, proportionnellement aux sommets atteints.

De l’expansion à l’implosion, de la hausse à la dépréciation, elle s’arrête de penser, de battre de l’aile, elle se juge, ses pensées deviennent pesantes, elle piétine le ciel, stagne de nuages blancs en nuages gris, puis régresse de nouveau comme un enfant blessé, passe de l’évolution à l’involution et de l’inflation sentimentale à la déflation affective, de l’amour au rejet et de la gaieté à la honte...

Alors, pauvre alouette toute déplumée, elle se jette dans le désespoir,son aile vacille plus encore, elle va de mal en pis, entre deux nuages noirs elle s’égare, le moindre petit vent semble la bousculer ; elle chavire comme se retourne un navire de plumes pour perdre ciel, et tombe maladroitement de tout son poids de duvet humide sur un sol bien trop dur pour elle.

Elle glisse sur la mauvaise pente, et ainsi de suite, entre les airs changeants, elle passe du chaud au froid, du rire aux larmes. Claire et joyeuse elle s’élève, grise et triste elle retombe, poussant des cris qui déchirent le ciel de haut en bas, pour s’abattre brusquement, brutalement, s’effondrant en critiques acerbes, avant de s’ébrouer comme oiseau sortant honteux de la piscine, cherchant autour d’elle quelque coupable à fustiger.

Avant de se redresser pour remonter la pente, tel un Sisyphe fourbu,mais plein d’enthousiasme, tout rempli de bonnes résolutions, dans l’euphorie du grand air, dans l’exaltation des courants ascendants et la folle excitation de voler de nouveau. Elle va son chemin de plumes et d’arc-en-ciel, entre désolations et consolations spirituelles, soulèvements et effondrements, dépressions physiques ou psychologiques…

Comme dans une comptine très populaire, elle va et vient, monte et descend, mais toujours, de la tête au dos, elle se fait progressivement déplumer !

Voilà pourquoi j’ai choisi cet animal bien sympathique pour aborder la question des miroirs et de la réalité : ces fameux miroirs à alouettes, pourvus de leurs mille facettes réfléchissantes.

Le réel est un gigantesque miroir aux alouettes, où chaque morceau est lui-même le reflet de milliard de petites réalités, ainsi, l’homme ne peut percevoir le monde qu’à travers cette multitude d’images holographiques comme une somme de prises de vues et de points de vue différents. Mais seule la totalité holistique et holographique peut signifier le Réel en sa multitude de réalités éclatées.

Qu’en est-il alors des miroirs à alouettes,
et quant aux miroirs quantiques - Qu'en est-il vraiment ?
À quoi pouvons-nous associer ce dispositif rotatif, muni de petits miroirs réfléchissant les rayons du soleil ?

Cette ancienne technique de chasse peut-elle enrichir notre propre réflexion sur la réalité ? Je le crois sincèrement ! Ne sommes-nous pas nous-mêmes des animaux, des oiseaux de bon et de mauvais augure doublés d’oiseliers ou de prédateurs plus ou moins sauvages !

Comme le mythe de la caverne de Platon peut nous enseigner sur notre façon de percevoir le monde, en quoi cette notion de piège à oiseaux peut-elle nous parler de nous ?

Certains parmi nous veulent le leurre et l’argent du leurre, d’autres se contentent d’être les sujets et les objets mêmes de cette illusion; et quand un mirage peut nous ouvrir les yeux, alors on parle de miracle.

Les démons des ténèbres déguisés en anges de lumière savent par reflets interposés que les Cieux ne sont pas l’opposé de la Terre ; que les choses séduisantes peuvent être des causes trompeuses et que de se mirer n’est pas toujours conseillé; de Narcisse à Lacan, les miroirs se brisent en mille morceaux pour nous projeter en dehors de nous-mêmes, alors nous ne vivons plus que dans l’extériorité et les apparences.

Ainsi, on peut toujours prendre des alouettes aux miroirs, comme on peut s’éprendre soi-même des images fragmentées.

Mais gare aux miroirs aux alouettes ! Il faut savoir reconnaître et discerner en tout leurre tournant, les vessies et les lanternes ; car si l’enfer est pavé de bonnes intentions, le paradis lui-même est carrelé de miroirs colorés qui réfléchissent pour nous.

Si « Spéculum » veut bien dire « Spéculer », les miroirs de la réalité doivent nous inviter au franchissement ; tel Alice au-delà des reflets, tel Dante au delà des enfers, il est de bon tain de quitter les apparences pour entrer dans le vif du sujet.

Les anciens spéculaient en observant les étoiles à l’aide de miroirs, ainsi le mot spéculation est-il lié au regard avant d’être associé aux équations à x inconnues, aux opérations plus ou moins abstraites. L’homme tout entier, des pieds à la tête, comme le miroir ou l’alouette de la queue au dos, l’homme est en principe la meilleure des surfaces réfléchissantes.

0 miroir, o beau miroir ! Dis-moi …

Si le vol de l’alouette est un reflet plus ou moins allégorique de l’homme, de qui le miroir est-il l’image ou la métaphore ?

Comment « spéculer » ou concevoir au-delà de ces miroirs multidimensionnels le monde réel ?

Reflètent-ils ce qu’il y a dedans ou ce qui est au-dehors ? Que reflètent ou réfléchissent les milles miroirs de la réalité et quelle vérité il y a-t-il au-delà des apparences ?

Je me répète bien sûr, mais il faut bien taper sur le clou pour briser la glace, et accueillir la grâce d'un voir différent !

(…)


« La Divine Matrice estl e contenant de l’univers, le pont reliant toutes choses entre elles, et le miroir qui
nous montre ce que nous avons créé. »

La Divine Matrice, de Gregg Braden (2007)


C’est un fait, nos pensées et nos émotions, nos croyances, nos convictions et nos certitudes nous enferment dans un huis clos circulaire, dans lequel nous nous regardons sentir et penser sans percer vraiment ce voir.

Le Réel ne peut-être que « fractal », c’est donc dans la fracture même qu’il nous faut opérer toute « réalisation » réconciliant ainsi, d’une certaine manière, le mal et le bien, les causes et les grâces, réunissant le temps et l’espace, les mirages et les miracles, les illusions et les vérités. Le réel comme entre-deux est comme la clé des Univers, il ne peut être qu’holographiques, c’est-à-dire que chaque partie de la réalité contient le tout, et que ce tout fragmenté contient plus que la somme de nos petites réalités, puisqu’il peut contenir plus encore !

(…)

Entre pesanteur et apesanteur, entre la force obscure et les énergies lumineuses, le monde se fait gris comme ces belles photographies qui chaque fois nous touchent ! En ce monde où nous polluons et respirons l’air pollué, toute « apparence » est une illusion tridimensionnelle, cette réalité reste un leurre, comme une image, une forme métaphorique ou une parabole qu’il nous faut décrypter plus encore.

Autour de nous comme en nous-mêmes, tout est donc une question de regard et de perspective, nous pouvons bien sûr en rester là, aux premières impressions comme au premier regard, en rester à nos croyances anciennes et à nos convictions premières, celles des apparences nues et crues ; mais on peut aussi aller bien au-delà, et pour cela, il nous faut percer le voir et chercher entre les ombres et les reflets, entre les mots et les phrases, les notes et les mouvements (Graphes) l’essence même de toute chose, pour entrevoir à travers le miroir et les sens cachés.

Ainsi, dans l’Univers comme dans notre tête, semble-t-il, chaque parcelle de pensées ou d’image contient toute l’image globale, parce que le Réel ne peut se réaliser que distribuée à travers toute la surface des choses et des causes perçues. Cette image globale se retrouve dans chaque pixel du miroir, en cette perception de toute réalité, comme dans toute la surface des choses, du temps et de l’espace.

Autrement dit, tout est dans tout, comme dans une forme de réalité holographique. Des mots mêmes du poète aux réflexions du métaphysicien, du Cosmos des biologistes au monde des astrophysiciens, chaque fragment de la réalité est comme un hologramme du Réel; c’est justement ce que nous ne percevons pas d’emblée dans notre monde temporel, linéaire et bien trop localisé qui reste essentiel !

L'enfer véritable se trouve là où nous sommes séparé de tout et où, tel le Dieu de la Genèse nous séparons tout : le ciel de la terre, l'intériorité de l'extérieur, la gauche de la droite, la vie de la mort…,

Créant ainsi de suite une rupture des liens naturels !

Ce monde clos, c'est là où en "penseur de rondin", nous fendons et séparons psychologiquement et physiquement la réalité, de haut du bas, en mettant des clôtures entre l’intérieur et l’extérieur, parce que nous vivons dans un monde fermé sur lui-même et refermé sur nous; un monde linéaire et duel qui n’est nullement le monde ouvert et parallèle des autres Univers .

Nous continuons à respirer dans une dimension où les choses nous semblent séparées l’une de l’autre ; nous n'y percevons que des lumières scintillantes sur des écrans plats, plats de la platitude des choses, où les ombres et les reflets se jouent de nous, de nos pensées et de nos perceptions, comme des miroirs à alouettes.

Nous nous retrouvons leurrés, sans cette capacité de faire des liens riches de sens, et sans pouvoir percer l’inter connectivité de tout en tout, en nous-mêmes comme dans le cosmos, là encore où tout est par nécessité de vie océan de diversité, de liens et d’unité.

(…)

LES MIROIRS AUX ALOUETTES (extrait)

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