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Tant que durent les mots...
prose [ ]
Il n’y a pas de cloison étanche entre les maux et les mots !

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par [Reumond ]

2011-04-12  |     | 



Introduction

Homo sum : humani nihil a me alienum puto (Térence, l'Homme qui se punit lui-même, I, 1,25)



Il n’y a pas de cloison étanche entre les maux et les mots ! Simplement parce que les mots, depuis le tout premier cri, en la toute première onomatopée, étaient déjà perméables aux mouvements du corps et de l’esprit en tout être animé.

D’où cette « tension » dans l’espace-temps entre attention et intention ; il en va de même dans un texte, des tensions entre les marges et les idées, dans les ratures, fautes, oublis, manques ou surabondances...

Attention ------ TENSION ------ Intention
Corps Âme Esprit
Imaginaire Symbolique Réel
JE JEU ENJEU ...

Etc,

C'est pourquoi la "cure de parole" et la "poésie" vont si bien ensemble, comme ipso avec facto ; le corps des mots épousant précisément la chair des maux. Ainsi, J’étais aux noces de la psychanalyse et de dame poésie et nous y avons bien plaisanté de nos associations !

Prenons le mot « catastrophe », c’est un exemple bien sûr! J’aurais pu prendre l’expression « ad rem », si la chose n’était pas localisable justement dans un lieu qui se situe entre l’ordre t le désordre ; en réalité, ce que nous mettons les uns et les autres derrière le mot « catastrophe », varie terriblement, non seulement selon l’air du temps, la culture, les croyances, mais plus exactement selon l’endroit même où nous nous trouvons à un moment donné, face à un événement donné, un fait passé, présent ou à venir.

Tout serait relation et corrélation, dans l’espace et le temps, selon la coordonnée sphérique du point de la surface terrestre où nous allons nous trouver à l’instant précis des faits relatés; dans cette relation personnelle, locale et temporelle, ce qui est (peut- être) pour certains « une calamité » à un moment donné, dans un lieu donné, pour un individu donné, sera (toujours) pour quelqu’un d’autre, en d’autres lieux, ailleurs, une donnée soumise au changement constant de configuration, car les mots épousent la forme des maux, pour configurer la réalité à notre propre réalité ; d’où l’attention et l’intention !

Tout serait donc relatif, c'est-à-dire à mettre en relation ? Ce qui est un véritable « tremblement de terre », un séisme au degré 7 de l’insupportable, doit-il toujours l’être pour tous, en tous lieux, et en tous les temps ? Ce qui est un nouement pour les uns, à un moment donné, sera peut-être vu d’un autre lieu, d’un autre point de vue, comme une chance ou un dénouement, ou même une élémentaire révolution, pour quelques autres. Ou encore, une nouvelle théorie à développer, une nécessité en soi à conceptualiser, un simple petit chambardement indispensable à toute évolution digne de ce nom, ou un simple changement de cap, quelques turbulences parmi bien d’autres présentes, passées et à venir. Tout serait-il donc relatif ?

Ainsi, pour le mathématicien français, René Thom, « la théorie des catastrophes », dans le domaine de la topologie différentielle, est une hypothèse parmi d’autres hypothèses, qui, à partir d'observations empiriques de la forme d'un système ou de processus discontinus, tente de construire un modèle dynamique continu ; ici, le terme "catastrophe" désigne « le lieu » où une fonction change brusquement de « forme ». Cette théorie, c'est-à-dire cette « contemplation », a pour finalité de construire un modèle de compréhension, entre les maux continus ou discontinus et les mots de cette attention-intention.

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CHRÉMÈS
Je suis homme, et rien de ce qui touche l'homme ne me paraît indifférent, prends que je te conseille ou te questionne, ce que je veux, si tu fais bien, t'imiter; si tu fais mal, t'en détourner.
MÉNÉDÈME
J'ai besoin, moi, de faire ce que je fais; libre à toi de faire ce qui te convient.
CHRÉMÈS
Y a-t-il un homme qui ait besoin de se mettre à la torture?
MÉNÉDÈME
Oui, moi.
CHRÉMÈS
Si tu as quelque chagrin, j'en suis désolé. Mais quel est ton mal? Qu'as-tu fait, je te prie, pour te punir si cruellement?
MÉNÉDÈME
Hélas !
CHRÉMÈS
Ne pleure pas, et, quoi que ce puisse être, apprends-le-moi. Ne le cache pas, ne crains pas, aie confiance en moi, te dis-je. Je te consolerai et t'aiderai de mes conseils ou
de ma bourse.
MÉNÉDÈME
Tu tiens à le savoir?
CHRÉMÈS
Oui, par la raison que je viens de te dire.
MÉNÉDÈME
Tu le sauras.
CHRÉMÈS
Mais en attendant, dépose au moins ce hoyau; épargne-toi cette fatigue.
MÉNÉDÈME
Pas du tout.
CHRÉMÈS
Que veux-tu faire?
MÉNÉDÈME
Laisse-moi; je ne veux pas me donner un seul instant de repos.
CHRÉMÈS
Non, te dis-je, je ne te laisserai pas.
MÉNÉDÈME
Ah ! ce n'est pas bien.
CHRÉMÈS
Oh ! un hoyau si lourd, je te le demande !
MÉNÉDÈME
C'est ce que je mérite.
CHRÉMÈS
Parle à présent (…).

Je suis homme, et rien de ce qui est humain ne peut m'être étranger ! Derrière les mots « de famille », il y a beaucoup de drames de famille; les vers de Térence expriment toute "la Solidarité" qui existe entre les maux et les mots, en la personne humaine, un sentiment comme une attention les lient les uns aux autres, alors tant que dureront les maux, donnons sens à vos propres maux !

Tant que dureront les maux, les mots s'éterniseront pour briser le silence !

Dans le balancement de pendule entre la cause et la grâce, dans le mouvement perpétuel entre l’épreuve et la preuve, avec intention et attention, donnons vie à nos propres mots.

Au cœur du flux et du reflux, entre les maux et les mots, les relations s’installent inexorablement comme une peau recouvre les os ; ces relations, elles sont essentiellement charnelles, puisqu’il n’y a pas de langage qui soit désincarné, et pas de sang qui ne soit d’encre.

Si ces rapports personnels sont singulièrement sensuels, c’est qu’ils sont aussi ultimes qu’intimes, on pourrait dire, sans se tromper de Genèse, que les maux et les mots vont ensemble comme le Terreux épouse La Vivante pour un enjeu qui les dépasse.

Tant que dureront les maux, les mots s’y impliqueront à deux cents pur sang !

Ainsi, les phrases s’étendent pour réaliser, agir, créer…, le Verbe s’y déploie comme fléchit le cœur pour l’être aimé, comme le vent convole la voile ou marie la vague pour s’y transporter d’eau.

Le continuum espace ligne, l’espace pensé, notifié, signifié, parlé, agit …, s’entrebâille entre les marges, pour accueillir les encres…,

Gémellité espace-temps pour un jumelage mot à maux.

Alors que sur le Web, le marché du sexe fait recette, se fait toise, toile, sexe pose, bien vœux nus, sexe pylore, sur cartes jusqu’aux territoires les plus intimes de l’existant, dans les saillies comme aux entretoises de l’être, s’entrecroisent les corps comme s’entrelacent les mots à mot, sexe ploie, pelote, pilote, complote, plie, s’applique, mots en fleurs puis en fruits, en phrases florissantes, fluorescence, indécence des gros mots et perfidie des jeux de mots pour pondre des textes crus.

Comme les maux stigmatisent la chair, les mots reconnaissent toutes épreuves
Entre les poupées vaudou et les veaux d’or, flashs.., l’image est toujours première, intuition initiale, puis viennent les tentatives pour les nommer, les mettre en marge, donner le sens ou le perdre, selon …,

Par la porte entrouverte, la fenêtre ou la page, entrer en communion, c’est entrer en signe, donner du sens et pénétrer en vérité et donc en liberté, percer le voir en toute transparence.

Comme tous les mouvements du corps, de l’âme ou (et) de l’esprit, les mots, mythes et symboles sont des fenêtres coulissantes, des portes-mots entrouvertes sur l’invisible, en ces trois lieux trois fois seins, saints et sains, de l’imaginé, du symbolisé et du réalisé, l’espace-temps se déplie.

C’est donc, le lieu privilégié ou le réel lui-même nous fait signe, entre jeux de rôles et jeux de mots, mots du je et rôle de je, jeu drôle, jeu démo, échanges de mots pour quelques maux perdus à la surface brisée des disputes et de poétiques discussions (…) Entre les superstitieux du rationnel et les superstitieux (cieux) de l’irrationnel, ils ne sont pas faits pour s’entendre, seul « le signe de la croix » est une équation à trois inconnues qui peut les rassembler.

Parce que le monde est divisé en deux, Nord et Sud, Est et Ouest, noir et blanc, etc.
Dans le vif du sujet, dans le cru des croyances, dans le nu de la vie, dans les lieux de la vie…, il y a ceux qui ne croix qu’en ce qu’ils ne voient pas, ceux qui ne croient qu’en ce qu’ils voient, conflit de pesanteur, entre la pomme de l’évidence évidée et l’équation en chute libre de la pomme de Newton.

Chacun des douze mille verbes français souligne le continuum ontologique, le fil à plomb métaphysique, métaphysique ailleurs, car tu prends toute la place !

L’Univers s’éprend, c’est l’expansion, alors que dans le temps, le signe comme lieu se fait lieu comme signe, le temps se fait choir, la chute se fait chair pour mettre les points sur les zizigounette.com, l’espace-temps d’une réflexion qui se fait intemporelle au contact de ma peau vive.

Les mots s’expriment par onomatopées, s’exhortent les uns sur les autres, sex’altent, se relatent au moindre point virgule, s’excitent à la ligne, chapitre après chapitre, s’exclament d’interjections sans exclure l’interrogation existentielle !

Sans s’excuser, sans exiger la moindre chose, ils s’extasient les mots, septuplent par centaines les définitions, sexualisent les sens, sensualisent les vides pour les remplir d’interprétations.

Au jardin des encres, au verger des encore, les plumes en pleine forme, poussent le trait jusqu’au bout de l’existence, dans une relation dangereuse entre les marges et la page blanche.

Entre le miel et le mal du pays, la douceur et le mal d’amour, comme si les mots y cherchaient le sens de leur propre activité, comme si l’écriture vérifiait elle-même les règles de ses verbes : pouvoir, posséder, savoir ou avoir…, mais qu’importe le sens, ce qui compte c’est d’être !

Entre les confusions du réel et les confusions des imaginaires, tout est croyances porteuses, mais …, Les maux sont les croisées d’un chemin de mots, des mots croisés, croisettes, croisières, mal de mer, mal de mot, jusqu'au-boutisme des maux, jusqu’aux motifs les plus abscons, à l’ extrême même des mots, là où cause et grâce se croisent, dans le flux et le reflux d’une écriture automatique.

Aux grands mots les grands remèdes, je suis poète, mais je me soigne !

Après de violents mots de tête je coupe toujours les mots à la racine même des maux, car entre la feuille vulgaire et le tronc latin, de deux mots, il faut choisir le moindre !

Les maux écrits sont toujours séparés par des accalmies, alors, j’attends sur la digue, les points virgules et ceux de suspension, quand le temps surprend son bol d’air marin, j’ai des maux sur le bout de la langue, sans maudire personne, de traîtres mots, mots tus, motus et bouche d’égout, à ces maux, le souffle se lève, les voiles se gonflent, avec des maux mal écrits, quasi illisibles, comme hermétiques, sur des moulins à maux, avec leur quadruple non-sens qui tournent dans ma folle tête en exil au loin.

Les mots et les maux tabous, comme la vie à mort semble toujours obscène, jouant sans cesse sur les maux …, souffrance d’une quête éternelle, ce ne sont que des maux me direz-vous, une recherche en souffrance, mais des maux assez durs pour tuer le temps, briser l’espace, des maux si forts qu’ils marquent les nerfs en faisant des gros nœuds et forment ainsi des rides sur la peau du papier.

Des maux symptomatiques, homophones, cancéreux, paronymes ou synonymes selon les états d’âme ou les étapes d’esprit ; des maux signifiants et des signifiés qui finissent par ne plus rien dire, des tumeurs tellement malignes qu’elles rongent leur frein, des antonymes de pantomimes, des expressions ad litteram pour les hommes de l’Être, des locutions ad libitum de syntaxe libidinale; des chiasmes et hapax héréditaires, des gros maux d'argot instinctifs et des gros maux savants pulsionnels, pour spécialistes du blanc bonnet et du bonnet blanc, comme il y a des professionnels du mot à maux et des experts des maux à mots, œil pour globe, mots pour maux, ainsi va la vie!

(...)

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