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Les verbes psychologiques : similitudes vs. divergences dans la Romania [‛(S’)étonner’ en roumain, français et espagnol]
personnelles [ ]
Courte présentation d’un autre futur livre

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par [Danaia ]

2019-04-07  |     | 



Notre travail représente une étude comparative de linguistique romane, dans la perspective de la grammaire cognitive et fonctionnelle. L’objet de notre recherche est constitué par la sous-classe des verbes psychologiques d’étonnement, particulièrement par les lexèmes qui désignent le concept de ‛(s’)étonner’ dans les langues roumaine, française et espagnole (voir, à cet égard, le roum. a [se] mira / a [se] uimi / a surprinde, le fr. [s’]étonner / surprendre et l’esp. extrañar[se] / asombrar[se] / sorprender[se]).
‛L’étonnement’ / ‛La surprise’ constitue, selon toute probabilité, un état affectif primaire, ce qui équivaut à reconnaître son appartenance à la catégorie des concepts-pivot (prototypiques), qui fonctionnent en tant qu’invariantes sémantiques, en ce sens qu’elles désignent de zones de concentration d’un type particulier (Goleman 1997 : 289 sq. ; Stoica 2012 : 413). Vu que ‛l’étonnement’ représente une prémisse importante de l’acte gnoséologique, cet état affectif a été mis, dans la littérature de spécialité, en relation avec les émotions intellectuelles. La discussion autour de ce concept a pu être approfondie y compris dans la perspective de la dichotomie ‛émotions fines vs. émotions fortes’ (Gavriliu 1997 : 90) ; c’est dans ce cadre théorique que l’‛étonnement’ a été distribué à l’intérieur de la première catégorie, à savoir celle des émotions fines.
En conformité avec une approche cognitive, les verbes qui lexicalisent le sens ‛étonner’ codifient un processus affectif causatif, à savoir un type aspectuel défini en relation avec la notion de la ‛causalité’ (un repère essentiel pour établir le degré de prototypicalité). La structure évènementielle de cette catégorie de verbes relève d’un arc causal complet, compte tenu des deux aspects suivants : a) l’élément affectogène (le stimulus / l’agent) représente le point initial du processus, tandis que l’élément affecté (l’expérienceur) en constitue le point final et b) à l’intérieur de la structure syntaxique, le point initial occupe la positon de sujet, tandis que le point final du transfert de force correspond à la position de l’objet direct. En fait, une pareille configuration actantielle relève d’un modèle cognitif idéalisé (MCI).
Pour ce qui est des verbes psychologiques causatifs, tels que ceux qui désignent ‛l’étonnement’, le transfert de force est codifié comme changement rapide, étant donné que ce type de verbes évoquent un processus non-duratif / momentané, raison en vertu de laquelle on les désigne sous le terme de non-continuatifs exogènes (Gehl 2007a : 220). Cette description concorde avec la définition de ces verbes comme étant illustratifs de la catégorie affective de l’‛émotion’. Les verbes d’étonnement (considérés pour notre discussion) peuvent toutefois actualiser contextuellement une signification également durative, qui est suggestive pour l’expérimentation d’un état plus complexe, définissable en tant que sentiment. Une pareille valeur affective est reconnaissable surtout pour les structures passives réfléchies, occurrentes dans des contextes à l’intérieur desquels les verbes en question se définissent comme statifs.
Notre travail comprend deux parties à proprement parler. La première traite toute une série d’aspects théoriques, en fait des questions qui relèvent de la description syntaxique, sémantique et pragmatique de la sous-classe des verbes psychologiques, en conformité avec la perspective assumée dans les études de grammaire fonctionnelle. Plus exactement, dans cette première section de notre livre, nous avons considéré les aspects suivants : la présentation sommaire des principes de la grammaire fonctionnelle ; la définition du verbe du point de vue de la grammaire cognitive (voir à cet égard le verbe en tant que codificateur d’un état de fait et le verbe comme structure causale) ; le verbe psychologique – codificateur d’une «causalité affective» ; le caractère prototypique / non-prototypique / modérément prototypique de la sous-classe des verbes psychologiques ; une possible catégorisation des processus affectifs et des verbes psychologiques ; la question des verbes psychologiques monosémiques vs. polysémiques ; la structure sémantique du prédicat psychologique et ses implications sur la configuration des adjoints verbaux.
La seconde partie constitue le noyau de notre recherche comparative et elle est dédiée à la présentation détaillée des principaux cadres actantiels (la structure active transitive et passive réfléchie) afférents aux verbes d’étonnement considérés pour les trois langues romanes. Tout en assumant un tel objectif, nous avons considéré, en tant que support de notre investigation, de nombreux exemples (souvent circonscrits au registre familier de la langue) attestés en ligne, dans des pages actuelles de langue roumaine, française et espagnole. L’information lexicographique a été de cette façon corroborée essentiellement avec les dates fournies par l’observation du comportement discursif d’un verbe ou d’un autre. Ce type de démarche s’inscrit d’ailleurs dans les coordonnées d’une recherche cognitiviste, vu qu’une telle approche relève le rôle fondamental du contexte et permet, par conséquent, d’approfondir la discussion dans la perspective du rapport ‛compétence – performance’ (Weigand 2004 : 13). Dans tous les deux chapitres, consacrés, l’un à la structure active, l’autre à la structure passive réfléchie, notre discussion a été structurée en fonction de la codification syntaxique des arguments verbaux, mais également à partir du mode spécifique d’actualisation thématique (au niveau des cas profonds, i.e. soit comme stimulus / agent, soit comme expérienceur) des fonctions syntaxiques argumentales. Bien que notre démarche ait essentiellement visé les deux structures – active transitive et passive réfléchie – notre analyse a pu toutefois être approfondie par la considération de la structure périphrastique, à savoir de la construction passive analytique en tant que structure passive canonique.
Ainsi conçu, notre travail se propose comme objectif majeur de mettre en évidence les principaux traits distinctifs (au niveau des cadres actantiels afférents aux verbes considérés) de la structure active transitive, par comparaison à la structure passive réfléchie, de même que toute une série d’aspects suggestifs pour les dissociations contrastives dans l’aire romane. Il deviendra possible de cette façon de définir le degré de continuité (unité) vs. discontinuité dans la Romania (voir à cet égard les cas de correspondance entre les trois langues romanes vs. les cas de correspondance exclusivement entre deux des langues considérées ; les cas de correspondance totale vs. partielle ; le degré de validation du concept de la ‛synonymie interlinguistique’, etc.). Par conséquent, notre démarche, doublement comparative, envisagera, d’une part, le rapport ‛actif transitif / passif réfléchi’ à travers une approche intralinguistique (portant sur les formes actives et passives réfléchies d’un unique verbe dans une langue donnée), d’autre part, le même rapport dans une perspective interlinguistique, ce qui suppose donc la prise en considération des lexèmes hétéronymiques. Ce type de démarche facilitera y compris la formulation de quelques conclusions vis-à-vis des facteurs responsables de toute une série de similitudes vs. divergences, ce qui constitue en fait un autre objectif de notre ouvrage. Dans cet enchaînement d’idées, la provocation sera de répondre à la question dans quelle mesure les groupements délimités se légitiment soit en vertu de quelques particularités «ponctuelles» / discursives, soit à partir de certaines caractéristique systémiques.
Le degré d’accomplissement de ces objectifs est relevé de manière synthétique dans la troisième partie de notre ouvrage, dédiée à la présentation des conclusions du livre à travers le prisme des objectifs assumés. C’est ici que nous proposons une approche du rapport ‛actif transitif – passif réfléchi’ à partir de la réalisation thématique des arguments des verbes d’étonnement considérés. Notre démarche vise plus exactement les principales correspondances entre les structures syntaxiques-argumentales qui relèvent du même type d’actualisation thématique, particulièrement soit comme expérienceur, soit comme stimulus / agent (voir à cet égard, d’une part, le sujet expérienceur occurrent dans les limites de la structure passive réfléchie et l’objet direct expérienceur de la structure active parallèle, d’autre part, le sujet stimulus occurrent dans la structure active transitive et le complément prépositionnel de la construction passive réfléchie).
Dans cette dernière partie figure y compris une petite section consacrée à la présentation synthétique des correspondances totales vs. partielles (au niveau des deux structures syntaxiques) entre les trois langues romanes ; les observations formulées à cette occasion se légitiment prioritairement dans une perspective statistique. C’est également ici où l’on reprend des aspects théoriques traités dans la première partie de notre ouvrage, mais cette fois-ci avec référence stricte au paradigme des verbes psyhologiques d’étonnement, particulièrement aux verbes qui expriment la notion de ‛(s’) étonner’ ; il s’agit, en dernière instance, d’une discussion destinée aussi à mettre en relief le degré de continuité vs. discontinuité dans l’aire romane.
Dans notre travail nous avons valorisé les concepts et (implicitement) la terminologie véhiculées dans les études de grammaire cognitive et fonctionnelle. C’est ainsi que nous avons pu nous référer à une structure passive réfléchie, à savoir une dénomination qui implique la subordination de la structure réfléchie (le réfléchi dynamique, dans une approche traditionnelle) envers la diathèse passive ; ce type de subordination équivaut à reconnaître le fait que le réfléchi est vu comme l’une des modalités (non-canoniques) par laquelle se matérialise la catégorie grammaticale de la diathèse passive.
Dans le même ordre d’idées, les constructions absolues / non-saturées (résultées à la suite de l’omission de l’objet direct dans les limites de la construction active transitive) ont été définies comme antipassives, une dénomination conforme à la manière cognitiviste de valoriser cette structure (voir, par exemple, Manea 2001 : 121).
Les fonctions syntaxiques (argumentales) – désignées également sous le terme de fonctions perspectivales, en vertu du fait qu’elles spécifient la perspective dans laquelle sont décrits les états de fait à travers les expressions linguistiques – ont été présentées en corrélation avec les fonctions sémantiques, un concept qui renvoie à une série de relations profondes, similaires aux relations identifiables dans la structure syntaxique de surface . Ce type d’approche (i.e. corrélative) se légitime dans la mesure où les fonctions sémantiques relèvent, en accord avec le point de vue cognitiviste, des soi-disant «hyérarchies d’attribution» (de la fonction de sujet et d’objet direct).
À travers notre démarche, il y a également d’autres concepts cognitivistes qui ont prouvé leur fonctionnalité, comme par exemple : ‛état de fait’ (une notion qui évoque «l’évènement [psychologique]», définissable par dissociation de «l’entité», ce dernier codifiée, au niveau morphologique, par des noms); ‛évènement prototypique’ (l’évènement susceptible d’être caractérisé par les paramètres : dynamique, contrôle et changement); ‛type aspectuel’ (un syntagme qui renvoie aux trois types d’évènements psychologiques, i.e. ‛processus causatif’, ‛processus éventif’ et ‛état’) et d’autres.



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