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Maria, des mots sans fin
prose [ ]
[Une mélancolie de l`Est]

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par [h.p.sebastian ]

2010-09-07  |     | 



Elle parle. Toujours. Il y a des mots sans sons. Sans vocables. Sans consonnes. Je la regarde comment elle prend sa douche. Comment elle cuisine. Je suis un ange qui la regarde devant les fenêtres larges ouvertes de l'esprit. Hier il a plu dans les pays de l'Est. La mélancolie est arrivée jusqu'à la fin de son étoile. Elle ne brille pas comme avant. Je pleure aussi. Comme tous les gens des pays sans soleil. Sans rythme. Et sans lumière. Ma Maria se trouve entre les murailles de l'âme des vierges. Elle n'est pas vierge depuis longtemps. Je lis comme un fou la dernière livre de ma sainte. De ma belle. Certainement elle cache quelque chose entre ses doigts. Le rien. Ça c'est sûr.

Des mots sans fin. Chaque jour il y a des cons qui jouent l'idiot. Personne ne parle. Moi je me tais parce que la nuit tombe et les ténèbres de l'hiver vont conquérir toutes les victimes du désir. Maria est partie à l'école pour dialoguer avec les petits de l'esprit du Noël. Je suis enfermé dans une camisole sans réagir. Je rigole dans la chambre blanche. Et puis je tombe dans le gouffre de la psychanalyse. Toujours des mots et des sentiments forts. Maria écrit dans son journal des chiffres. Des lettres. Et puis elle arrache chaque page sans remords. Elle est comme ça. Toujours entre le rêve et la lecture. Elle est une artiste de la chute des systèmes. Révolté. Non. Pas du tout.

- Il y a du fromage dans le frigo? Et du beurre? me demandait chaque jour avant de partir dans son long voyage vers les hautes montagnes de l'espoir. Je ne savais pas quoi lui répondre. Je mentais dans mon journal. Dans mon âme. Je savais. Elle ne peut pas arriver jusqu'au bout de son histoire.
- Oui! Il y a du fromage blanc. Et du yaourt. Et du beurre un peu salé. Tu peux les jeter quand même à la poubelle parce qu'elles sont expirés depuis trois semaines. Oui. Ça c'est vrai. Elle a disparu pendant trois semaines et maintenant elle est revenue pour prendre son petit-déjeuner. Bizarre. C'est vachement... un peu contradictoire. Alors...
- Ne te fais pas de soucis. Je vais prendre un thé et un café au lait avec du pain BIO. Et. Ce sera tout. Pour aujourd'hui. Et pour le reste de la journée j'en sais pas. Je me débrouillerai. Je suis pas bête du tout.

Je me suis endormi pendant des heures. Des jours. Des semaines. Des mois. Maintenant je ne rêve plus. Je joue l'idiot pour la première fois. Elle est où, ma Maria! Elle est où cette roumaine les yeux à la perle. Elle est où cette jeune actrice de mes espoirs. J'ouvre les yeux. Elle est à Paris. Oui. Dans la capitale des morts et des vivants. De l'histoire et de la culture. La ville des âmes et des saints. Je prends le TGV pour Paris. Je descends pour la première fois dans la gare du Nord où mes nerfs sont en colère. Je regarde. Rien ne bouge. Juste le vent de l'Est. Oui. Comme je suis con!

- Je suis là. Tu peux me chercher dans les endroits les plus sombres de la ville. Des infos au guichet du métro. Personne ne connaît Infini, Rue des Rêves.
- Je serai là dans quelques instants. Je lui réponds mécaniquement. Je la désire comme une fleure désire la pluie. L'eau coule dans mes veines pas la sang.

Il est minuit. J'erre dans les rues étroites et pleines de chiens qui aboient à la lune. La capitale est devenue cauchemar. Je suis seule. Je pense à elle. Je l'embrasse. Je la baise comme un fou. Comme un idiot qui voit pour la première fois devant lui une femme nue. Mais elle est pas femme. Elle est un ange. Une sainte. J'éjacule sur ses seins. Elle est maintenant partie de mon désir. De mon spectacle sexuel. Elle. Ma Maria sans mots. Sans tambour ni larmes.

Il est 1 heure et 59. Je suis chez moi et je tremble. Je me suis réveillé. J'ai peur. Maintenant tous mes désir sont finis par la mort. Les chiens de mon rêve ont mordu la jeune sainte à la perle. Et moi je suis resté tranquille dans mon lit.

À l'Est il neige. Il est 32 décembre 198 et infini. Mon père est dans son lit. Ma mère finit son travail. La cuisine est propre et les anges peuvent s'asseoir sur la chaise des morts sans dire un mot. Maria est rentrée chez elle. Je prends une douche. Et je commence les lectures sur les spectacles de notre temps. Demain il faut que j'aille rencontrer mon directeur de recherche. J'écris sur les idées. Sur les monstres de l'écriture. La machine à écrire rompre mon désir de pénétrer l'ombre où se cachent les objets. Je dois mettre fin au spectacle morbide de la capitale du Nord.

- Un petit bisou! Juste un bisou! me demandait cette fille de l'Est.
- Je ne peux pas. Regarde-moi quelques secondes. Je suis ivre comme le navire de quelqu'un d'autre. Je suis dans ma camisole depuis des années. Et des années. Et je surveille pour que le petit soit sage.
- Le petit? C'est qui ça? Elle était curieuse comme toutes les femmes de l'Est. Je ne demande rien. Je voulais juste savoir pourquoi tu as caché ce petit. Il est né quand?
- Non. Tu n'as rien compris. Il s'agit de mon destin. Il faut que je surveille mon destin parce que les chiens me suivent et je dois éteindre la lumière de mon âme chaque nuit. Et chaque jour.
- Et le destin, il est un petit qui cherche pas sa mère, mais aussi son papy d'adoption?
- Oui! Tu comprends parfaitement le choix de mon destin.

J'envoie une lettre à ma sainte. J'écris le scénario de la fin de mon histoire. Elle devrait être à l'école maintenant. Je ne veux pas la déranger. Mais. Il faut. Comme d'habitude. Dans les pays de l'Est tout le monde parle avec tout le monde. On est tous dans une harmonie. Comme dans les mines du Nord. On cuisine ensemble pour avoir de quoi manger et de quoi rire après. On boit de l'eau de vie de la région natale. La province de nos étoiles. À l'Est tous les gens meurent sans mots. Maria va revenir dans la capitale de nos amours. Pas maintenant. Elle doit attendre la fin des systèmes.

Si je ferme les yeux je vois le petit qui mange chaque morceau de ma sainte. Il est si révolté que personne ne peut lui interdire ce plaisir. Mon petit est né quand j'ai quitté l'aéroport T.: derrière moi ma mère qui cousait quelque chose d'étrange, une sorte de charte des républiques du rideau des larmes, et mon père qui fumait je ne sais pas quoi. Une cigarette. Ou il lisait peut-être un journal. Personne ne pleure quand le seul fils part dans le monde pour mieux vivre. À l'Est on doit faire comme ça pour répondre aux vols des animaux de la forêt.

- Je te prie de répéter les mots de nos ancêtres. Je te prie de me dire que l'amour pour moi sera toujours éternel. Je te prie.
- Tu le sais bien. Chaque amour à sa fin quand les deux êtres sans mots tombe dans les ténèbres. Et la terre fait d'eux des os pour les chiens de la nuit.
- Je te remercie. Je vais partir. Elle faisait tout le temps des choses pareilles. Mais moi j'en ai assez.
- Ça suffit! Je ne veux pas rester seul dans mon lit. Il faut que tu restes à la maison et travaille dans le coin lumineux de notre chambre.
- Pas du tout. Je dois partir pour finir le voyage à la montagne du sel.
- Pas de question!

Maintenant je comprend. Elle veut être libre comme les oiseaux du ciel. J'accepte parce que je l'aime encore bine. Dans mon journal de nuit je note un seul mot: Maria est libre de prendre son vol sans interdiction. Je souffre mais je dois fermer les yeux et rêver jusqu'à la fin de ce premier poème d'amour. De tristesse. De l'Est. Du jour. De la nuit. De larme. Quand l'oiseau s'envole elle part dans les coins de l'écriture et de l'espoir. Elle va se retourner demain. Avec un petit. Oui. Un petit destin. Destin.

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