Poèmes (0.067s) Poesie, prose, commentaires, critiques - Littérature et Culture Français

agonia Agonia.Net | Règles | Publicité Contact | Inscris-toi


romana Poetry, prose, essays, comments, poems - International Culture and Literature english Poetry, prose, essays, comments, poems - International Culture and Literature francais Poetry, prose, essays, comments, poems - International Culture and Literature italiano Poetry, prose, essays, comments, poems - International Culture and Literature deutsch Poetry, prose, essays, comments, poems - International Culture and Literature espanol Poetry, prose, essays, comments, poems - International Culture and Literature



[ Création ][ Internet ][ Culture ][ Société ][ Evénements ][ Arts ][ Livre ][ Polémique ][ Presse ][ Régional ][ Contact ]

poezii



 
Vincent 1993 :: Mario Meléndez


Vincent 1993
poèmes [ ]
Mario Meléndez

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
par Nicole Pottier [NMP]

2004-08-21  |   

Ce texte est une suite  | 



A Vicente Huidobro.

Le grand poète des vanités
se regarde dans le miroir et dit
personne n’est mieux que moi
personne n’est plus beau ni délicat
plus moqueur, paradoxal et irrésistible
Et quand je marche dans les rues
on me poursuit et on me demande des autographes
on s’agglutine autour de moi ou on s’évanouit
car je suis plus immortel que les aiguilles
et dans ma bouche soupirent les étoiles
Ainsi, chaque montagne est un poil dans mon oreille
et chaque nuage une échelle de secours
où je monte et descends tel un magicien
poursuivant son lapin
sans jamais le rattraper
Néanmoins les hélicoptères m’adorent
les scolaires aussi que j’aperçois du coin de l’œil m’adorent
le trapéziste d’un cirque expulsé m’adore
l’hôtesse de l’air d’ un vol imaginaire m’adore
les nains, les lutins, les fantasmes m’adorent
et tous crient : « Vas-y Vincent, vas-y
avec sa tête enserrée dans un chapeau
vas-y, celui qui urine sur les astres
celui qui respire des copies US
et change de couleur jusqu’à en devenir insupportable »
Et moi je me moque comme un bouddha gâteux
lorsqu’ils me jettent des fleurs aux pieds
et je me remplis de numéros de téléphone
et de femmes qui donneraient leurs propres seins
pour effleurer mon front d’amant de multitude
ou pour regarder mes cheveux sortis d’un arc-en-ciel fruité

Je possède quelques chants lunaires en français
et un chat qui me parle en un langage posthume
et un chien qui me mord et lèche mes antennes
et de la coriandre qui me demande qui je suis
et je lui dis « ne me cherche pas
ne fais aucun cas de la rose effeuillée
tu as ta propre sagesse
ta propre odeur
ton nom dans la casserole dominicale
point n’est besoin que tu sois si belle
pour qu’on te respecte
car il suffit de te goûter
pour que tu aies gagné le paradis
et un espace dans ma gorge »

Je m’en vais maintenant en parachute
je m’en vais dans mon aéronef de plumes anonymes
je m’en vais pincer les fesses d’un piano
faire une sieste dans un cercueil d’œuf



(Traduction : Nicole Pottier)

.  |




printe-mail

Visualisations: 651


.Traductions de ce texte:


  Les commentaires des membres:






 
shim La maison de la litérature shim
shim

Agonia  Recherche  Agonia.Net  Forum  

La reproduction de tout text appartenant au portal sans notre permission est strictement interdite.
Copyright 1999-2003. Agonia.Net

E-mail | Politique de publication et confidetialité

Poèmes (0.070s) Poesie, prose, commentaires, critiques - Littérature et Culture Français

# You own a cultural website? Join the Cultural Topsites! .