agonia
francais

v3
 

Agonia.Net | Règles | Mission Contact | Inscris-toi
poezii poezii poezii poezii poezii
poezii
armana Poezii, Poezie deutsch Poezii, Poezie english Poezii, Poezie espanol Poezii, Poezie francais Poezii, Poezie italiano Poezii, Poezie japanese Poezii, Poezie portugues Poezii, Poezie romana Poezii, Poezie russkaia Poezii, Poezie

Article Communautés Concours Essai Multimédia Personnelles Poèmes Presse Prose _QUOTE Scénario Spécial

Poezii Romnesti - Romanian Poetry

poezii


 

Textes du même auteur


Traductions de ce texte
0

 Les commentaires des membres


print e-mail
Visualisations: 461 .



La lombaire du soir, l’Allombert du matin
poèmes [ ]

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
par [Célé ]

2019-02-17  |     | 



Charles de Gaulle est mort. Madame la maîtresse
Tu m’interroges : qui était ce grand Monsieur ?
Maure ? Je l’ignorais. L’ignorant qui paresse
Dans mon silence c’est du mépris dans tes yeux.

Des Maures, mon pays les a vus disparaître,
À devoir, sans décompte, enterrer le dernier.
Des mors sans leurs chevaux dans l’écurie des êtres
J’en vois encore mordre des sentiments d’acier.

Charles de Gaulle est mort, mon général… Foutaise
Est le grade qui vient à mon esprit vaseux.
Un général ! Dis la petite Portugaise.
De taire l’évidence étouffe le taiseux.

Ha, si c’était Franco ! Tu m’affirmes madame,
Très solennellement, bien sûr tu l’aurais su.
Ha, si c’était Franco ! Ta gueule, non Madame
Sur cette estrade je ne l’aurais jamais vue.

Mon père n’aurait pas fui le rouge et le jaune
Du drapeau d’un pays où il ne revint plus.
Dans l’œuf du faucon, l’être est un futur béjaune,
Dans les serres de l’aigle, un rendez-vous reclus.

Trouverais-tu les clés de sa boîte crânienne,
Le pain noir imbibé de vin rouge espagnol,
L’espoir ivre tombé dans la couche des hyènes…
Ici, viennent pleurer même les rossignols.

Ici, c’était hier. Ici, le patriarche
Des révoltés est un ennemi cramoisi.
Mourir ou vivre ? La dictature est en marche…
Il leur fallait choisir. Le pater a choisi.

Sous le poids de la mort, les tares sont des bombes,
Leurs échos de la peur, ici comme là-bas,
Certains quittent l’Espagne et d’autres vont à Londres,
Le courage, une affaire à fendre des abats.

Mon père, non Madame, au nom des communistes,
N’était pas du côté que tu nommes Franco.
En 40 mon père, aux mains des pétainistes,
Dans le maquis de l’Ain, serait un franc… Coco.

Je ne parlerai pas, à mon père, Madame,
De l’ombre du démon que je vois dans tes yeux.
À m’entendre, comme un crucifix dans une âme,
Arracherait du Christ l’ultime clou des cieux.

Je garderai pour moi ta parole raciste,
Peaufinant chaque jour, dans mes croquis d’enfant,
L’image de cet homme où mon estampe existe,
Que je rencontrerai tout naturellement.

Madame, je te dis tu, car seul dans ma chambre
De tout mon être je te vomis quatre fois.
Sans fenêtres aux murs, quatre murs jaunes d’ambre,
Madame, ta vipère empoisonne mon foie

Et mes reins… Et mon ventre est une poche pleine
Du dégoût que ton nom, dans les crottes des chiens,
Tisse, avec la mygale urinant dans mes veines,
La lombaire du soir, l’Allombert du matin.

.  |










 
poezii poezii poezii poezii poezii poezii
poezii
poezii La maison de la litérature poezii
poezii
poezii  Recherche  Agonia.Net  

La reproduction de tout text appartenant au portal sans notre permission est strictement interdite.
Copyright 1999-2003. Agonia.Net

E-mail | Politique de publication et confidetialité

Top Site-uri Cultura - Join the Cultural Topsites! .