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Le Temps, c'est Dieu
poèmes [ ]

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par [Reumond ]

2016-12-20  |     | 



illustration : hommages et dommages du temps. R.Reumond 2016.



Dédicace, à ceux que je croise, de temps en temps, dans les couloir du temps.


De temps en temps ...

Entre les mots et les couleurs, le temps coule sur l’espace de la toile ; le temps, couleur de feuille morte d’avoir trop verdi, le temps entre le bronze d’hier et le vert-de-gris d’aujourd’hui.

La couleur sépia raconte des histoires, l’acajou aussi, ou les ocres et les bistres, tout comme la terre d’ombre ou de sienne, la couleur sépia rassemble en une seule couleur les nuances d’hier et la palette de l’éternité dans le passé trop passé et l’avenir à venir.
Sous des horaires boréaux aux couleurs trop vertes pour être honnêtes, le chien aboie, le temps rapace, passe et repasse comme le crayon de plomb sur le vélin ou le pinceau sur la toile de lin. Mots et marbres, dessins ou peintures, tous s’effaceront devant le temps, un jour de grande brume.

Palette pour palette, celui qui n’a pas connu un temps de chien ne peut rien connaître du temps des dieux ! Oui, seule la poésie peut vous libérer de tous les mots, entre les couleurs crues du présent et les couleurs passées d’hier, il ne reste que des teintes vives, celles d’un futur incertain pour mélanger ses couleurs fauves au sang d’encre des artistes et des poètes

Pose...

Le temps ce n'est pas de l'argent, c'est de l'or pur !
Depuis la nuit des temps, le Temps, c'est Dieu dans l'ombre des cadrans solaires, Dieu dans la moiteur des clepsydres, Dieu, dans le travail des engrenages, la pulsation des horloges atomiques...

Le Temps c'est Dieu !

Dieu, dans la couleur sépia des choses passées, dans l'expansion de l'espace à temps donné...

C’est ainsi, soit-il,

Pas une minute à perdre, ça ne te prendra qu’une seconde…
Ce n’est pas l’heure ! Je n’ai pas le temps !
Et profitez bien de la vie avant qu’il ne soit trop tard !

(...)

Comment déconstruire ces clichés sur lesquels s’appuie le discours sur Le Temps ?

Sur la table de l’Espace, substantifs, prépositions, adverbes, conjonctions ou structures verbales diverses ... La langue française abonde en une grande variété d’expressions temporelles, de métaphores et d’effets de style où le temps et l’espace se mêlent allègrement.
Oui, pauvre de nous, Le Temps nous colle à la peau et à la langue comme aux nouements des tripes, d’ailleurs langage et tripe ne forment qu’une seule peau et un seul système digestif pour digérer la vie et assimiler les heures qui passent par là aussi. Au seuil même de nos fondements, le temps s’amuse de nos constipations.
Métro, boulons, dodo… Pose,

Pose devant le mur du temps

Hier, aujourd’hui ou demain, ici maintenant, dans l’instant présent, c’est le même temps qui en même temps s’adouble en (au) miroir de nos jours, car un autre Temps nous habite comme une présence, plus réelle que nos réalités.

Le Temps, c’est Dieu !

Antérieures ou postérieures, avant Jésus Christ ou après le déluge, quelle soient infinitives ou participiales, nominales ou autres... Toutes les expressions et locutions temporelles ont la vie belle et tout le temps pour elles !

Tantôt pour tout à l’heure, avant-hier ou demain, qu’importe le temps des horloges, il nous traverse comme les mots nous embrochent sur le tison du verbe être, mais un autre Temps nous habite comme une présence, plus réelle que nos réalités.

Le Temps, c’est Dieu !

Le propre de la durée est rarement nettoyé de toute souillure, en ce moment, à ce moment précis, les aiguilles du temps traversent le champ quantique en faisant un bruit de chairs flasques.

J’ai beau montrer du doigt l’horloge, elle continue à me faire des avances, et plus je la remonte, plus elle me démonte ; et dans peu de temps elle me couvrira même de son linceul. Mais un autre Temps nous habite comme une présence, plus réelle que nos réalités.

Le Temps, c’est Dieu !

Invariablement, le temps s’écoule et nul plombier ne parvient à stopper son épanchement de nos vies. L’air deux reins, Pi R2 ou E = MC2 c’est toujours la durée qui fait l’urée si néfaste quand le sang d’encre n’en fait qu’un tour.

Le Temps c’est le Monstre à gousset !

À travers chaque seconde, le futur est si proche qu’il est déjà passé comme de vieilles couleurs dans le regard terne des vieillards.

C’est la proximité du futur qui rend encore plus douloureux le poids du passé.

Si j’avais su… Tout de suite je sauterais du temps comme d’un train lancé à pleine vitesse, pour sortir du cercle des pendules et rouler en dehors des champs de l’espace-temps; mais je sais qu’un autre Temps nous habite comme une présence, plus réelle que nos réalités.

Le Temps, c’est Dieu !

Par les temps qui courent, je me souviens qu’à un moment donné du passé j’avais un pied dans le présent, c’est là que l’écartèlement se fait supplice au jardin des pendulaires.

Hier, j’écoutais encore We Can’t dance de Genesis, j’étais ailleurs, constamment rempli de cette cadence harmonieuse, comme en voyage, là où les ailleurs rimbaldiens sont comme des plongeons dans l’eau fortement salée d’un caisson d’isolation sensorielle.

Aujourd’hui, avec l’aide d’un ordinateur quantique, j’écoute le momento saccadé des étoiles au mémento d’un ciel azuré, je me réjouis de l’alguns instantes d’une constellation à l’entrée d’un trou noir, chercher une sortie probable à mes cauchemars.

Au-delà des temps modernes, un autre Temps nous habite comme une présence, plus réelle que nos réalités.
Le Temps, c’est Dieu !

Largo imediatamente, à capriccio, plus libre que les anges du Ciel, les mots s’envolent ; allegretto, plus vite que la lumière ; coloratura, comme une photo sépia d’hier qui vire au pastel d’un éternel demain, au tempo d’un gémissement qui est celui même d’un Cosmos en pleine gestation.

Les mots viennent facilement et s’évaporent, mais ce n’est pas du lest, bien au contraire, c’est sans cesse la souvenance du poids des ans, cette mémoire qui donne une certaine consistance au papier ou à la toile, là où le crayon où la peinture acrylique tentent en vain de fixer un instantané de cette éternité. Qu’importe le trait, la justesse des mots ou la juste couleur, car je sais qu’un autre Temps nous habite comme une présence, plus réelle que nos réalités.

(...)

Le Temps c’est Dieu. (extrait)

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