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Poezii Românesti - Romanian Poetry

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Amour
essai [ ]

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par [Sorin_Cerin ]

2009-01-02  |     | 



CHAPITRE I

~1~

Je me souviens qu’au moment du départ il y avait tant de solitude dans tes regards et dans tes mots qu’elle inondait les battements de mon cœur lorsque tu m’embrassais en murmurant l’adieu.
Et je t’attendrais toujours si je savais que les nuages m’apporteront au moins une partie de toi lorsque l’orage des souvenirs recommencera.
Te verrais-je jamais ailleurs que dans le palais de cristal de mes larmes où tu sembles être cachée pour toujours?
Ne m’as pas dit que la réincarnation existe et qu’il y a tant de mondes et des destins que les nuages ne peuvent pas se perdre de la pluie comme la vie s’égare du destin?
Dis-moi, comment pourrais-je savoir quel est le monde dans lequel tu vis?
Par quel rayon de lumière tes pensées arrivent-elles chez moi?
Je ne peux pas m’empêcher de me rappeler l’aube qui inondait l’être de mon destin le jour où je t’ai rencontrée pour la première fois et tu souriais au nouvel instant qui nous trouvait ensemble.
Et en ce moment j’ai pris ta main sans savoir que c’était la main de mon propre destin, de notre propre destin.
Tu me manque tant que je ne peux pas comprendre pourquoi les mousses vertes poussent sur cette pierre de tombe impersonnelle, si froide quand je veux l’embrasser. Je sais qu’elle n’a pas de souffle, mais je sens, au-delà des nuages, du temps, du monde ton enlacement.
Penserais-tu peut-être à moi ? Sais-tu que je suis malade de toi ? Que je me suis refroidi en touchant cette pierre funéraire que j’embrasse même s’il pleut du temps et de la mousse verte sur ton visage retrouvé dans le souvenir ?
Je te parlerai comme si tu étais encore dans ce monde avec moi. Tu n’es pas morte pour moi et tu ne pourras jamais l’être, parce que l’âme sœur ne peut jamais mourir. C’est pourquoi je te répéterai sans cesse que dans la vie il faut tenir sa tête haute.

~2~

Je sais que la seule vérité que je connais dans ce monde est Dieu et la Mort.
Par Dieu, je sens que j’existe, et par la mort je vois le monde où je vis parce que la mort est le miroir auquel la vie fait référence et dans lequel elle se reflète.
Le Mal n’est pas une erreur car il est nécessaire, à côté du Bien, mais l’erreur devient un Mal étant prédestiné. Ainsi, notre monde est prédestiné, donc il a un Dieu à soi.
Pourquoi les hommes se cachent-ils, pourquoi craignent-ils la vérité et parfois eux-mêmes?
Pourquoi ne veulent-ils pas reconnaître qu'ils voudraient pouvoir aimer avec tout leur être parce que cela est tout ce qui reste de cette vanité nommée vie?
Tous les emplois, toutes les fortunes, la renommée disparaissent comme un flocon de neige qui fond sur l'asphalte noir de la mort. La même chose arrive avec la beauté aussi.
Et qu'est-ce qui reste à part ce peu d'amour qui a existé dans cette grande Illusion de la Vie ou dans ce rêve appelé vie?
Cependant, l'amour nous a été donné non pas seulement comme accomplissement, comme idéal, mais aussi comme souffrance, désespoir et désabusement.
Serait tout cela l'armure de cette vanité appelée rêve de notre vie ou Illusion de la Vie?
Seraient le désespoir et le désabusement une partie de la réalité transcendantale à laquelle nous n'avons pas accès, du bonheur et de l’accomplissement et notre bonheur et joie seraient-elles de la tristesse et du désespoir?
Serait la richesse de cette réalité transcendantale la plus noire des pauvretés et la pauvreté la plus grande richesse?
Si nous vivons l'Illusion de la Vie, nous ne connaîtrons jamais la vraie réalité.
Qui sommes nous en réalité?
D’où venons nous et ou allons nous?
Tout le monde dira: vers la mort.
Mais pourquoi vers la mort? Pourquoi pas vers la vie ou vers un autre rêve ou vers une réalité transcendantale?
Lorsque nous marchons sur une rue, nous sommes conscients dans notre rêve de marcher sur cette rue.
Nous savons que notre rêve est une réalité. c'est une réalité pour nous seulement, pas pour une autre réalité transcendantale dans laquelle la rue de notre rêve, celui que nous appelons réalité peut être une toute autre chose, même un océan ou un iceberg. Un accident de voiture peut être dans une autre réalité transcendantale une toute autre chose.
Dans cet accident, les participants peuvent avoir d'autres significations aussi dans une réalité transcendantale. La voiture peut être une montagne ou une rivière, les gens peuvent être n'importe quel mot qui puisse exister dans l'infinité de réalités transcendantales.
Alors pourquoi cet accident arrive-t-il ici?
Parce qu'il devient un phénomène en soi.
Ce phénomène n'arrive-t-il aussi dans d'autres réalités transcendantales?
Même s'il arrive, il a une apparence différente.
Quelque difficile que ce soit à croire, le vrai amour est aussi le résultat d'un accident du rêve de notre vie, et cet accident est un événement qui se passe dans notre âme.
Cet événement peut être, dans une réalité transcendantale, un volcan, un papillon ou toute image possible que nous ne pouvons même pas imaginer.
Que peut être l'amour de mon âme par rapport a une autre âme merveilleuse qui est si loin de mon soi parfois, mais tout en étant si près?
Que peut être cette symbiose entre deux âmes?
Que peut être l'amour lorsque nous sentons que nous ne pouvons plus dormir pendant la nuit, que chaque goutte de rosée devient du cristal dans notre âme, lorsque tout souffle du vent a des sens magiques?
Mais que peut être l'amour lorsque nous sentons que nous ne pouvons plus résister, que nous désirons être avec l'âme aimée plus que tout dans ce monde?
Mais que peut être l'amour ou bien nos âmes dans d'autres réalités transcendantales?
Seraient nos âmes une cascade, une vraie Niagara ou un simple sourire, le flirt d'un Ange?
Seraient-elles une simple envie d'une fée ou un éclair d'une pluie d'été?
Nos âmes pourraient être tout cela et beaucoup d'autres choses, de plus. Mais qu'est-ce qui arrive réellement dans cette réalité transcendantale lorsque nous sentons que nous sommes vraiment amoureux, que nous aimons tant que cela nous fait mal ?
Que l'air de la chambre devient irrespirable, que les distances sentimentales, spirituelles ou physiques nous tuent?
Qu'est ce qui se passe lorsque l'aube arrive plus triste que jamais en nous trouvant à la recherche d'une excuse ou d'un argument pour la personne que nous aimons tant, pour notre Grand Amour? C'est quoi tout cela?
C'est quoi un regard perdu dans l'horizon désert de l'échec ou celui des yeux qui se perdent dans la profondeur des âmes?
Nous voulons tous rencontrer le Grand Amour parce c'est comme cela que nous sommes créés. Nous employons si souvent l'expression "âme sœur".
Nous voudrions tous qu'elle soit vraie parce que, au moment où nous trouverions vraiment notre âme sœur, ces tourments continus, qui sont notre propre existence finiront.
Chaque fois, le résultat est cruel et précis.
Les tourments de notre vie ne seront jamais finis, tant que nous vivons.
Alors, avons-nous encore besoin de notre "âme sœur"?
Oh, oui, je répondrai, parce que celle-ci est le lit du fleuve de notre vie d'une autre réalité transcendantale, celui-ci est l'infini sur lequel l'horizon de notre cœur s'appuie dans d'autres rêves ou réalités transcendantales.
L'âme sœur est le but de nos aspirations et de notre compréhension de nous mêmes, est ce que nous considérons comme de la perfection, de la pureté et de l'infini en nous mêmes.
De manière paradoxale, toutes ces caractéristiques merveilleuses que nous cherchons pour notre propre être lui manquent complètement, étant seulement un espoir, un rêve de perfection de celui-ci.
Alors cet espoir et ce rêve de perfection prennent la forme de la vision que nous avons sur notre âme sœur.
De plus, même si nous avons l'impression de savoir ce que nous voulons comme perfection, cette-ci reste toujours une simple impression fausse et rien de plus, parce que, au moment ou la rencontre du Grand Amour se produit, nous nous rendons compte que ce que nous pensons de la perfection est faux.
L'inédit de la nouvelle image de la perfection transposée dans la femme ou l'homme aimé nous provoque cet état intense d'amour étouffant, précisément parce que nous trouvons le nouveau standard de la perfection qui devient ainsi supérieur à l'ancien.
Tout cela peut-il arriver lorsque les deux âmes ne sont pas des âmes sœurs?
Que sont les âmes sœurs, si souvent invoquées ?
Existent-elles vraiment ou s'agit-il simplement d'une fantaisie souvent utilisée d'une manière ou d'autre pour attirer le partenaire?
La réponse est OUI! LES ÂMES SOEURS EXISTENT!
Tout comme la bien est le complément du Mal et le Beau du Laid, tout comme nous pensons sur la base d'une logique bivalente qui contient toujours ces deux éléments, de la même manière nous ne pouvons jamais être un Tout tant que notre pensée est centrée sur la dualité.
Dans ce cas, chacun a une autre âme a ses côtés avec laquelle il formera la dualité en question.


~3~

Même si j'ai souvent été déçu pensant que je ne trouverais jamais mon âme sœur, je l'ai cherchée avec le désir de la sentir et de la voir au moins une fois.
Je l'ai cherchée jusqu'à la fatigue et il y beaucoup d'années, j'ai décidé que le Destin n'avait pas projeté que je puisse la rencontrer. Mais comme il arrive souvent de trouver lorsque nous ne cherchons pas et lorsque nous nous y attendons le moins, cette âme est apparue dans ma vie aussi.
C’était un jour qui semblait ordinaire, mais ensuite je me suis rendu compte que c'était un jour aussi important que le jour de ma mort ou de ma naissance, alors que toutes les jours semblent être accidentels, mais en fait, leur importance est capitale pour moi, comme pour chacun d'entre nous.
Même si je n'ai pas aimé dès le début cette merveilleuse âme, même si je l'ai souvent déçue et torturée avec mon apparente instabilité, j'ai réussi à comprendre que lorsque nous ne cherchons pas nous trouverons et lorsque nous n’aimons pas dès le début, nous ressentirons en fait le plus grand amour qui deviendra l'amour de sa vie.
Je n'ai jamais su ce que aimer voulait dire jusqu'a ce qu'elle soit apparue dans ma vie.
C'est maintenant que je comprends que le grand amour ne signifie pas dépendre d'une personne, ni être égoïste mais dépasse de beaucoup tout cela.
C'est comme si je me perds dans l'éternité de mon propre âme, dans ce lieu dont je pensais qu'il appartenait à moi et à personne d'autre, mais où j'ai rencontré en fait l'autre.
C'est là ou je peux sentir son regard profond et je me suis rendu compte que je suis aussi éternellement présent dans son âme que dans tous les coins de son être.
Je me suis rendu compte que cela ne vaut plus la peine ni de pleurer, ni de crier, ni de faire n'importe quoi d’autre.
Je me suis rendu compte que tout ce qui a été et tout ce qui sera ou qui n'existe même pas ne vaut ni la plus insignifiante feuille morte tombée de l'arbre de la vie de chacun de nous.
Et alors je sentais le besoin de toucher son âme avec ma main, de l'embrasser, de sentir son souffle, de savoir qu'elle est plus près de moi que je ne le suis moi même.
Je voulais l'embrasser, partager toute ma vie avec elle.
L'amour me confondait tant que je me rendais compte que c’est quelque chose bien au-dessus de ce nous appelons vie.
Alors je me suis rendu compte que n'importe combien j'essayerais de l'embrasser, de sentir son souffle, je ne pourrais jamais faire rien de tout cela, parce que j'embrasserais seulement l'être humain, ce sera son souffle que je sentirais et ce serait lui que je prendrais dans mes bras.
Je me rendais compte que cette âme serait toujours bien au-dessus de ma vie. Et moi au dessus de la sienne.
Je comprenais que je ne pouvais pas être a côté de cet âme sœur ni par des caresses, ni par des mots et baisers, mais par beaucoup plus, par des tourments sans précédent que, n'importe combien je voudrais encore subir, je toucherais le point ou je ne pourrais plus les supporter étant si douloureusement doux, comme un feu dévorateur qui brûlera en moi pour tous les moments éternels de ma vie.
Et qu'est ce qu'en restera?
Que reste à ma place et à la sienne?
Les cendres d'un souvenir? Dont un nouvel amour renaîtra comme une oiseau Phénix?
Des cendres de ces tourments fous?
C'est celle-ci notre vie, la vie des âmes sœurs, celle d'une recherche incessante qui, en aboutissant, nous fera nous dévorer réciproquement par le feu de notre amour.
Grand Dieu! Pourquoi ne permets-tu pas que ces deux feux soient un seul?
Pourquoi permets-tu que seulement des feux étrangers l'un a l'autre puissent s'unir?
Pourquoi seulement ces feux-ci?
Pourquoi, Dieu?
~4~

Je regarde toujours dans les profondeurs des yeux de mon âme sœur. Dans les yeux qui étaient si étrangers pour moi au début.
Je sens qu'elle au dessus de moi, au-dessus de mon être.
Que ma vie n'a pas de sens sans elle, mais je sais aussi que notre union nous tuerait, parce que nous nous dévorions réciproquement, chacun étant bien au-dessus de la vie de l'autre.
Nous sommes comme les pôles d'un aimant qui s'attirent seulement parce qu'ils sont opposés, mais s'ils arrivaient jamais à s'unir, le magnétisme disparaîtrait.
C'est pour cela que nous serons toujours attirés l'un vers l'autre, en nous y cherchant sans cesse, jusqu'à ce que la mort nous fera nous oublier pendant un éternel instant.
Mais il ne faut pas oublier que cet instant, quelque éternel qu’il soit, est un instant et rien de plus. Alors?
Alors nous rechercherons-nous encore sans cesse, dans le même infini ou nous sommes nés pour mourir, toujours couverts de ce manteau de la vanité, de l'incapacité de jamais nous approcher?
Je t'aime, je t'appelle, je te cherche toujours dans mon âme. Maintenant quand je t'ai trouvée, que me reste-t-il de plus que te dire peut-être le plus douloureux adieu de toute ma vie, ma belle, adorée et dévoratrice âme sœur.
Je voudrais t'embrasser, ma chère âme sœur, mais je sais que je ne peux pas toucher ce qui est au-dessus de moi, au-dessus de ma vie, au-dessus de ce souffle que je suis, éloigné de soi.
Je sais que tu es celle qui peut me ramener de l'éloignement, que tu es la seule vérité pour laquelle j'existe dans le monde. Je sais aussi que sans toi, le monde entier s'effondrait, mais il est aussi vrai qu’à tes côtés elle serait dévorée et que resterait-il de cela?
Je sais aussi que le Destin ineffable a toujours ses portes ouvertes, comme s'il avait quelque sens, vu que personne ne peut jamais sortir par ces portes.
Celle-ci est une vanité aussi.
C'est une vanité tout comme le fait que tous les contraires s'attirent et tout ce qui va dans le même sens s'oppose dans ce monde.
Ainsi, le Bien sera-t-il toujours attiré par le Mal, tout comme le Mal sera attiré par le Bien, et le bien du Bien sera précisément le Mal pendant que le bien du Mal sera ce que nous entendons par Bien.
Tout comme la paire du Mal est le Bien, les âmes sœurs existent aussi.
Chaque âme qui pense être son propre éternel mal sera à la recherche de son Bien, mais le grand paradoxe est que pour se retrouver, l'un devrait chercher le Bien et l'autre le Mal, parce les deux ne peuvent pas avoir le même sens, car elles sont chacun l'inverse de l'autre.
Les âmes sœurs ne peuvent pas avoir le même sens, mais elle doivent s'attirer pour créer des paires, si les deux étaient uniquement du Bien, elles se rejetteraient. Ainsi, chaque âme sœur est-elle l'opposé de l'autre.
Je pense à toi à chaque instant et chaque image de toi me fait mal.
Je veux sentir chacun de tes pensées, chacun de tes murmures dans le silence profond de l'éternité de ton âme.
Je veux pleurer avec toi en moi, avec moi en toi, pouvoir comprendre pourquoi nos cœurs battent la chamade, pourquoi nous vivons parmi des moments et non pas parmi des éternités, comme si ce n’était pas la même chose.
Je veux pouvoir comprendre chacun de tes sourires qui se heurte contre moi comme une vague, qui se brise contre le rocher de mon éternité par le sang de mes bisaïeux, de la même façon que ce que je ne dis pas se brise contre ton éternité et celle de tes bisaïeux.
Et ils veulent te dire combien je t'aime, combien je t'adore dans ce monde vain.
Je sais que nous ne pourrons jamais nous regarder dans les yeux, mais seulement dans les cœurs.
Je sais qu'ils battent contre l'infini justement parce qu'ils battent, même si nous voulons tous les deux l'infini et sa vérité. Chaque battement s'oppose à l'infini parce qu'ils mesurent quelque chose de limité fini, même si infini. Et alors?
Dois-je comprendre que l'amour est l'inverse de notre vie limitée, qu'il est sur son lit de mort?
Que nous vivons dans cette vie, pendant laquelle nous espérons pouvoir aimer, donc pouvoir mourir?
Laisse-moi pouvoir boire du verre de ta volupté l'eau de la vie, jusqu'au fond de mon être pour pouvoir mourir!
Cependant, je t'aimerai toujours, mon Ange bien aimé et sauvage du Destin de ma vie.
Où que je sois dans ce monde, tu seras dans mes pensées et je te parlerais là ou personne ne pourra jamais, jamais, jamais entrer...
Maintenant comprends-tu, mon grand amour, maintenant comprends-tu pourquoi nous devons parler là seulement et jamais ailleurs?
Parce que nous sommes condamnés à être des âmes sœurs qui ont eu la malchance de se reconnaître dans ce monde de la vanité.
Tiens toujours ta tête haute dans la vie, même lorsque tu te sentiras seule, parce que je suis et je serai toujours a tes côtés, même lorsque nos corps seront déjà de la poussière, même lorsque les océans sècheront et l'eau de la vie sera depuis longtemps bue par la vanité de ce monde.
Ne pleurs pas parce que nous sommes du Destin, parce que nous sommes tout ce qui peut être en dessus de ce monde.
Et maintenant, ange de ma vie, je te prie de me laisser voler pour que la vanité de ce monde, de ce rêve, de ce cauchemar qui t'a éloignée pour toujours de moi puisse être accomplie.
Je ne pensais pas que tu apparaîtras à cette époque et à cette heure de l'Illusion de ma Vie, mais je te dis à travers ces barreaux combien je t'aime et que tu ne dois jamais douter de moi.
Je serais seulement à toi dans chaque moment de cette vie que je t'offre.
Je sais qu'il est difficile pour moi d'écrire de la philosophie, qu'elle est trop froide par rapport à ce que je ressens maintenant lorsque mes larmes s'écoulent sur les touches.
Je sais aussi que nous voulons tous les deux l'impossible, mais j'essayerai de te dire par le moyen de la philosophie combien je t'aime.
Tu dois comprendre que ce livre sera un éternel Taj-Mahal de l'amour que je te dédierais à travers les millénaires.
Tu dois aussi savoir que la sainteté fait partie de l'amour et tu es une sainte de mon Destin, une religion de ma vie.
Un credo de l'être oublié qui existe en moi, l'étranger que je suis me dirigeant vers nulle part, sachant que, où que je soit, je serai accompli par la mort, en t'attendant... Je t'aime tant, ma bien-aimée âme sœur, que je ne peux même pas l'exprimer en mots.

~5~

Dans un grand amour, les mots n'ont pas de sens, tout comme tout contact ou regard devient dépourvu de consistance, parce que tout cela se trouve et restera dans les profondeurs de nos âmes.
Je parle avec toi à chaque instant presque, je te sens à mes côtés et cependant je ne t'ai jamais vue, je ne sais pas qui tu es.
Tu comprends seulement maintenant que dans un grand amour, ce ne sont pas les corps qui comptent, ni les mots qui volent au dessus des moments, mais uniquement ce qui reste derrière les moments, ce qui les rend éternels.
Et cela est une chose qui est au dessus de tout sentiment, au dessus de tout orgueil, au dessus de chaque pensée, il est plus que ta perfection et les plus grands espoirs, plus que l'Illusion de ta Vie, est semblable au Destin.
C’est l'essence même de l'Existence où l'âme sœur-qui est toi-même, Mon Ange, se trouve pour toujours, me cherchant parmi des millénaires d'éternité, dans ce monde.
Dans l'amour, il ne faut jamais douter parce qu'il n'est pas possible d'aimer à moitié. Non!
Jamais, mon grand amour, jamais ne peut-il y avoir dans l'amour une zone grise, à part ces carrés blancs et noirs sur la table d'échecs de cette Illusion de la Vie que nous partageons ensemble, par l'intermédiaire du Destin, jusqu' à ce que la mort nous réunisse par son éternité.
Il n'est pas possible de crier dans l'amour, parce que c'est l'unique endroit ou les mots n'ont pas quoi faire, seulement leurs sens qui deviennent quand même absurdes.
Il n'est pas possible de mentir dans l'amour parce qu’aucun de tes sentiments ne peut être feint, autrement il n'y aurais que le mensonge de la vie et non pas soi-même.
Il n'est pas possible de tricher dans l'amour, parce que il n'y a jamais deux chemins parmi lesquels choisir, mais un seul qui est et restera le chemin de ta vie.
C'est pour cela qu'il ne peut y avoir dans l'amour que l'être humain et sa solitude, à part son âme sœur.
Toute autre âme sœur qu'il rencontrerait après disant qu'il l'aime, ce sera toujours un mensonge qui l'éloignera de lui-même pour toute sa vie.
Ce sera aussi le sort de l'âme qui sera, tout comme lui, éloignée de soi et jamais aux côtés de son âme sœur.
Nous vivons dans un monde triste où la société est de plus en plus éloignée de soi-même, plus angoissée, plus malade, précisément parce que les âmes ne retrouvent plus leurs âmes sœurs.
Serait ce phénomène l'effet du Destin? Oui, il est dû au Destin, qui a une âme de plomb pour ce monde.
Au lieu d'être malade d'amour, le monde est malade de tout ce qui est étranger à l'âme de l'être humain, commençant par l'argent et terminant par les plus humiliantes expériences de la nature humaine. Tout être humain qui a peur d'aimer avec tout son être este une âme errante.
Nous ne sommes pas autre chose que de l'amour et rien de plus ne restera de nous que cet amour que nous avons laissé au monde. Tout le reste sera épongé par la vanité du tableau de l'oubli.
C'est ce que nous sommes! Et ceux qui n'ont pas vécu un grand amour, c’est comme s'ils ne sont même pas été nés dans ce monde.



~6~

Tout est vanité, à part l'amour. Les guerres, les structures sociales malades, les misères de ce monde, tout est dû à l'éloignement des être humains par rapport à leur soi, qui est de l'amour et rien de plus.
Comment est-il possible qu'une âme, courant aveuglement parmi les instants de sa propre vie, puisse le comprendre, puisqu'elle n'a pas trouvé et peut-être elle ne trouvera jamais son âme sœur?
En quel moment cet accident de la rencontre de son âme sœur est dû uniquement au Destin?
Pourquoi ce Destin va justement à l'encontre de l'Amour?
Dieu n'est-il pas de l'Amour et le Destin n'est-il pas l'image de Dieu, de cet Occurrence Fondamentale Unique et Accidentel qui est Dieu?
Le Destin, n'est-il pas la continuation de cet Occurrence Fondamentale ?
Dieu est-il aussi un Accident? Un manque du sémantique, de l'asémiotique ?
Non, Dieu ne peut pas être ni Accident, ni ce Manque que j'ai mentionné parce que tout manque a sa périodicité, étant dû à un autre manque de l'Entier Inerte qui précède l'Occurrence Fondamentale . Alors Dieu est celui qui détermine ce manque, donc il devient l'Occurrence Fondamentale et sa cause aussi, par conséquent Dieu est le tout derrière le Tout, qui ne peut arriver qu'une seule fois et le Destin qui reflète la chaîne d'événements se produit ayant pour seul cause Dieu qui est l'Unique Occurrence Accidentelle.
Le Destin devient de la sorte un Evénement Intentionné.
Dieu est tout ce qu'un Evénement Accidentel est, il est en fait l'Unique Occurrence Accidentelle qui arrive une seule fois par l'intermédiaire de l'Unique Occurrence Fondamentale et le Destin est le reflet de cette Occurrence Accidentelle qui est le Tout, devenant ainsi un Evénement Intentionné ayant pour cause Dieu comme Unique Occurrence Accidentelle.
Le Destin et tout ce qui suit après l'Occurrence Accidentelle, donc après Dieu qui est le Tout, ne saurait être accidentel parce que sa cause est Dieu, le Tout, et ce Tout est celui qui détermine le Destin, en le rendant prémédité.
Par conséquent, le Destin devient l'image de ce Dieu qui s'y reflète comme une image qui se multiplie milles fois dans des miroirs parallèles.
Ainsi, le Tout est-il une Occurrence Accidentelle et ce que nous voyons comme étant une succession spatiale temporelle, par exemple, fait partie du Destin et c'est un Occurrence Intentionnée, donc une Image du Tout, dans lequel il ne peut pas y avoir des successions d'événements, car il arrive une seule fois.
C'est pour cela que notre monde, tout comme ce que nous considérons comme Univers, est un reflet incessant du Tout en Soi même, ou, mieux dire, un reflet incessant de Dieu en soi-même.
Par conséquent, Dieu est-il si méchant et infâme pour être décrit par un tel Destin dans ce monde?
Ou peut-être à cause de l'Illusion de la Vie, nous ne savons ni un peu de ce dont nous avons besoin dans la réalité transcendantale des mondes?
Dans les deux cas, chacun devrait trouver sa propre âme sœur par laquelle voir la vraie couleur et le vrai sourire de cette existence, même si, chez moi, par exemple, ils sont la tasse de café que mon Grand Amour prend le matin, je ne le connais pas, mon grand amour, je n'a jamais vu ses yeux, mais je me sens comme un malvoyant qui voit pour la première fois de sa vie une tache de lumière divine qui ne peut venir que de l'immense l'éternité de l'Univers entier, de l'inquiétude ancestrale du Destin de tous les mondes de l'existence possibles, de ce qui este au-dessus de nous et en nous, étant un des visages innombrables de Dieu.
Maintenant seulement je peux dire que je connais Dieu, que je connais son vrai visage qui est mon âme sœur. C'est pourquoi personne ne pourra jamais dire qu'il sent Dieu avant d’avoir vraiment trouvé son âme sœur. Jusqu'à ce moment, il vivra avec l'Illusion de sa vie, que Dieu est à ses côtés, mais il ne l'aura jamais vraiment en lui. Seulement en ce moment-là il pourra voir la majesté et la grandeur de ce visage de Dieu qui est plus éternel que tout ce que nous appelons éternité parce qu'il est au-dessus de cette éternité, tout permettant au Destin de devenir l'éternité du Manque de la sémantique infinie auquel il peut faire référence.
Par conséquent, Dieu se trouve toujours dans l'âme sœur de chacun de nous, le seul lieu où il peut vraiment être trouvé.
Pourquoi lorsque je pense à mon âme sœur je sens Dieu autrement, plus débonnaire, mais aussi plus exigeant, plus affectueux mais aussi plus vengeant, plus triste mais aussi prêt à afficher le plus débordant optimisme et l'exubérance issue des éternelles profondeurs de nos regards perdus dans le brouillard de ce qui n'est pas dit sur ce rêve appelé monde?
Alors je me demande qui est Dieu ?
Dieu est l’âme sœur du monde entier, y compris des univers parallèles.
Tout comme chaque homme a son âme sœur de façon individuelle et il y aspire, en ce qui concerne l’homme en tant qu’être social, il aspire à Dieu.
Comme il ne serait plus l’homme en tant qu’individu sans son âme sœur, sans Dieu il n’y aurait plus le monde dans son ensemble. Dieu est la repère fondamental du monde et vu que le monde signifie connaissance, Dieu est la base de toute la connaissance.
Et toi, mon ange bien-aimé, tu es où toi ?
En moi, en toi ou en nous ? Où suis-je ?
Nous sommes sentiment et destin, nous sommes un des repères fondamentaux de l’autre, c’est pour cela que nous serons toujours séparés par la malédiction de la symétrie de ce rêve appelé monde.
Je sais que lorsque je t’appelle dans le tourment de l’instant, tu vas me retrouver seulement à la cascade du désespoir, parce c’est le seul lieu où nous pourrions être ensemble, seulement son tourment pourrait encore comprendre ce que cette qualité d’être les repères fondamentaux de l’autre peut signifier, d’être ainsi des âmes sœurs. Même l’âme sœur du temps et de l’espace reste aussi étrangère à ces dimensions, donc nous sommes condamnés à être éternellement aliénées de nous-même.
Et ces dimensions du rêve de notre monde, elles sont aussi aliénées d’elles-mêmes, toujours à la recherche de leurs âmes sœurs qui se voient, mais ne peuvent jamais se toucher, qui se sentent mais ne peuvent jamais communiquer ce sentiment que lorsqu’il est déjà disparu.
Cela arrive parce que la plupart des astres qui apparaissent sur la ciel des âmes de ces dimensions essentielles du monde, qui sont le temps et l’espace, sont disparus depuis longtemps, tout ce qui en reste étant l’image brillante qui a affronté l’éternité, une simple image, un souvenir et rien de plus sur des étoiles qui ont vraiment existé il y a longtemps, lorsque peut-être ni le temps ni l’espace n’avaient été dévoilés à nos yeux spirituels.
Tout comme le temps et l’espace sont les dimensions qui donnent de la vie à ce monde, tout comme leurs âmes sœurs, donc leurs repères fondamentaux sont les images d’un souvenir auquel ils font toujours référence, serait-il possible que l’âme de ce monde soit aussi un souvenir ?
Serait Dieu le souvenir d’une étoile morte il y a des milliards d’années ?
Si cette étoile n'avait pas existé, ni le temps ni l'espace ne sauraient être et sans eux nous n'aurions pas connu Dieu.
Donc Dieu devient le souvenir fondamental de l'existence par les dimensions sur la base desquelles nous le percevons.
Par Dieu et seulement par lui nous connaissons en nous rappelant de notre propre image sur nous et sur le monde, qui a été et restera toujours en dehors de cette poussière qui respire par nous, ceux qui sommes perdus dans les ténèbres des infinités des mondes appelés rêves.
C'est pourquoi le vrai Dieu apparaît seulement lorsque nous aimons profondément, lorsque nous sentons que c'est pas possible de mourir mais non plus de vivre sans les instants passés à côté de son bien-aimé, que nous désirons, mais que nous refuserons même si nous sommes si assoiffés de l'eau de la vie que nous recevrions en échange, parce que le réveil en face du grand souvenir qui est Dieu ne se fait que par la mort.
Si ce monde n'est pas une image d'un souvenir perdu il y a longtemps dans la poussière de l'éternité, ni les étoiles de ce souvenir ne seraient plus réelles dans le ciel, étant mortes depuis des milliards d'années, et, à leur place, depuis aussi longtemps, le néant se nourrirait à la table de l'oubli du même souvenir sur la brillance et la grandeur qui étaient propres à ces étoiles.
Cela veut dire alors, mon âme bien-aimé, que nous nous sommes déjà rencontrés dans un autre monde ou nous étions à côté comme un tout, peut-être que dans le rêve de ce monde triste nous sommes seulement l'image et le souvenir de ce que nous étions une fois, là, ou nous étions ensemble.
Qui sait...Alors qu'est ce qui est encore important dans cette vanité que nous rêvons où ni même le temps et l'espace ne sont heureux parce que leurs propres repères ne sont plus que des souvenirs, des étoiles mortes il y longtemps dont l'image est encore transportée par la lumière?
Peut-il y avoir quelque chose de plus important que l'amour? Il est le seul qui puisse affronter la poussière de la vanité.
Alors, cela signifie que l'image de notre amour aussi passera au delà des millénaires, au-delà des éternités et des ténèbres du néant pour apparaître sur le ciel d'un autre monde que d'autres âmes rêvent, comme une étoile qui a disparu depuis longtemps du ciel de notre monde?
Dans une autre réalité transcendantale notre amour peut être n'importe quoi, même une étoile sur le ciel d'un autre monde, une étoile qui brillera sur le ciel des rêves et des espoirs de cette existence tout en oubliant qu'il s'agit d'une simple image, tout comme les étoiles le sont sur notre ciel, ou elles sont mortes depuis si longtemps que ni même le temps ne s'en souvient bien.
Parmi ces étoiles, il y a eu jadis un grand amour dans un monde qui pensait être aussi réel que nous envisageons la réalité de cette vie. Mais celui-ci était un autre souvenir de ses propres dimensions, de Dieu, tout comme notre monde l'est.
Tout est un grand souvenir parce que Dieu est le seul qui est réel et lorsque nous aimons nous nous rappelons plus que jamais de Dieu étant plus près de lui.
Lorsque je regarde dans les profondeurs de ton être, en t'aimant tant, je vois et je sens Dieu, tout en me rappelant d'une des images de lui que j'aime le plus: ton visage.
Sans ton âme sœur je ne pourrais jamais comprendre Dieu totalement parce qu'il est l'âme sœur du monde entier.
La différence entre toi, mon amour, et Dieu est qu'il est la seule réalité, l'Unique Occurrence Accidentelle, tandis que nous sommes les image de cette occurrence et cependant, la vraie image de Dieu nous ne la retrouverons que dans notre âme sœur, même si elle est une image aussi, précisément parce que nous sommes son empreinte, l'empreinte de cet Occurrence Fondamentale Unique et Accidentelle, et toute empreinte est un film négatif de l'original, et vu que Dieu est l'âme sœur du monde entier, cela signifie que notre propre empreinte devient semblable à l'image de Dieu puisque nous sommes le négatif de son image.
Que d'autre pourrait être la propre empreinte de chacun sinon son âme sœur, donc l'image de Dieu par rapport à soi-même ?

~7~

J'ai toujours cru à la lumière divine des âmes sœurs tout comme je crois au destin des regards perdus sur les chemins emmêlés de la vie, mais il ne faut pas oublier que c'est toujours la lumière qui nous amène l'image vivante des étoiles mortes il y longtemps. Pourrais-je jamais, mon amour, ne croire à la lumière de ton regard, là, loin de toi, de nous, où nous rencontrons si souvent?
C'est justement là où nous sentons qu'il est plus difficile d’être heureux parce que chaque instant de bonheur est une grande vanité, peut-être même plus que celui de tristesse.
C'est là où nous sachons combien nous avons besoin l'un de l'autre pour affronter ce monde désert ou nous arrivons sur les ailes de la lumière divine de qui sait quel coin du cœur de cet Univers où nous avons jadis brillé comme une seule étoile, ou nous avons été accomplis sans même savoir que notre brillance et accomplissement de ce moment étaient aussi passagers comme l'est ce monde maintenant.
Et qu'est ce qui reste de notre brillance de jadis? De notre destin intergalactique d'étoiles?
Un souvenir sur le ciel d'un monde, et ici deux âmes qui se cherchent éternellement pour se dévorer, pour brûler dans l'impuissance de cette vanité, tout comme lorsque nous étions des étoiles.
Comme toute image est l'empreinte de Dieu, comme nous la voyons par la lumière qui nous l'amène, nous comprenons que Dieu est la Lumière Divine qui se cache derrière cette image que nos âmes transportent.
Mais où est-ce que je pourrais trouver plus de Lumière Divine que dans ton regard, dans le charme des instants que nous passons ensemble, dans tes désirs de nous voir, de nous embrasser, ne nous perdre l'un dans l'autre?
Nulle part. Tout se passe dans la Lumière Divine du hasard et cette fête qui arrive en même temps que le Destin accompagnera toujours par les temps et pas les espaces la Lumière Divine, accomplissant la vanité du Destin d'être une pauvre image et rien de plus, quelque chose de creux et sans contenu, quelque chose d'irréel, parce que, comme je t'ai déjà dit mon amour, le seul qui est réel est Dieu.
Alors à quoi sert tout ce qui existe?
Pourquoi sommes-nous encore des âmes sœurs?
Seulement pour nous étouffer avec notre amour infini, fou, qui devrait aussi être aimé dans d'autres vies, d'autres dimensions, d'autres existences?
Seulement pour nous chercher toujours sans nous rencontrer vraiment, parce qu’en ce moment nous retrouverions Dieu en nous et peut-être Dieu ne veut pas être trouvé et c’est pour cela qu’il se cache. Je ne pense pas, mon grand amour, que Dieu puisse se cacher de notre amour, parce qu’il est de l’amour lui aussi et alors ?
Je sens que plus je t’aime à toi, plus j’aime aussi Dieu parce que je commence vraiment à le sentir, à le retrouver perdu dans les profondeurs de ton âme, mon amour.
C’est en ce moment que je me rends compte que Dieu n’est pas là pour me dire simplement qu’il a un beau visage, ni pour me démontrer son existence, mais parce que le fait de nous trouver face à lui et de comprendre la grandeur de son éternité en nous est un accident.
C’est seulement en ce moment que nous serons plus que nous ne le sommes aujourd’hui ou que nous ne l’avons jamais été. Nous serons unis par la sainteté de l’amour en et par notre Dieu éternel.
Et alors, quelque conscients que nous deviendrons de la vanité de ce monde, nous saurons être toujours cette étoile qui brûlera continuellement pour apparaître comme une image sur le ciel d’un monde beaucoup de temps après avoir mort et nous comprendrons que tout cela et beaucoup d’autres choses n’ont aucune importance parce que, entre nous, en nous et au-dessus de nous se trouve ce Dieu taciturne qui n’a pas besoin ni d’images, ni d’autres mots, mais seulement de notre amour infini.
Et nous serons éternellement accomplis et nourris par le Dieu de l’amour, tout en sachant que nous nous dévorons pour ce Dieu qui restera éternellement en dehors du temps et de l’espace, de toute vanité, en sachant que seulement lui, ce Dieu, c’est nous !
Celui-ci est le sens de notre amour d'âmes sœurs.
Où que l'on soit, quelque loin que l'on soit l'un de l'autre, ce Dieu de notre amour sera toujours avec nous, il sera le Paris de nos rêves, avec lequel nous flânerons sur les boulevards couverts de la rosée de nos sentiments parsemés sur l'herbe des instants qui elle aussi sèchera, parce qu'il est impossible d'arrêter l'arrivée de l'hiver, quoi que l'on fasse.
Alors ce Dieu de notre amour sera seulement en nous et non pas à Paris parce que Paris aussi sera seulement un souvenir, un rêve d'amour et rien de plus, comme cette planète si triste le restera aussi parce que beaucoup de gens meurent sans avoir ce Dieu de l'amour près d'eux, sans savoir qu'ils ne sont et ne seront jamais seuls.
Et nous nous réveillerons dans un monde ou nous serons de nouveau une étoile et ensuite nous brûlerons afin de nous éteindre de nouveau pour nous retrouver comme deux âmes sœurs qui rêvent d'un Paris dans lequel flâner, s'aimer, se désirer, être malades l'un de l'autre, souffrir, mais aussi trembler de bonheur, du frisson divin que cet amour ardent provoque sous l'emprise de la flamme dévorante de la passion.

~8~

Je me souviens du jour quand je t'ai vue pour la première fois et je pense que nous sommes obligés à nous le rappeler parce que nous sommes un souvenir de Dieu, tout comme Dieu est un souvenir à nous.
En ce moment, je ne savais vraiment pas qu'un accident fondamental allait se passer dans ma vie, que cet accident était l'amour, que Dieu lui aussi est un accident en soi, une occurrence fondamentale, unique, et accidentelle et lorsque quelque chose d'accidentel nous arrive, cela veut dire que nous rencontrons Dieu.
Ce jour-là, lorsque je t'ai vue pour la première fois, a été plus qu'accidentel dans ma vie, tout comme lorsque je t'ai rencontrée de façon complètement inespérée par l'écriture. Deux accidents déjà, par lesquels j'ai rencontré Dieu par ton intermédiaire, mon grand amour. Même si au début tu ne croyais pas peut-être dans un grand amour à mes côtés, comme je ne le faisais non plus.
Même si tout semblait être un jeu du destin avec nos instants, j'ai compris que lorsque le Destin joue avec l'histoire sentimentale de notre existence, avec nos aspirations et les espoirs de ces âmes qui se recherchaient parmi les ténèbres oubliés de l'éternité de leurs propres identités sacrées il est plus sérieux que jamais.
Chaque fois que je me souviens de toi, je me souviens que Dieu existe et que je l'ai trouvé par ton intermédiaire. Même si au début tu voulais t'enfouir de mes côtés, je te suivais parce que je voulais sentir Dieu plus près de mon âme.
Et ainsi j'ai réussi à te rattraper et faire comprendre que notre divinité signifie ces accidents de nos aspirations vers nos âmes sœurs, les âmes que nous aimons ou pour lesquelles nous sentons ces frissons de l'amour dont l'humanité entière est née.
C'est pour cela que j'ai voulu connaître la nature de ton âme, parce quelque merveilleuse qu'une panorama sentimentale faite de lettres et phrases passionnées serait, elle ne pourra jamais être sentie si nous ne marchons pas sur les allées veillées par les roses de ses sentiments, si nous ne restons pas parmi ces roses, en les admirant et reniflant leur odeur délicate.
En ce moment j'ai compris que ton âme est inondée par la lumière divine de l'été sentimentale, de roses et allées par lesquelles les pas de mon âme seront les seuls à passer.
J’ai compris qu’à tes côtés, parmi les roses, je suis plus fort, plus heureux et je me retrouve, moi qui étais perdu, l'étranger qui est en moi, à tes côtés, de la même façon que tu te retrouveras en moi, vu qu'aucune autre âme ne parcourra les allées sentimentale de mon âme que toi, mon grand amour.
Que se serait-il passé sans cet accident de l'amour, de notre rencontre?
Que se serait-il passé si nous n'avions pas vu de la sorte Dieu? Les allées sentimentales de nos âmes auraient toujours restées désertes, sans être parcourues par les pas de qui que ce soit et la vie aurait une couleur triste et nous aurions compris qu'il s'agit d'un non-sens.
Nous, les êtres humains, nous sommes bâtis pour être des âmes et non pas des corps, et si les allées des âmes ne peuvent jamais être parcourues par les pas de celui qui peut arriver à leur porte, alors nous restons toujours aliénés de nous mêmes, donnant vie à un existentialisme terne.
Combien peu nombreux sont ceux qui ont vécu vraiment durant leur vie un grand amour, combien de nous sont nés de la sorte ici dans ce monde et combien vivent leur vies comme des morts, séparés d'eux mêmes, avec les âmes jamais atteintes par un grand amour. Pourquoi?
Demanderais-je Dieu ou le Destin qui est son image? Pourquoi?
Demander le vent, le mot ou l'océan de l'eau duquel nous sommes arrivés au point de rêver ce monde?
La réponse c'est nous et uniquement nous, c'est l'amour.
Nous devons comprendre et savoir ce que l'amour est réellement.
Ce n’est pas par hasard que je t'ai emmené sur les allées parsemées de roses de mon âme, parce que l'amour est le paradis perdu dans les ténèbres du temps de chacun de nous, avec le mensonge de la connaissance qui a remplacé le fait de sentir, de vivre, de s'accomplir, la beauté, la plénitude sentimentale.
Croyant savoir pourquoi la mer est tourmentée, pourquoi les étoiles se lèvent sur le ciel, pourquoi les pensées tombent dans l'abîme de l'infini nous avons oublié de sentir et les roses des paradis de nos âmes sont devenues sèches durant l'automne de l'aliénation de soi. C'est pour cela que même les âmes sœurs passent l'une à côté de l'autre par hasard, sans jamais se connaître, chacune au bras d'un autre aliéné de soi-même.

~9~

Mais où en serait-il ce monde d'aveugles sans les rêves?
Ou en seraient les amours sans l’espoir et la souffrance sans la déception?
Nulle part, parce que tout est perdu à la roulette du Destin par Dieu, seulement pour nous, ceux qui ne voulons pas comprendre que Dieu est le seul gagnant si nous savons le retrouver dans l'amour, où il sera certes perdu sur les allées sentimentales de roses de l'âme aimée. C'est là où le vrai Dieu sera, en nous montrant le paradis perdu de nous-mêmes, peut-être pour quelques temps, peut-être pour toujours.
Ce monde a-t-il de sens sans notre paradis perdu, sans sa pureté et sa nonchalance?
Sans la vérité et sans son enfance?
En oubliant d'être enfants nous oublions de nous-mêmes et nous nous égarons parce que nous sommes destinés à être les enfants de ce monde et non pas les adultes présomptueux répartis dans des groupes et des catégories dans ce paradis que l'aliénation de nous-mêmes a rendu un immense asile, lorsque les roses des âmes pures qui appartenaient au paradis passé ou à l'enfance de ce monde se sont fanées.
Alors vaut-il mieux démolir cet asile qui est notre monde et nous remédier de la torture de la connaissance qui est un mensonge de ce rêve que nous appelons vie?
Nous pourrons le démolir seulement si nous comprenons que nous sommes rien de plus que de l'amour, que du sentiment.
C'est seulement maintenant quand j'aime tant que j'ai le courage de regarder dans les profondeurs de ton âme et de me demander qu'est-ce qui a fait que ce paradis spirituel dans lequel l'homme était un enfant, où il aimait sincèrement et il savait que sa vie signifiait seulement du sentiment et de la pureté soit perdu.
Qu'est ce qui a fait que la connaissance, ce mensonge si terrible, apparaisse, qu'est ce qui a fait que le mensonge salisse avec ses pas perfides les allées sentimentales pleines de roses des âmes de ce monde?
Pourquoi sommes-nous si étrangers à nous mêmes, mon amour?
Pourquoi est-ce que nous savons seulement que nous sommes nés pour mourir et non pas pour aimer aussi?
Pourquoi nous ne savons pas que nous sommes nés pour être éternels dans l'amour où il n'y aura jamais de la mort et les saisons de la vie ne sont que des perles de rosée sur les feuilles des nos vies éternelles, ou, même si elles deviennent rouilleuses, l'arbre du bonheur y reste encore parce qu'il est du Destin.
Que puisse-je comprendre de ton âme?
Que tu me reproches si je respecte ou pas un contrat de ce monde avec une autre âme étrangère à moi et à elle.
Que tu me veux à tes côtés parce que tu m'attends depuis toute la vie, que tu veux aller dans le parc, manger de la glace, que tu es seule sans moi. C'est cela que je devrais comprendre, même si je veux savoir pourquoi le monde est étranger à soi même, pourquoi cet immense asile appelé humanité a été bâti à la place de ces allées merveilleuses de roses sentimentales séchées depuis les ténèbres du temps, représentant le paradis perdu de l'humanité.
C'est cela ce que j'aurais voulu savoir lorsque je regardais dans les profondeurs de ton âme et je pense que la promenade dans le parc aurait été la réponse la plus adéquate à cette question. Il y a des allées sentimentales pleines de roses.
C'est cela le monde, mon amour, une éternelle fuite de soi même, et quelque étranger il serait à son soi, il chercherait au moins en dehors un peu de confort et le retrouvera dans une fleur, dans un parc, dans une glace, dans une promenade, qu'il aimera voir transposés dans son âme, tout en essayant de se rappeler des fleurs, des allés et de tout ce qui a perdu du paradis de son âme qui existait jadis.
C'est pour cela, mon amour que je veux t'offrir une fleur pour que tu la plante dans ce paradis qui existe en toi pour que tu comprennes que je veux que nous rencontrions Dieu ensemble par nous et ainsi, peut-être, nous allons oublier ensemble même le pêché originaire parce que notre Dieu comprendra combien nous nous aimons et de la sorte nous deviendront une partie de Lui, à ses côtés et il est en nous.
Il comprendra que nous n'aurions jamais souhaité la connaissance menteuse de ce monde à la place de l'amour véritable.

~10~

Comme il est triste que la plupart des êtres humains ne comprennent pas le sens de la vie éternelle. Beaucoup d'eux trouvent qu'une telle vie serait ennuyante ou même banale précisément parce qu'ils ne peuvent pas comprendre que chaque instant qui passe est une éternité en soi, donc une vie éternelle par laquelle ils passent sans se rendre compte de sa beauté et de sa vraie profondeur.
Je la vois comme si c'est un des milliers de piliers de la voie du Destin au-dessus de laquelle le train de leur vie passe sans comprendre que chaque pilier a sa propre existence sentimentale faite de tourments spirituels de la nature divine qui l'a engendrée.
Ils ne peuvent et ne veulent pas comprendre qu'elle est souvent trempée par la pluie de ce qui n'est pas dit dans ce monde pendant les saisons changeantes des cieux sur lesquels les étoiles naissent et meurent, sur lesquels des étoiles sont de passage ou sur lesquels les étoiles mortes jadis, dans d'autres temps, lorsque ni même l'humanité n'existait pas apparaissent.
Leur vie est maintenant dans ce souvenir que la Lumière Divine de l'existence nous apporte.
Et alors, qui veut vivre éternellement?
Tu es la cathédrale dont j'ai besoin, mon amour, pour sauver ma propre existence.
Je suis malade d'amour, des instants de ton Destin qui est dans mon cœur répartissant nos deux éternités en temps et espaces des désirs et de nos sentiments incessants.
Je t'appelle souvent en moi pour te répondre en toi sur la vie éternelle de nos sentiments qui apparaîtront sur le ciel du futur plein des souvenirs de ce monde que nous avons oublié, mais qui apparaît pour être plantée à travers d'autres espaces et temps qui traversent notre Destin cosmique de nous-mêmes.
Je t'appelle malade d'amour et je me demande combien cette maladie peut être grave vu qu'à cause d'elle tant de personnes se sont suicidées.
En fait, c'est quoi le suicide?
Existe-t-il vraiment du suicide à cause de l'amour?
Comment peut l'amour tuer s'il est l'idéal absolu, l'unique dimension de notre soi perdu de nous-mêmes?
Le fait de nous retrouver nous-mêmes nous tuerait-il?
Vaut-il mieux vivre aliénés de nous mêmes, comme jusqu'à maintenant?
L'amour peut tuer, mais nous ne comprenons pas que la mort est une autre vie, sans laquelle notre existence présente ne serait même pas, parce qu'elle n'aurait pas de point de référence.
Si l'amour nous tue en nous poussant vers le suicide, cela veut dire que notre étoile est impatiente de briller dans sa vraie lumière sur le ciel d'un autre monde où elle ne sera plus seule et malade à cause de son âme sœur qui était la source de la brillance, mais l'âme sœur sera en elle éternellement.
Les deux âmes sœurs formeront la même étoile.
Le suicide est une fuite du Destin qui ne supporte plus que son propre Soi soit torturé par les instants de cette existence absurde, illusoire, parce qu'il voudrait voir accompli son propre vœu avec la vie, mais ici le vécu existe seulement dans l'illusion de la vie, et la seule vie de cette illusion est l'amour.
Sans amour, il ne peut pas exister de l'accomplissement par le Destin. Alors le suicide est une délivrance des mensonges de ce rêve appelé vie.
C'est le fait de se réveiller sous la forme de la naissance aux aubes d'une nouvelle réalité.
Il n'y a rien de plus beau mais aussi de plus douloureux que mourir à cause de l'amour sur l'autel de ses propres sentiments, comprendre que l'accomplissement de son destin est la mort, même si les vrais morts qui 'entourent quelqu’un voient ton suicide comme une fuite banale de la vie, sans comprendre que leurs sentiments sont des sentiments simplement et non pas de la vie, parce qu'elle ne peut pas être accomplie et née que par un grand amour, qu'ils ne vont jamais rencontrer.
La sainteté est une forme supérieure de l'amour mais l'absurdité de cette existence concède la sainteté à une religion pour laquelle le suicide est une erreur et non pas un acte souvent nécessaire.
Et en ce point nous voyons comme nous sommes éloignés de nous-mêmes.
Quelque difficile que ce soit de l'accepter, le suicide est le sens caché de notre vie car nous sommes aveugles dans ce monde où des valeurs autres que l'amour sont plus importantes, les valeurs de notre suicide.
Nous nous dirigeons tous vers la mort en essayant de lui échapper.
Nous nous sacrifions tous dans le rêve de la vie pour tout ce qui nous est étranger, mais nous oublions complètement de nous-mêmes, que nous sommes de l'amour et tous les autres sacrifices que nous faisons sont de la vanité.

~11~

Si l'homme n'avait pas sa capacité psychique négatrice, il ne pourrait pas discerner le monde, parce que son monde en entier este une grande négation qui se nie continuellement elle-même.
La mort est tout ce que nous ne sommes pas.
Nous sommes uniques parce que dans notre vie il y de la mort.
Nous sommes nés une seule fois pour mourir toujours une seule fois.
C'est pour cela que chacun est unique à sa propre façon.
Nous sommes uniques parce la mort est ce que nous ne sommes pas, mais, paradoxalement, nous sommes uniques par ce qui nous ne sommes pas afin d'exister!
Cependant nous faisons référence à la mort en vivant par elle notre vie entière. Que d'autre peut être la vie sinon notre propre réflexion en ce que nous ne sommes pas, donc dans la mort?
A quoi d'autre peut la Vie faire référence sinon à la Mort?
Par cette référence, la réflexion arrive aussi, parce que toute représentation est une référence de deux pu plusieurs éléments à un ou plusieurs éléments.
Mais lorsque nous nous regardons dans le miroir nous faisons référence à nous mêmes, mais par le biais du miroir.
Les vrais nous, sommes-nous au deçà du miroir qui nous reflète, les faux nous?
Comment autrement peut la vraie vie se refléter dans la vraie mort?
Il y une seule chose certaine, que notre image du miroir est réelle tant que nous nous y reflétons.
Dans ce cas, la Mort n'est-elle pas l'image de la Vie et ainsi la Vie devient-elle l'image de la mort?
La Vie que nous connaissons comme telle par sa représentation dans la mort este en fait: notre propre Mort!
Et celle-ci aura sa propre apocalypse.
Que pourrait être l'apocalypse de la mort sinon la Renaissance de la Vie?
La vie de qui, en fait, de la Mort ou de la Vie?
Je le dis parce que grâce au miroir, nous pouvons parler de la Vie de la Vie et de la Vie de la Mort ou bien de la Mort de la Vie et de la Mort de la Mort.
N'importe quel est le propos, une chose est certaine, c'est que le miroir rend chacune éternellement opposée à l'autre.
Où est-il possible de voir plus de Mort sinon dans le monde de la Vie ou chaque instant existe uniquement par sa référence à la mort? Comme il est aussi probable qu'il n'y ait plus de Vie que dans le monde de la Mort où tout son être s'appuie sur la Vie.
S'il n'y avait pas de Vie, il n'y a aurait de la Mort non plus et tout comme la Vie nourrit la Mort, il est possible que la Mort aussi nourrisse la Vie au déjeuner cosmique des sentiments humains. Cependant, nous ne savons en fait ce que ce rêve appelé Vie est, tout comme nous ne savons non plus ce que l'autre rêve appelé Mort est.
Si nous savions pour un instant seulement qui nous sommes réellement, d'où nous venons et où nous allons, y aurait-il quelque chose de différent dans notre monde?
Nous nous réveillerons de ce rêve? Nous savons qu'il y de la mort seulement parce qu'elle est l'opposé de la Vie et nous ne pouvons distinguer qu'un seul opposé puisque nous pensons sur la base d'une logique bivalente du bien et du mal, du beau et du laid, etc. Comment seraient la Vie ou la Mort si elles avaient à leur tour plusieurs opposés? Et nous?
Saurions-nous qui nous sommes, mais aussi pourquoi nous sommes si souvent humiliés par les instants de notre propre destin? Nous ne saurions rien de tout cela ni même en ce moment parce que nous ne sommes pas plus qu'une ombre blême d'un visage de Dieu reflété dans la Connaissance et alors les Ombres ne viennent et ne s'en vont nulle part, elles disparaissent. Pourquoi sommes nous des ombres et non pas un arbre imposant?
Pourquoi lorsque nous pensons que nous sommes le printemps, la réalité nous montre que nous sommes un automne tardif?
Parce que Dieu est l'Unique Accidentel et tout ce qui s'ensuit après lui est une Occurrence Intentionnée, donc une image de l’Occurrence Unique Accidentelle.
Cette image est le Destin.
Si nous n’étions pas une simple ombre, cela aurait signifié que Dieu n'est pas l'Unique Accidentel, mais qu’il est Intentionné, ce qui ne peut pas être vrai car cela veut dire que Dieu aussi est créé par une autre Occurrence Fondamentale qui le précède.
Cependant, savons-nous ce que la Vérité est?
Nous ne serions l'image de Dieu seulement si Dieu n'existait pas.

~12~

Comment serait ce monde s'il n'y existait pas Dieu? La réponse est simple: elle deviendrait Dieu.
Une fois que nous nous reflétons dans une réalité autre que celle que nous sommes, cela signifierait que tout ce que nous croyons vivre, notre propre existence, nos rêves et nos espoirs, la crainte de la Mort sont faux, parce que notre réalité est précisément ce que nous ne sommes pas, donc: Notre Mort!
Ainsi nous vivons, avec chaque instant qui passe, notre propre Mort!
Si notre Vie était reflétée en ce que nous sommes, cela signifierait que nous nous reflétons et nous faisons référence à nous mêmes, bien que nous faisions référence en fait à ce que nous ne sommes pas et ainsi nous arrivions à vivre dans un monde parallèle, qui, pour ne pas nous paraître étrangère, devrait avoir notre apparence, ce qui est impossible précisément parce que Dieu existe. Dieu nous éloigne-t-il de nous -mêmes?
Si nous sommes l'ombre de Dieu, comment pouvons-nous être étrangers à Dieu, qui crée cette ombre? Nos ombres aussi seraient-elles étrangères à nous?
Dans notre existence, tout ce qui ferait référence à son propre soi, comme le mal au mal et le bien au bien annulerait la mise en rapport elle-même, car il est absolument nécessaire qu'il y ait une référence finale qui ne soit sous aucune forme identique à l'élément pour lequel la référence est faite.
Par exemple, le bien ne pourra jamais être mis en référence à un moindre bien si le mal n'existait pas quelque part pour que la chaîne de références soit possible.
Ainsi, à chaque bout doit-il avoir un opposé.
Même plus, il est bien connu par la propre expérience de nos sens que nous ne pouvons pas avoir une référence sans l'élément auquel faire la référence et l'élément à mettre en référence.
En toute référence, il doit y avoir deux ou plusieurs éléments, tout comme dans tout rêve il doit y avoir un autre monde duquel se réveiller.
Cependant, est-il si important ou l'on se réveille ou de quelle façon nous le faisons?
Il n'est pas possible de mettre un élément en référence par rapport à lui-même que s'il est mis en évidence par un possible opposé ou par un autre élément différent.
Que peut être plus différent de la Vie sinon la Mort?
Mais que peut être plus semblable à la Vie que la Mort? Rien! Et cependant, les deux obéissent à un Destin qui est une ombre de Dieu, tout comme nous, à l'exception du fait que cette ombre ne peut plus être définie comme un opposé des deux, mais comme Destin, parce que nous ne pouvons pas penser en dehors d'une logique bivalente.
Ainsi, le Destin serait-il aussi un des opposés de la Vie ou de la Mort parce que lui aussi, tout comme les deux, est une ombre de Dieu, à la différence que c'est une ombre qui peut être saisie par une logique supérieure.
La Mort est tout ce que la Vie n'est pas, tout comme la Vie est tout ce que la Mort n'est pas, mais tant l'une que l'autre se définissent éternellement et mutuellement dans la vanité!
Malgré tout cela, si ces rêves sont des ombres de Dieu reflétées dans la Connaissance, pourquoi les ombres de Dieu sont des rêves?
Seulement parce qu'il est possible de se réveiller d'un rêve et que toutes ces ombres se réveillent toujours dans un écho incessant qui décrit Dieu?
Si les ombres de Dieu se réveillent aussi, cela signifie que Dieu est au-dessus du réveil? Par la Mort, n'importe quoi reçoit une connotation opposée à la Vie, mais en dépôt de tout cela, la Vie ne sera jamais Vivante sans sa Mort qui lui donne son entière brillance, tout comme la Mort ne serait pas ce qu'elle est.
Nous ne pouvons pas envisager notre Vie sans la Mort, parce que la Vie s'appuie sur la Mort, autrement elle n’existerait pas.
Elle n'existerait pas parce qu'elle ne pourrait pas avoir un degré de comparaison par rapport à elle-même.
Pourquoi n’aurait-elle pas de degré de comparaison avec une autre Vie, par exemple, totalement différente à la Vie en question, donc opposée à celle-ci?
La réponse est aussi simple que possible: aucune Vie ne peut être comparée à une autre vie que si les deux sont mises en référence par rapport à la Mort!
Même si une vie est différente d'une autre vie, elle existe, en tant que Vie, seulement par rapport à la Mort, parce toutes les autres Vies avec lesquelles elle serait mise en référence conduisent finalement au dernier élément qui peut constituer une référence, celui-ci étant une vie qui a pour référence la Mort!
C'est pour cela que j'ai affirmé que toute la brillance de la vie consiste dans la Mort, tout comme la brillance de la Mort consiste dans la Vie.
Nous, les êtres humains, nous sommes des êtres duaux et notre monde est un monde de la Vie et de la Mort, du Bien et du Mal, etc. Si nous n'étions pas des êtres duaux et que nous pensions sur la base d'un coefficient logique supérieur à deux, admettons qu'il serait cinq, alors à côté de la Vie et de la Mort il y aurait encore trois opposés de celles-ci.
Ainsi la Vie n'aurait-elle plus le caractère singulier qu'elle a dans notre monde, par sa référence à la Mort, mais elle aurait un caractère multivalent, ayant trois opposés à côté d'un quatrième qui devrait obligatoirement devenir un élément de référence pour tous les autres quatre éléments.
Pour définir un opposé, il est nécessaire qu'il y ait un seul élément opposable et dans les mondes où il y a plus de deux éléments opposables la singularité de l'élément opposable par rapport à l'autre disparaît, dans le sens que la Vie ne serait plus unique dans sa référence à la Mort, mais il pourrait encore exister trois autres éléments identiques ou semblables à celui-ci, mais qui se mettraient en rapport avec la Mort en tant qu'opposés totaux.
Cela peut aussi arriver à l'inverse, donc que la Mort ait encore trois éléments semblables qui deviennent dans leur totalité opposés à la Vie. Notre monde est un monde des opposés précisément à cause des deux opposés centraux qui sont la Vie et la Mort.
Pour qu'un monde des opposés existe, il est nécessaire qu'il y ait au moins deux éléments qui mettent en fonction leur opposabilité. Pourrait-on parler d'un monde sans des opposés?
Certainement pas, tout comme nous ne pourrions jamais envisager un monde sans des paradoxes, précisément parce que nous sommes tout cela.
Si nous n'étions pas un paradoxe, notre monde ne le serait non plus.
Tour ce qui part du niveau minimal de deux éléments vers un nombre infini d'éléments a la caractéristique de l'opposabilité.
La grande différence est représentée par le fait que cette opposabilité, partant du niveau de trois ou plus d'éléments et non pas deux, peut définir le concept d'opposabilité multivalente par rapport à l'opposabilité singulière qui est caractéristique des mondes qui possèdent seulement deux éléments centraux, comme c'est la cas de notre monde.
Les éléments centraux réclament ce titre en vertu du fait qu'ils représentent la dernière frontière du niveau de prise de conscience par lequel ce monde peut être défini.
La Vie et la Mort sont centrales parce que rien ne peut les inclure dans sa structure en devenant leur point de référence opposable et cependant que peut leur être plus opposable que de se réveiller de ce rêve avec du monde et du destin?
Le Destin!
Se réveiller du Destin!
Pourquoi l'opposabilité multivalente peut être définie à l'aide d'un niveau minimal de trois éléments?
La réponse à cette question consiste du fait que, à côté de ces deux éléments qui peuvent former l'opposabilité, s’agissant de l'opposabilité singulière, il y a un troisième qui peut être semblable à un des deux autres éléments et complètement opposable à l'autre.
Dans un Coefficient Logique supérieur, à côtés du singulier et du pluriel, il y aurait encore d'autres représentations équivalentes au numéro du Coefficient Logique en question.
Tout cela démontre l'interrelation entre ces auspices, dont le singulier et le pluriel dans un tout unitaire qui vibre précisément par la multitude d'auspices que ce Tout rend complets.
Ainsi est-il possible d'expliquer de nouveau le maxime du Tout en Toutes et des Toutes en Tout et des autres différentes Toutes déterminées jusqu'à maintenant du Coefficient Logique 2, mais qui ne sont pas d’autres Toutes de celui-ci, mais un autre Tout du Tout!
Pourquoi serait-il un autre Tout du Tout et non pas des Toutes du même Tout?
La réponse est que seulement par l'intermédiaire du Coefficient Logique 2 et d'aucune manière par un autre Coefficient Logique, nous pouvons déterminer si les Toutes sont opposées au Tout, parce seulement par le biais de celui-ci le Tout (le singulier) a un opposé propre corrélé avec les Toutes (le pluriel).
Dans un autre Coefficient Logique, le Tout n'est plus mis en rapport avec son pluriel possible défini par les Toutes, mais aussi avec un autre Tout défini plus que son pluriel possible, que l'intellect humain ne peut comprendre tout comme ce Tout qui dépasse la notion de pluriel est placé en référence à une autre représentation déterminée par son propre Coefficient Logique ou par un Coefficient Logique supérieur.
C'est à peine maintenant que nous entrons peu à peu dans la merveille des choses qui n'ont jamais été créées parce que la création aussi fait partie du Langage Pur Universel et au-dessus d'elle il y a d'autres mots de ce Langage Universel Pur qui complètent la merveilleuse et cependant inaccessible réalité pour l'Illusion de notre Vie.
Alors je me suis demandé quel est notre but comme êtres dans ce monde.
Sommes-nous, les êtres humains, au-dessus des animaux parce que nous croyons avec force à ce rêve de notre vie d'être supérieurs sur cette planète ou sommes-nous des simples aliénés qui courent vers la mort en vivant leur vie comme s'ils étaient éternels?
En vivant une vie qui les vit en fait, tout comme la mort les meurt à chaque instant depuis la naissance triomphale qui conduira à la mort?

~13~

Où nous dirigeons-nous, les êtres humains, sinon vers le perfectionnement de notre propre illusion?
Quoi peut-il nous arrêter de marcher vers la perfection de cette illusion?
Avons-nous un guide qui nous conduit dans cette direction?
Oui! Ce guide este en nous et en nous uniquement et elle s'appelle la chasse du Soi, parce que ce guide a le devoir de chasser l'étranger de chacun de nous, qui nous empêche de voir et entendre, qui nous fait prendre la drogue des nouvelles illusions vaines qui ne sont en rien compatibles avec notre Soi jadis perdu par nous mêmes dans les ténèbres oubliées de l'histoire.
De cette chasse consiste non seulement le courage d'affronter notre propre Destin que nos bisaïeux ont joué aux dés de l'histoire de l'humanité en le scellant du pêché originaire, mais avant tout, chasser doit être le point de départ du regain du statut prophétique de l'homme.
Par son statut prophétique, l'homme doit comprendre qu'il n'est pas prédestiné par un Destin qui lui est opposé et que sa vie ne devrait être du tout une lutte avec soi-même, car le vrai destin de l'homme est d'être lui-même et non pas un étranger à soi-même et humilié par un Dieu imaginaire qui frappe s'il n'est pas écouté et pardonné par la damnation de l'enfer si l'homme ne remplit pas le but pour lequel il a été justement créé par ce Dieu magicien, présomptueux et méchant qui a fait l'homme pour qu’il lutte dans ce monde qui le durcira et perfectionnera pour ce qui adviendra.
Rien de plus faux, je l'ai dit et je le répète.
Toutes ces versions ahurissantes sont inventées par le cerveau fou et embrouillé d'individus qui ont réussi à entrer dans l'histoire de leur époque pour la transmettre aussi aux générations suivantes.
Ce type de Dieu est en fait le type d'homme qui a inventé un tel Dieu.
Pourquoi Dieu est-il débonnaire avec ceux qui l'obéissent et méchant avec ceux qui ne le font pas?
Pourquoi n'est-il pas aussi débonnaire avec ceux qui ne l'obéissent pas, s'il représente totalement le soi suprême de ce que l'homme peut penser dans la cette vie?
La réponse est que l'homme qui a créé un tel Dieu était débonnaire avec ceux qui étaient de son côté et dur, impitoyable avec tous les autres qui s'opposaient à ses propres intérêts.
Le statut prophétique de l’homme consiste aussi du fait qu’il est un être foncièrement religieux, mais la voie qu’il choisit pour se définir en tant qu’homo religioso est tout à fait étrangère à lui
Du fait de se définir en tant qu’être religieux, l’homme est avant tout son propre prophète et ensuite il s’intègre à l’ensemble pluraliste des prophètes qu’il identifie aux ambitions, aspirations, espoirs mais aussi imprudences, confusions, échecs ou désillusions de sa propre vie.
L’homme n’est rien plus qu’un créateur de divinité, chacun de ses sentiments devenant un possible saint ou ange, prophète ou démon en fonction des valences du sentiment en question.
N’oublions pas que le suicide, tout comme le bonheur, peut devenir un sentiment.
Tout l’ameublement religieux de l’homme sera réduit à son ameublement sentimental, soit les sentiments que son propre soi ressent, donnant ainsi naissance à la religion de son propre Destin, mais aussi à la destinée de sa propre religion, toujours sans possibilité de douter, envers l’éternelle voie de la vanité par laquelle l’homme devient plus fort avec une vanité toujours nouvelle.
Le Soi de l’Homme voudrait pouvoir se rappeler le futur parce que pour cette raison ses aspirations sont toujours orientés vers l’avenir, mais il peut le faire seulement lorsqu’il devient le passé. Pourquoi se souviendrait-il du futur ?
Parce rien n’est plus proche de son propre Destin que le Soi Sacré de l’Homme, faisant partie de ce Destin.
Je pense qu’en cela consiste l’absurdité de notre propre existence, de regarder notre destin du passé toujours.
Nous vivons certains moments de joie ou de cauchemar par rapport auxquels nous avons certains sentiments et cependant aucun d’eux ne nous appartient à nous, mais à l’environnement qui les a ainsi déterminés.
Par conséquent, l’ameublement sentimental qui devient de l’ameublement religieux appartient sans doute à l’environnement, à l’extérieur et non pas à l’intérieur, au soi qui se reflète dans cet extérieur comme dans un miroir de son propre Destin.
Bien sûr qu’une fois l’image de cet extérieur est reflétée, l’intérieur de notre soi y répond en donnant une certaine identité à l’extérieur en question, identité qui devient un sentiment, et celui-ci, tout au long de l’histoire, a été classifié comme une pièce de l’ameublement religieux que la société humaine possède à un moment donné.
La religion est en fait l’extérieur qui envahit constamment le soi de l’homme, en essayant toujours de le minimiser, de l’incorporer à son propre soi en esquissant les images les plus diverses à nuance purifiante.
Est-il possible de purifier le Destin ?
Oui, parce que précisément le Destin accepte et incorpore la purification.
Le pêché originaire est survenu seulement au moment où l’homme s’est déclaré vaincu, en reniant son propre Soi en faveur de celui extérieur du monde dont il fait partie en fragmentant ainsi l’image sur son propre Destin, qui est composée tant par son monde extérieur que par son Soi Sacré intérieur.
Celui-ci a été le moment critique de l’histoire de l’être humain, moment où et par lequel l’homme est devenu l’esclave de son propre monde dans lequel il existait sans avoir de faute.
Pourquoi l’homme n’a pas essayé de crier haut que la faute appartient au monde qui l’entoure, aux tonnerres et aux éclairs, aux inondations, aux gels violents ou au feu dévorant ?
Pourquoi n’a-t-il pas dit que le plus fort et le plus puissant, celui qui peut tout faire et qui a un nom qui signifie pour nous Dieu n’as pas été aussi généreux avec cet être frêle qui est l’homme ?
Pourquoi n’a-t-il pas chassé Dieu en lui faisant des remontrances, comme il aurait dû le faire pour cette existence misère dans laquelle il a été permis à l’homme de subsister sans qu’il ait aucune faute.
Pourquoi est-ce que l’homme a pris sur soi la faute d’exister dans la saleté de ce monde chaotique par son pêché originaire et n’a-t-il pas permis à Dieu de l’assumer ?
Rien de tout cela n’as pas pu être réalisé par l’homme parce que, par son soi, il est un être qui a la tendance de se diriger toujours vers la perfection qui lui donne un sens, indifféremment si son évolution est positive ou négative, il s’agit toujours d’évolution et Dieu est l’image de la perfection.
S’il n’avait pas eu un Dieu de son propre soi défini par tout ce qui peut être meilleur dans son imagination, par tous les superlatifs possibles et impossibles de ses espoirs, aurait-il encore eu des espoirs ?
Ma réponse est sans équivoque : NON !
Le facteur le plus important dans la vie de l’homme est l’espoir.
Cela l’a toujours aidé en lui donnant une autre chance, quelque grave que la situation était.
Cette chance a engendré le besoin de l’homme de croire à quelque chose qui aurait pu doucir les tourments de sa propre existence et cette chose s’est concrétisée dans l’ameublement religieux, soit tous les saints, démons, anges, etc.
Cependant, le plus important facteur de l’être humain est le langage.
Le langage est celui qui explique à l’homme chaque sentiment ou sensation en la classifiant sous un certain libellé.
Tous ces noms varient d’une communauté humaine jusqu’à des vraies unions mondiales de telles communautés.
Le langage, par le biais de ses signes, qui sont les mots et les sons qui le forment, est différent en fonction de la manière dont un certain phénomène est perçu, du rôle qui lui est assigné et de l’importance qui lui est donnée.
Toute image reflétée dans le soi de l’homme est un phénomène.
Comme nous ne pouvons pas parler de deux sois humains identiques, nous ne pouvons non plus parler de deux phénomènes de ce type identiques, tout comme nous ne pouvons pas parler de deux visions humaines identiques.
Cela a conduit à un équilibre entre les visions d’un certain groupe de personnes, équilibre social qui a mené à la création d’un certain langage commun de ce groupe de personnes.
Même si le langage commun reflète en grande partie chaque sentiment ou phénomène réalisé par la réflexion de l'environnement extérieur dans le soi de chaque homme qui appartient au groupe qui utilise ce langage, chaque homme ressentira et discernera chaque terme du langage commun en fonction de son soi avant tout, de sorte que finalement le signe du langage en question soit accepté et discerné en fonction du groupe auquel le langage appartient.
J'ai dit tout cela parce que c'est le point de départ d'un des thèmes les plus importants des religions actuelles, soit la façon dont Dieu est perçu, mais surtout les noms et les attributs des saints, des démons ou d'autres facteurs qui complètent la religion en question.
Par cela, chaque type de noms d'un ange ou d'un démon, pur ou impur fait partie des mots du langage commun du groupe ou de plusieurs groupes humains qui forment la société en question et implicitement la conscience sociale de la société en question.
Le nom de "prophète" appartient tout d'abord, par sa signification, à une personne qui, par ses prophéties, a certaines visions par lesquelles elle devient plus proche de Dieu.
Ce rapprochement, présent dans beaucoup de cultures, a déterminé une association des prophètes aux plus importants idoles ou même à Dieu.
Pourrons-nous accepter comme sacrés les noms de chaque prophète de ce type, même s'ils sont différents d'une culture à une autre? Même s’ils désignent finalement la même personne ou personnalité religieuse indifféremment si celle-ci appartient au Bien ou au Mal?
OUI! Tout nom d'un prophète est sacré même s'il a une multitude de tels noms qui diffèrent d'une culture à une autre, même si ce prophète appartient au Bien ou au Mal.
Tant le Bien que le Mal sont des noms sacrés, tout comme le Beau et le Laid ou tous les autres noms qui peuvent les identifier.
Par le Bien, indifféremment de la langue, l'être humain entend sa voie vers la perfection, vers ses aspirations, tout comme par le Mal, il entend la voie par laquelle il met en rapport ce Bien, en absence de laquelle le Bien n'aurait pas de signification.
Le Bien sans Mal ne peut pas exister, tout comme l'être humain ne peut penser que sur la base du Coefficient Logique 2 du Bien et du Mal, du Beau et du Laid et de tous les autres qui peuvent les définir en tant que dénominateurs communs.
C'est celui-ci le soi de l'homme et n'importe combien voudrait-il devenir un être parfait qui appartienne au Bien, il se rendra compte que cette perfection sera toujours confrontée à sa nécessité de pouvoir être mise en rapport avec le Mal, justement afin de pouvoir exister.
Il n'y a pas de Bien sans le Mal, tout comme il n'y a pas de Mal sans le Bien. En désirant le Bien, le Soi Sacré de l'homme regarde vers le futur, vers le Destin et c'est pour cela que l'Homme désire que le Bien appartienne au futur, au Destin encore inconnu qui, une fois soumis à la connaissance devient du passé, étant rarement identifié au Bien.
Si nous ne connaissions pas la notion de passé, nous ne connaîtrions non plus celle de futur et cependant nous existons dans les guet-apens du présent sans savoir s'il existe vraiment ou combien il durera.
Une seconde, une fraction de celle-ci pendant laquelle il n'existe du tout en devenant instantanément le futur, le passé? Alors, cela veut-il dire que le présent nous montre que le futur pourrait exister sans le passé tout comme le Bien pourrait exister sans le Mal? Où est le présent entre le Bien et le Mal?
Ma réponse est : dans le Soi Sacré de l'Homme. Peut-être pour cette raison il est si difficile de définir le Soi Sacré, parce que celui-ci est une frontière entre le Bien et le Mal, entre le Beau et le Laid, entre le positif et le négatif et pas dernièrement, une frontière entre l'homme et son monde.
Si cette frontière est franchie, l'Homme perd son équilibre de soi, en s'aliénant non seulement de lui-même, mais de son monde aussi.
S'il y avait seulement le Bien et il ne pourrait pas être mis en rapport avec le Mal, alors ce Bien disparaîtrait complètement étant en fait le plus grave des maux possibles.
De la même façon, il ne peut pas y avoir du Mal sans le Bien, parce que si le Mal serait prédominant et qu’il ne soit plus possible de le mettre en rapport, il finirait par disparaître complètement.
La disparition du Mal mènerait tout d'un coup au Bien?
La réponse est non, parce que s'il n'y a pas de Mal, il ne peut non plus y avoir du Bien.
Par son essence, l'homme est un être dual du Bien et du Mal, qui font tous les deux partie du Soi de l'homme et qu'il ne peut jamais chasser de son soi, parce que s'il essaye de chasser le Mal afin de laisser subsister le Bien seulement, l'homme deviendrait aliéné de soi même peu à peu, en transformant le Bien auquel il aspire dans le plus grand et le plus marqué des maux, celui de l’autodétermination en tant qu'être déshumanisé de son propre soi.
Au début, tout homme dira qu'il fait quelque chose de bien parce que c'est la seule façon de pouvoir avoir une moralité ou une normalité qui nous dirige vers le chemin si désiré de la perfection, parce que, même si l'homme est pêcheur, il peut être converti à la perfection et à l'autodétermination en tant qu'être totalement changé et, bien sur, opposé à son soi.
La vraie religion doit lutter contre le Mal qui existe dans l'Homme en le comprenant, en étant à ses côtés, comme l'unique voie pour transformer le Mal existant du soi de l'homme dans un autre type de Mal, qui sera plus proche du Bien ou pourra même le dépasser. Par conséquent, il déterminera le Bien à monter des échelons vers la vraie voie de la perfection du Soi de l'être humain.
En comprenant le Mal, ainsi que le Bien, l'être humain arrivera à se comprendre soi-même et, de plus, l'aliénation de soi de l'homme disparaîtra tant du niveau individuel que, surtout, du niveau social. Jamais le Dieu de l'homme ne sera un Dieu différent du Soi de l'homme.
Le Dieu de l'homme sera l'image de l'homme.
















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