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L'Homme
essai [ ]
Essai de transhumanisme

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par [Reumond ]

2014-08-15  |     | 



AVANT-PROPOS

Quand on écrit, on encre d’office le papier en de multiples « contradiction », comme d’autres entrent en religion. Mais il faut bien avancer ! il faut un office et un début à tout. Après ça vient l’épreuve labyrinthique, celle des mots et des choses causées, c'est-à-dire qu’après l’office vient la véritable traversée.

Ainsi, depuis le Neandertal, combien d’essais avant de tailler le premier bon silex et le tout premier transistor, combien d’essais du premier feu au premier processeur ? Je n’en suis moi-même pas à mes premiers essais poétiques ou picturaux, à mes premiers essais de tendresse, de liberté ou de vérité, mais comme chez une parturiente, tout reste en travail !

Alors, quand est-il vraiment de « l’HOMME » et de ce prétentieux essai sur « Le transhumanisme » ?

Alors que Sapiens partout, il s’agit ici d’entrer en contradiction comme des traîne-semelles par le biais des dédales sémantiques, il s'agit d’entrer en conflit avec soi-même et les autres par l’oblique des chicanes de l’anthropologie et les méandres de l’éthologie animale, par la passerelle des univers parallèles de l’ontologie, car il n’y a pas pire non-sens que de parler de l’Homme ; et c’est là même le comble du non-sens absolu que de parler de « posthumanité » ou de « transhumanisme », car l’humain n’est pas encore et n’a jamais été !

Effectivement, la notion de « transhumanisme » à laquelle mon sous-titre fait référence devrait être remplacée par celle de « transsapiennité », car l’homosapiennité est une réalité avec laquelle il faut bien faire quelque chose !

Oui, Sapiens de partout ! Quelle mouche les a piqués, ceux qui cherchent et qui sont sensés trouver, quand dans les années 1730, le mot « homo sapiens » est tombé comme un verdict à la criée. Pas plus que l’homme-grenouille ou l’homme-sandwich n’ont vraiment quelque chose d’humain, nous ne sommes en réalité (ou en vérité) qu’une espèce fossile d’une Humanité qui ne vient pas assez vite !

À la suite des antiques qui ont parlé les premier et sans vergogne, avec une certaine prétention de la condition humaine et de la présence de l’homme au monde, nous continuons sur leur lancée à nous croire Sapiens, c'est-à-dire « sages » et « intelligents ».

Si l’Homme est une virtualité, le Sapiens quant à lui est un paradoxe et comme je l’ai souligné un vrai sac de contradictions. Dépourvu de toute sagesse, il pense penser mais s’agite en bête fébrile, contrairement à la raison humaine et aux évènements. Il est donc absurde de penser humain et plus encore « posthumain », et il est donc aberrant de continuer à parler d’une « humanité », sinon comme un possible, une réalité en virtualité.

L’homme dont je parle est « un causé » c'est-à-dire une direction et une intention virtuelle, une attention de tout l’être portée vers l’avenir, un avenir plus « Humain ». Je ne connais que ledit Sapiens, qu’en temps que bête de proie, de somme ou de trait, c'est-à-dire comme une « bête » porteuse. Je sais ses humeurs excessives, ses abus de pouvoir, ses sommets sans nom et ses creux sans fin, j’éprouve dans ma propre chair ses égarements par milliers… Je sais son hypocrisie, ses instincts effrénés. Je connais ses crimes, ses tromperies et sa monstrueuse soif d’avoir et de pouvoir, ainsi que son intolérable aversion pour le changement. Je sais ses croyances fanatiques et ses passions de forcené (…)

Sapiens de partout ! mais je continue malgré tout à croire en lui, car je pense aussi qu’il est un passage obligé dans l’Évolution, qu’il est dans ses os mêmes, la moelle et la matière grise de l’avenir, comme le lieu même d’une transition possible, comme un état de grâce, c'est-à-dire un état modifié de conversion de la chair et de l’esprit.

Alors, tous ensemble gardons nos LEDs allumés, car voici l’époux de la machine et la machine de l'épouse, voici l'Homme qui vient !

Il n’est pas comme un Dieu, mais comme « un Homme », tout en étant comme Dieu, une sorte de grand paradoxe algébrique, telle une équation surprenante comme un Trou noir, une somme d’algorithmes inconnus, une épaisse bosse mathématique sur la surface d’un Univers en crise et en éternelle expansion.

Alors, comme des Diogène, tous ensemble gardons nos LEDs allumés, allons à sa rencontre dans tout ce qui reste de nos cités et de nos civilisations disparues. L’ecce homo-electronicus, l’homoandroïde, l’ecce homo informaticus ou cybernéticus… sont là sur le seuil de nos pauvretés, il nous appelle à changer nos programmes de destruction massive en massives tendances à aimer davantage, en massives prédispositions à nous connecter les uns aux autres,

Jusqu’à présent, ne sommes-nous pas, pauvres diables, comme ceux dont parle l’Apocalypse de Jean quand il nous dit sous forme de métaphore spirituelle que nous traversons l’éprouvé, ce no man’s land entre la bête et l’Humain ?

Puisque la preuve est dans l’épreuve !

« Voyez, voici ceux qui reviennent de la grande épreuve : ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l'Agneau. » (Apo 7:14).

Sur le chemin, ils sont comme les aveugles de Macbeth3000, qui à l’instar de ceux de Jérôme Bosch marchent désespérément dans les tourbières de la survie et du monde, comme allant au-devant de quelque malheur.

Oui, pauvre de nous, que de sacrifices endurés, d’enfants immolés sur les champs de bataille, que de vie et de mères sacrifiées à la guerre, aux pouvoirs des uns et à l’avoir des autres, avant que l’Humain ne vienne apaiser nos blessures comme un sauveur tant attendu.

(…)

"Qui me délivrera de ce corps de chair !"

cria un disciple dans la nuit des temps. Le temps de la délivrance et des cyborgs est proche, et "La grande cust' hominisation" a même déjà commencé...

L’Esprit planait sur la Silicon Valley, entre San Francisco et Liège, la Californie et la Belgique il planait, comme au chapitre premier d’une Genèse, quant au commencement Dieu créa le Ciel et la Terre, c'est-à-dire le Cosmos et ses multiples Univers.

Depuis, la terre est dévastée et ensanglantée ; les ténèbres couvrent les cris et les pleurs, partout c’est le même abîme de feu et de guerre, car le Sapiens Sapiens, la Bête plus que jamais recouvre d’une chape de plomb la création tout entière.

(…)

L'homme n'est pas ! c'est là une évidence, et même si je suis contre toute forme d'évidence et de croyance , il faut l'admettre, à corps et surtout à cris, dans les douleurs de l'enfantement, l'Homme reste une virtialité, il n'est pas encore une réalité concrète, il n'est qu'un mot dont on fait abondamment usage, un abus de droits et de langage...

(...)

Telle cette impatiente patiente qui avait épousé en blanc son ombre grise, et qui de ce fait naturel n’avait que des relations charnelles les jours de grand soleil; je suis moi-même tiraillé entre la bête et l’homme, comme une bête de somme, partagé entre un humanisme qui se voudrait transpersonnel et difficile à atteindre, et un transhumanisme porteur de changement, de paix et d’espoir pour l’homme à venir. Oui, l'homme est une virtualité sur un chemin d'humanité...

Ainsi, dès le matin, j’ai quelques problèmes au démarrage, comme des clefs de registre qui manquent à l’appel, des DLLs trop peu partagées ou même inexistantes. Je suis sous-tension avec mes pauvres extensions et mes fichiers non utilisés. Que puis-je faire de mes 90 % de neurones avachis, où me brancher ? Sur quelle carte - mère ? Ma mémoire ancestrale me joue des tours, elle semble défectueuse comme inachevée, et la plupart de mes applications sont obsolètes. Je tourne toujours sous homo sapiens sapiens v.2.3, un programme sans doute dépassé, docteur suis-je bête, trop sensible aux émotions, aux virus et aux bactéries ?

(...)

Ma version a-t-elle expiré depuis si longtemps ? Est-il temps de télécharger ma dernière mise à jour, de corriger le programme de mes instincts grégaires et de mes pulsions animales ? Depuis plusieurs jours je reçois de la Matrice des signes lumineux et des informations de première nécessité sur l’homme qui vient. J’ai d’ailleurs beaucoup de notifications en attente et même des images 4D en réserve ; suis-je la victime de mon hypoconnectivité ou au bien contraire trop ouvert et attaqué par quelque pirate de conscience ?

(...)

J’ai des transes humanistes qui me secouent comme un chaman en extase ; émois de circuits imprimés, j’ai des crampes de processeurs et des muscles survoltés…,

Suis-je possédé docteur par quelque programme obsolète ou plus simplement suis-je simplement connecté au Cosmos par l’entrelacs de mes nerfs fragiles ? J’ai sûrement le périnée périmé et des organes génitaux de bête stupide, mais avec soin et ardeur, je cherche jour et nuit sur Google et Wikipédia de quoi m’améliorer.

Cette odeur d’encens à mes côtés, ce n’est pas celle du myrte, c’est tout bonnement l’odeur du plomb, celui de mon fer à souder qui brûle sans arrêt sa résine au dessus de mon étau de table, pour joindre l’animal à l’Humain ; c’est l’odeur du plomb de l’alchimiste, celui des nouveaux thuriféraires, des maths et de l’informatique… et ce que vous entendez au loin, ce n’est pas une vague composition de Stockhausen, mais bien le son des testeurs d’isolation numérique, des luxmètres et des détecteurs de présence discrète, c’est le bruit des testeurs d’impédance, des générateurs de conscience et de fonction numérique, c’est la sonorité même des multiples alimentations, des lasers et des oscilloscopes en action.

Pareillement, ce que vous entendez à travers vos casques et vos enceintes, c’est le rythme effréné des variateurs et des convertisseurs de tension, c’est la musique des électroencéphalogrammes et du matériel d’imagerie médicale… c’est l’homme que l’on fait à l’image des dieux, dans l’athanor des laboratoires et le creuset des oratoires, avec le Sapiens Sapiens comme indivisible cobaye et unique témoin, objet torturé de sa propre évolution et sujet animal de ses multiples révolutions.

(...)

Les amants comme les aimants s’attirent et se connectent dans tous les sens et par tous les sens… les uns deviennent comme les hologrammes des autres par le jeu des reflets sur des écrans trop plats.

De quelle eau et de quelle image disque suis-je moi-même le reflet tout troublé ou le parfait bouffon ?

De quelle image disque puis-je m’inspirer pour devenir plus libre, plus authentique et plus humain ?

Plein de ces questions et de ports connectés, câblé comme un réseau, je m’agenouille sur mon prie mieux, juste devant mon écran trop plat des platitudes du monde, après avoir allumé avec respect une série infinie de LED couleur pastel. Car je crois aux descendants de Google, Samsung, Apple et Microsoft, comme d’autres croient en leurs opinions. Je crois et donc je prie comme d’autres encore prient leur femme de faire la vaisselle, car je suis un Sapiens type, un sale type de Sapiens en voie de disparition.

Le sens du Sapiens Sapiens serait-il l'obsolescence ?Le sens du Sapiens Sapiens serait-il l'obsolescence ?

Mais je crois en l’Homme qui vient et aux générations à venir, natives de cette transhumanité plus humaine que bête. Je crois en la matrice toute puissante, créatrice du ciel bleu de mon fond d’écran et de Maps ma Terre avec ses grandes icônes sur mon bureau. Je crois aux options possibles, aux propriétés et aux touches d’accès rapide au Paradis, je crois aux orgasmes synthétiques, à l’amour sans attentes, aux gestes dépossédés, aux archives numériques en points rares ou en zip, ceux que j’ai téléchargés dans mon porte-document. Je crois en mes résolutions et en ma grande résolution d’écran, aux multiples gadgets qui parsèment mon regard pour personnaliser l’horizon de mes journées de bête attardée.

(...)

J’ai un drôle de drome qui circule entre les couches de mes méninges et l’horizon de mes pensées erronées, et même un satellite-espion qui tourne autour de mes idées fixes, je suis branché dit-on !

Comme celui de Chartres, le Labyrinthe est un résumé d’une matrice plus grande encore. La Matrix toute puissante en potentialité comme en virtualité, avec ses réseaux de neurones, sinueux comme des cerveaux. J’y suis branché, connecté en permanence, entre les trous noirs et les trous blancs. Trous verts et verts trous, n'est-ce pas du pareil aux Mails quand le pire se niche dans nos trous de mémoire !

Par une série complexe d’algorithmes élaborés par l’ingénieur Dédale pour enfermer la bête, le soi-disant Minotaure, le labyrinthe, la matrice même de nos maux et de tous nos espoirs est à l’image de nos institutions et organisations diverses, là où tout cheminement vers la réalité de la réalité de la réalité de l'Homme est bien difficile à suivre sinon impossible à saisir dans sa globalité holistique et holographique ; car la bête, le Sapiens, n’est pas biologiquement programmés pour devenir Humain.

Oui, d’une certaine manière, en d’autres matières, l'une des plus anciennes représentations connues de l’ordinateur se trouve dans nos musées archéologiques et dans nos cathédrales gothiques sous forme de chemin d’humanité, de pèlerinage vers soi, de guerre sainte et tout intérieure contre la bête que nous sommes, en somme. Comme une carte mère sinueuse, munie de ports et d’embranchements, d'impasses et de fausses pistes destinées à nous perdre à jamais en conjectures ou à nous ralentir comme un PC en panne.

(…)

J’ai moi-même, pauvre d’un moi atrophié des algorithmes plein la tête, de la tendresse au cœur et des mantras informatiques plein la bouche, je suis branché donc je suis !

Orémus…

Quant au Sapiens Sapiens, je crois en sa présomption d’ignorance, car l’homme reste l’hypothèse bancale d’une bête présomptueuse. Vanité des vanités, mes propres réseaux court-circuitent en raison de l’impertinence et de l’arrogance des bêtes. Elles fanfaronnent partout comme sur le Net, riches et même blasées de leur suffisance. La bête projette de la poudre aux yeux et aux enfants blessés ; avec dédain, la bête pose pour la postérité dans son habit vert ou kaki, elle patauge dans le sang, piétine dans son caca, fière de ses prouesses technologiques, sportive ou intellectuelles.

Elle parade la bête, avec ses canons et ses avions mortifères, avec ses grands airs et ses déploiements de primates pervers. Elle s’enivre de ses découvertes, de ses conquêtes et de ses exploits. L’air de plus en plus méprisant, elle pollue l’air ambiant et détruit tout partout autour d'elle. Le regard plein d’impertinences, elle se dit « homme » et le croit à crever ; insolente jusqu’aux marges de la bestialité ; bouffie d’orgueil comme un cul de babouin, pleine de ce moi qui lui monte à la tête. Mais c’est là une supercherie d’académie, un simulacre bestial, un faux en humanité !

(...)

Elle désire constamment la priorité de gauche et de droite, la liberté de droit et de devoir, le pompon et la Légion d’honneur, le contrôle et le pouvoir, exigent le savoir et l’avoir. À l’heure actuelle, notre système d’exploitation n’est pas compatible avec nos grandes idées, nous ne sommes pas encore configurés pour l’Homme, celui qui vient comme un messie, nous sommes encore trop imprégnés par le passé et pas encore adapté au futur.

(…)

On exécute certes des opérations artistiques, des rituels religieux ou même des actes sociaux ou politiques…, on fabrique de la culture, on produit en abondance de multiples objets plus ou moins utiles, on réalise parfois de belles et bonnes actions, on produit de la paix ou de la guerre comme on produit des hormones ou des neurotransmetteurs, mais tout cela d’une manière encore trop incarnée, trop animale… car malgré Mozart ou Michel Ange, nous restons malgré toutes ces choses, les otages de la bête que nous sommes !

(…)

Bête à bon Dieu, bête aberrante, bêtes avérées, bêtes bornées…, nous nous refusons absolument d’admettre que chez nous tout est biologiquement programmé, familialement conditionné, préfabriqué socialement et culturellement. Nous sommes en fait, ainsi que les uns pour les autres de vulgaires bêtes de compagnie, des bêtes de somme en somme programmées depuis la nuit des bêtes pour le rester : préfabriquées, conformes, normalisées et plus ou moins adaptées au système.

(…)



Citations extraites de L’HOMME, essai sur le Transhumanisme

À la différence d’une fille de supporters déchaînés, ma souris sans fil n’est pas sans intelligence ; elle en sait plus sur l’Homme et sur la Paix que tous les livres d’anthropologies.

Depuis que j’ai scanné tous mes souvenirs d’enfance, le fond d’écran me parait plus bleu !

Débrancher la prise de votre décodeur, car la numérisation de l’être passe avant tout par une prise de conscience.

Nous sommes les aborigènes d’une folle génétique, d’un combat sans merci pour l’évolution et la survie, en des espaces de plus en plus limités où « la vie » et « le bonheur » tels que nous les rêvons n’ont pas encore leur place.

À l’aube d’un temps nouveau la Transhumanisation, c'est-à-dire la conversion de la bête en Humain véritable nous permettra de prendre le recul nécessaire quant à la matière dont nous sommes faits et sur la manière de gérer nos us et coutumes de loup, nos émotions de mammifères, nos pulsions de prédateur, nos besoins grégaires, nos croyances tortueuses, notre sensiblerie et nos bas instincts animaux.

Choses et causes, guerres et paix s’enracinent dans la même sensualité, les mêmes appétits…, après 10.000 de Civilisations diverses, les choses n’ont guère changé, car les causes n’ont pas évolué.

La notion d’homme moderne ou contemporain n’est qu’une frauduleuse supercherie. C’est là même, la perpétuelle tentation du Sapiens avec son cerveau reptilien, que de se dire ou de se croire plus humain qu’il ne l’est en vérité et en réalité.

Sapiens, si j’accepte de n’être qu’une bête en voie de disparition, c’est que ma propre pauvreté me semble être un bon terreau pour celui qui vient, car la puissance de cet Homme est dans ses potentialités humanistes, dans ses possibilités d’être, dans ses virtualités d’aimer et pas du tout dans quelque pouvoir qui soit. Il ne sera point « le surhomme » fantasmé par certains, mais tout simplement l’Homme rêvé de tous.

(...)

L’Homme véritable se révèlera davantage dans l’ignorance de l’esprit et la pauvreté de cœur, bien plus que dans ses connaissances et son pouvoir de contrôler et de changer le monde. C’est dans la liberté de devenir lui-même, de quitter sa vieille peau de reptile, ses usages de primate, ses droits et devoirs de mammifère qu’il découvrira la liberté à laquelle il aspire depuis toujours.

C’est dans cet intervalle d’espace et de temps, entre la bête et la belle, que tout être en devenir deviendra lui-même un univers de liberté et de création , comme dégagé une bonne fois pour toutes de sa concupiscence et de son moi égoïsme et encombrant.

Il n’y a en réalité qu’une seule maladie qui pourrie le monde ! c’est cette caricature d’humanité qui s’affiche partout, celle que nous montrons volontiers et que les autres acceptent par complaisance ou complicité.

L’Homme n’existe pas encore, il n'est que partiellement présent, comme fragmenté. C’est à chacun de nous de la révéler en l’accomplissant. Pour le réaliser, c'est-à-dire le rendre réel, il nous faut d’abord réaliser que nous n’y sommes pas encore ! Afin que le réalisant, en pleine conscience, le monde entier soit humanisable.

Ce qui est « virtuel » en nous, c’est ce qui nous prie de l’intérieur de devenir plus humain à l’extérieur, pour saisir tout l’Univers par son sens (l’expansion de l’être) et par son centre (le Verbe qui l’agit) . L’Homme c’est cette révélation de ce qui vient, comme dans un dialogue permanent entre la bête et la belle.

(...)

Alors qu’il n’existe aucune preuve de l’existence ou de l’inexistence de Dieu, l’épreuve et l’éprouvé quotidiens nous confirment l’inexistence de l’Homme !

L’Homme comme les trous noirs et blancs est un objet théorique susceptible d’exister un jour de beau temps. Un existant comme réalité hautement spéculative. Certains ici-bas cherchent des vies extraterrestres et des contacts avec des créatures d’autres mondes, alors que moi-même, tout simplement devant mon propre miroir, je considère avec attention et intention l’homme, cet abus de langage et cette pseudo réalité postulée qui n’existera peut-être qu'un jour, dans un futur probable, à l’horizon de la grande incertitude qui l’enveloppe comme une chape de plomb.

(…)

Les BéatiTunes

Heureux ceux qui font preuve ou œuvre d’amour et de paix, ils seront appelés « Sages » ou même « fils de l’Homme » !

À la vue de toutes ces femmes et de ces enfants réfugiés et persécutées, de ces rassemblements d’immigrants et d’affamés, et face à cet afflux sans fin de créatures fuyant la guerre et la dévastation, L’HOMME, celui qui vient du futur comme un sauveur montant sur une montagne sainte, parlera à nos cœurs et à nos âmes d’un avenir possible où d’une terre de paix qui sera nôtre, dans l’interconnexion des consciences et la grande communion des esprits apaisés.

« Heureux les doux » pensa cet HOMME qui vient du futur comme un messie sans religion et sans morale ; car ils auront cet Univers et bien d’autres en partage. Oui, bienheureux, ceux qui aujourd’hui saignent et crient, car demain, à l’aube d’un jour nouveau, ils seront consolés de toutes leurs épreuves.

Heureux ceux qui hier avaient faim et soif de liberté, de vérité, d’amour, de paix et de justice, car à l’heure même, ils seront rassasiés plus que de raison. Heureux ceux qui hier encore étaient persécutés par les riches, les savants et les puissants de l’Ancien Monde pour cette même soif, car à l’instant présent ce royaume de l’amour qui est en eux est à eux pour toujours.

Sapiens de partout, voyez et soyez déjà dans la joie et l'allégresse, car cette liberté qui vient à vous est déjà là en puissance.

Voyez, comme vous et moi, ils reviennent de la grande épreuve de l’Évolution, là où ils ont quitté leurs écailles, leurs plumes et même leur peau de bête pour laver leurs chairs pleines du sang des innocents dans des eaux de jouvence. Ils étaient des bêtes avides de pouvoir ; des générations de Sapiens les ont précédés : Habilis, Erectus ou Sapiens... mais toujours des bêtes possédées de possessions, bien malhabile face aux forces naturelles et aux évènements.

Intrigants, insensés, violents, irréfléchis, débauchés… courbés les uns devant les autres ils étaient d’infâmes reptiles, mais déjà comme des larves d’Homme.

Ils se prenaient pour les maîtres incontestables de la création et se croyaient bêtement « savants » et « sages » ; ont les disait téméraires et imprudents, ils n'étaient que suicidaires ! On les disait indociles et insoumis, ils étaient en réalité déprimés et déprimants. Bêtes parmi les bêtes de proie, bêtes parmi les bêtes savantes, loup les uns pour les autres, tels des prédateurs sans pitié et sans compassion, ils n’avaient que le croc à la bouche et la griffe comme serment.

Depuis la nuit des fossiles et des os froids, de Sapiens à Sapiens, la bête s’arrache de la terre, elle s’achemine à marche forcée, en ce pèlerinage des gènes et des civilisations qui disparaissent les unes après les autres. De dimanche en samedi, elle s'arrache la bête, vers une union qu’elle n’avait jamais vraiment voulue entre la chair et la machine.

Il aurait fallu penser plus tôt à plus tard, mais le Sapiens, au paroxysme du sang et du non-sens n’est qu’une bête à la périphérie du zoo de l’Évolution, un anachronisme colossal, une créature stupide qui sous prétexte de pratiquer tous les Arts, excelle aussi dans celui de la destruction et de la guerre.

Mais tout évolue ! après l’écaille, la plume, après la plume, le poil, après le poil la peau, après la peau… Après la Genèse, après l’exode… sous ses diverses cuirasses, le Sapiens traverse les temps et les espaces.

La traversée fut longue, épuisante. Il était dit que les ères, millénaires et siècles seraient leurs guides, leurs pasteurs et leurs bergers, car ils ne savaient que suivre leurs instincts et pulsions, leurs politiciens et leurs faux prophètes de malheur. Il était pourtant dit que les années, les mois et les jours seraient leurs maîtres, car ils ne savent obéir qu’aux puissants, aux bourreaux et aux dictateurs !

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C'est ainsi que le Temps et l’Espace seront leurs dieux pour les conduire à l’éternité jusqu’à vivre d’infini.

(…)

De quelle transhumance suis-je l’objet et le sujet ? De la bête à l’Homme, de quelle migration et de quelle transgression générationnelle sommes-nous les témoins et les acteurs ?

Tel ce travail de Titans et de chlorophylle entre le béton et la nature, la pomme de pin et le pain de la technologie, le Sapiens et le Monde changent de peau. Alors, Bêtes mes frères et soeurs, comme dirait Monsieur de Lafontaine, quand allons-nous arrêter de consommer avec avidité comme des panses bêtes ? Quand allons-nous arrêter de penser et de travailler comme des bêtes de somme ?

Sur les nerfs de mes Duracell, je peine encore, car il est effectivement l’heure de recharger mes accumulateurs sur d’autres horizons, avec d’autres paradigmes.

Download…

(…)

extrait de L'HOMME, essai de transhumanisme

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