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Stalker
essai [ ]
Tentative d'analyse institutionnelle

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par [Reumond ]

2012-07-22  |     | 





à Giordano Bruno (1548-1600), l’homme qui a foulé le feu.



« Vous éprouvez sans doute plus de crainte à rendre cette sentence que moi à la recevoir. » (Giordano Bruno)



Toutes nos sciences et technologies les plus contemporaines nous viennent de nos croyances et mythes les plus primitifs ; ainsi nos réflexions et expériences les plus anciennes sont encore les hôtes de nos laboratoires d’aujourd’hui.

De l’astrologie et l’astrophysique, de l’alchimie à la physique nucléaire ; de la mécanique à la robotique ; de la botanique à la biotechnologie ; par tous les sentiers des mathématiques, de la métaphysique à l’éthologie humaine, de la magie à la psychosomatique, de la sorcellerie à la neuropsychiatrie… Tout Stalker que vous êtes, il faut le savoir, cette fonction vous condamne à l’errance et aux voyages sans fin entre les disciplines et les éléments du tout ; votre sac de pèlerin abritera vos doutes, vos recherches, vos épreuves surtout, pour quelques preuves glanées au long des chemins pierreux et des années de patience.

(…)

Au creux des bûchers, les âmes les plus belles ressemblent à des feux sans artifice, à l’incandescence des étoiles qui ont trop brillé de toutes les passions ; l’ardeur les rend vulnérables comme l’amour.
Mais entre le cru et le cuit je choisis de croire en la vie, je choisis d’espérer. Alors que crépitent les chairs, même les yeux encore pétillent !


Accusé entre autres d’apostasie par la Curie romaine, extradé de Venise sur intervention personnelle du pape, Bruno se retrouve dans les redoutables geôles vaticanes du Saint-Office…

En cette journée, sur le Campo de' Fiori à Rome, la foule des badauds et des pèlerins venus pour le Jubilé est nombreuse.

Ce 17 février 1600, Bruno est livré au bourreau, mis corps et âme à vif, nu de toute la nudité de l’enfance qui se livre avec confiance aux mains de l’autre. La langue et les mâchoires entravées par un mors de bois pour l'empêcher de parler et de crier, Giordano est ainsi supplicié sur le bûcher du Saint-Office.

À la même époque, en Espagne, mes ancêtres juifs, les Loups d’Espagne (Lopez) étaient aussi persécutés, volés et chassés par cette même Inquisiton qui œuvrait depuis le XIIIe siècle dans toute l’Europe, après avoir exécuté sa besogne démoniaque durant plus de quatre siècles, c’est seulement en 1834 que fut seulement abolie l’inquisition espagnole et son Tribunal du Saint-Office. Mais ne vous leurrez pas, l’Inquisition perdure dans les couloirs des Institutions politiques ou religieuses.

(...)

Malgré les apparences, les artifices de « séparation », parce que l’Église et l’État sont absolument indissolubles et unis par la même loi institutionnelle !

Alors que l’on dressait les peuples et les cathédrales les unes contre les autres, l’Inquisition œuvrait, et elle est toujours d'actualité à l'époque des démocraties et des grattes-ciels.

(...)

Aujourd'hui, mes hommages vont à l’homme qui a foulé le feu comme on foule le grain pour l’offrir en partage;
Giordano en est le témoin et le martyr, ce qui revient au même !

L’homme qui a foulé le feu comme on foule l’inconnu pour en percer les secrets, y trouver une nouvelle rose, un nouvel atome, une nouvelle étoile… se nommait Bruno.

L’homme qui a foulé de feu comme on traverse les miroirs pour en percer les certitudes et démonter les dogmes;
L’homme qui a foulé le feu, comme on scrute le ciel pour mieux voir dans les cœurs, pour révéler l’intime et l’ultime de l’homme, comme on marche sur l’eau, par amour de la vie, comme on traverse nos peurs les plus ancestrales pour prendre la relève…

(…)

Le nombre de grains de sable sur la plage de Luc-sur-Mer est inconnaissable, c’est justement ce qui rend la plage si belle, si attrayante, c’est ce qui donne aussi cette odeur singulière au varech, ce gout aux crevettes translucides et cette démarche si particulière qui fait avancer les tourteaux. Car sur les bords de la Manche comme sur les plus lointaines galaxies, on ne perçoit du mystère que là où il y a encore une grande part d’ignorance, et c’est dans cette « part maudite » oubliée, inconnue, paranormale ou transcendante, qui les badauds, primates de surcroit, que nous sommes, avancent comme des crabes dans l’inexploré.

En ces zones d’inconnaissance, il y a toujours place pour tous les rôdeurs passionnés, pour les chasseurs de vérités et les harceleurs de rumeurs et de croyances.

Au creux des inconnus dans l’ombre qui fait peur, le mystère règne et les passages y sont bien étranges !

Bien au-delà de l’ego et de ses croyances erronées, il y a encore de nombreuses frontières à franchir et bien des zones à explorer. « Le Cosmos et ses grandes Inconnues » aurait pu écrire Alexis Carrel, nous réserve encore bien des surprises sur les dieux du passé et les hommes à venir.

(…)

STALTER (extrait)

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