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Entre Humanisme et transhumanisme
article [ ]
la porte de l’Homme ou la voie du milieu

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par [Reumond ]

2020-05-14  |     | 









A Bernard D.


Entre une juive et un chrétien de la même génération, une même préoccupation chez les deux philosophes, penser l’événement.

“L’événement sera notre maître intérieur” écrivait Emmanuel Mounier; et tout événement est “le foyer de la pensée” écrira Hanna Arendt, avec le même souci et la même lucidité.

L’homo sapiens sapiens lui-même, R2D2 ou COVIT19, 20, 21 ou 30 ? Le transformisme, le transhumanisme, la défenestration ou quelque singulière extinction ? Qui vaincra l’autre ? Et qui nous protégera ? Les murs de l’un ou les gestes barrières de l’OMS ?

Entre Bill Gates et Big data, mes microprocesseurs surchauffent et mes traducteurs cafouillent ; est-ce des portes, gates, ou des fenêtres, Windows ? Vasistas ? Ces cris dans des ruines sous la poussière des bombes, est-ce de tragiques SOS lancé par les satellites sur les ondes, ou des SMS désespérés qui se perdent dans l’espace clos de la mondialisation ?

Je bogue ou je débloque pensez-vous, entre court-circuit et courts circuits je vais à l’essentiel ; car il y a de nombreuses anomalies dans tous nos programmes économiques, politiques et religieux ; des anomalies dans nos logiciels sociaux et culturels; l’homo sapiens dit sapiens doit être reconfiguré et par qui ? Et configuré à qui, ou à quoi ?

Le chaînon manquant serait-il simplement un simple chaînon manqué ? Le transhumanisme, dernière idéologie à la mode va-t-il nous sauver du naufrage, nous, pauvres voyageurs de passage et migrants d’infortune, sur nos rafiots des médusés ?

Un Homme grand H, le Réel grand R, qu’est-ce que c’est ? Entre lucarnes trop opaques et écrans trop plats, les apparences nous trompent et la transparence apparente n’en est que plus paradoxale, quand elle se fait en haute résolution.

Il drache des datas comme vaches qui pissent sur les réseaux dits sociaux ; windows closets ou open data ? Fenêtres ouvertes sur la vie et le Monde, comme de saintes icônes entre le Ciel et la Terre, où portes carrément closes ? Vasistas ?

Là où les charnières elles-mêmes rêvent de sortir de leurs gonds ? Même numérisée, la bêtise homo sapienne reste digitale, et le monde un grand water-closet, un lieu d’errance pour la plupart et d’aisance pour quelques autres.

« Internet ce n’est pas net ! » disait mon ami Bernard, avant de se défenestrer. Triste jour pour Bruxelles quand tombent des étages des corps désespérés. Input, output, fenêtre ouverte sur le monde mondain ou fenêtre fermée à l’espérance ? Vasistas ?

Entre windows et gates, faut-il entrer dans la matrice comme dans une “sortie de secours”, ou alors sortir du système pour entrer en soi-même ? Quel dilemme ! À qui imputer la faute, la part à dire de l’Eden et la chute des anges sans parachute fiscal ou sans parachute doré ?

Vasistas ? Qui tombe comme soldat au combat ? Chair à canon moins chère qu’une brique du capital ; data sur data, qui tombe et qui se relève pour assurer la relève ? Qui tombe comme fax d’épouvante ou bien comme pax favorable ? Qui tombe comme des informations les plus sournoises, comme les mensonges les plus vrais dans un pack de vérités factices ? Qui tombe et quelle est cette tombe qui se fait béante ou carrément béance ?


C’est la vie et la survie en PDF ou sur Office, un lieu clos où l’on remplit ses devoirs à distance, par téléchargement et télétravail comme on se connecte aux Offices du jour dans la liturgie des heures à l’heure de Silicon valley. J’archive les dossiers et j’emmagasine les fichiers, et donc je suis.

Dans l’arrière-plan se déploie un paysage idyllique à faire rêver les robots les plus primaires ; avec un fond d’écran comme des fonds au Panama. Instagram ou Pinterest, le monde est totalement photoshopé comme confiné dans la torpeur d’un instantané.

L’orchestre de fonds chante comme dans une procession de microprocesseurs, sur toutes les plates-formes il chante, le monde streaming d’impatience, en Windows comme en MacOs, qui est celui qui prostitue jusqu’à l’os les grands prostitués du monde ?

Partout les Burn out se succèdent, en background pour un monde numérisé comme une partouze de datas plus ou moins équivoques.


Amazon, Facebook, consort et sortilèges, tous se déploient comme toile à régner, entre tous les suppôts de groupes de pression qui pactisent avec quelques diables pour quelques ensorcellements sur Google Maps.

Dans tout ce faste de courriel, de nouvelles et de statistiques, aucun mémorial, aucune page qui se souviennent de Bernard tombant de Windows comme on tombe de haut… sur la mort. Fait divers parmi d’autres faits, et pourtant, tous les faits et tous les événements sont des occasions uniques de penser le monde, des moments propices à la réflexion.


Sur place, une scène de crime ou de suicide, pas de clef, pas de lettre pour ses proches en guise de derniers adieux, pas de disquette comme dans le film japonais Kaïro, non rien, pas de testament pour les Resto du cœur, et pas de supplique adressée à la Matrice ; rien, pas de doléance ou de mystérieux messages, rien qu’un mystère comme toute défenestration. Et pourtant entre Tokyo et Bruxelles toute vie ne tient qu’à un fil ténu, rien qu’une fibre optique assez solide pour se pendre au réseau sans risque de se rater. Alors pourquoi ? Pourquoi le suicide de Bernard ? Est-il comme une prévision, une prophétie entre le XX et le XXIe siècle ? Ou plutôt une simple allégorie du suicide collectif, une métaphore fort sérieuse d’une extinction homo sapienne ?


PENSER L’EVÉNEMENT

Pour moi, c’est l’occasion de faire mémoire d’une réelle amitié qui n’avait rien de virtuelle, et de penser le monde qui vient, de penser et d’imaginer l’autre transformé en machine, ou peut-être aussi une manière de panser déjà le Monde, panser une nature corrompue par nos océans et une culture corrompue par nos prétentions homo sapiennes. Il y a comme ça, des événements comme celui-là, le suicide d’un ami très cher, que l’on a envie de partager et des comportements que l’on a envie de comprendre.

Entre portable léger et sac à dos trop lourd à porter, le monde se numérise de plus en plus ; la numérisation est à l’image de la plastification des océans, de la plastination des corps, comme de la transformation de l’amour en datas.

En dehors des ballets de satellites, le Ciel communique-t-il encore avec la Terre, où le divorce entre l’un et est l’autre est-il déjà consommé, comme un rôti de veau d’or au supermarché du monde ?

Oui, comme toute question appelle à des semblants de réponses, toute crise appelle à des questions et donc à des semblants de réponses, avec toutes les nuances que toute réponse appelle.

Les données circulent sur les réseaux informatiques, mais la mort de Bernard ne fera pas plus date que data, pas plus date que data de la mort de millions de créatures innocentes et d’innocents anonymes, génocidés par leurs ennemis ou par le système lui-même.

« suspensus est in tempore », l’Homme pleinement Homme n’est pas encore, certes, Il est toujours en attente ou en suspens, comme un funambule sur le fil rouge du Temps.


Alors, face à l’homo sapiens sapiens, à sa mesure et à toutes ses démesures, que devons-nous faire et attendre de tous et de chacun en particulier ? Quand ce dernier sapiens se targuant de savoir plus que tout autre, et se prévalant d’une vocation prométhéenne, quand il ne se vante pas, se glorifiant de Nobel et de no scrupule, nous faut-il vraiment choisir entre la défenestration ou le transhumanisme, avons-nous le choix, et s’il y en a, qu'elles sont ces autres alternatives ?

(…)

Extrait de HUMANISME ET PERSONNALISME.

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