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Festival de Cannes
article [ Evénements ]
11 - 22 mai 2005

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par [NMP ]

2005-05-11  |     | 



Communiqué de presse.

LE MOT DES PRESIDENTS

Travelingue par Gilles Jacob


Quand on est élu, on incarne une légitimité et on a la charge de définir la ligne de l’institution dont on a à maintenir le cap. J’ai souhaité cette année que la manifestation ne perde pas de vue deux axes que j’estime primordiaux : le plaisir de la rencontre, l’invitation au voyage.

Filmer, c’est percer un passage. Quelqu’un – un spectateur – effectue le forage inverse. Lui et le cinéaste se rencontrent au milieu et la lumière traverse le tunnel de part en part. Ce rayon, c’est la rencontre. Pas seulement la rencontre à deux, à dix ou à cent, mais, bien sûr, aussi la rencontre avec une œuvre, une cinématographie, un public, la rencontre avec un autre cinéphile à qui a été inoculée la même faculté d’éblouissement. Je voudrais que l’avenir du Festival s’incarne dans ces rencontres, les attendues comme les improbables, les officielles comme les saugrenues, aussi ardemment espérées qu’est bienvenue la joie des retrouvailles…

Deuxième axe : avant même que ce concept n’ait été inventé, le Festival de Cannes a développé une vision de la mondialisation qui lui est particulière. Il s’agit d’ajouter de nouvelles contrées à celles qu’il explore déjà. Des pays qui avaient disparu de la carte cinématographique, des lointains que personne n’avait foulés jusqu’alors… Dans le monde du cinéma, il y a toujours des provinces à découvrir ou à ressusciter. C’est le sentiment que je voudrais faire passer dans la formule : « festival des 5 continents, + 1 ». Ce sixième continent n’est pas forcément géographique (au Festival, il y a belle lurette que la géographie n’est plus économique, ni linguistique, elle est humaine) : c’est une planète cosmopolite où vont alunir les talents de demain…
Bien sûr, tous ces nouveaux venus ne peuvent être accueillis du jour au lendemain en compétition. La place manquerait d’ailleurs. Surtout dans une année qui semble indiquer la fin des vaches maigres. Mais il faut qu’invités à Cannes, ils se frottent aux grands cinéastes traditionnellement fournisseurs du Festival, il faut qu’ils se hissent peu à peu au niveau de la compétition plutôt que celle-ci se croie obligée de les inclure un jour par démagogie. Ce sont ces nouveaux éleveurs, futurs pourvoyeurs du Festival, qui doivent s’y sentir à l’aise comme se sentent chez eux à Cannes et à la Résidence parisienne tous les étudiants de cinéma invités par la désormais fameuse Cinéfondation, sans parler des nouveautés de l’année : L’Atelier du Festival et Tous les Cinémas du Monde.

En cela, en tout cela, le Festival continue son travail d’arpenteur, de défricheur, de passemuraille, comme disait Marcel Aymé ; par murailles j’entends toutes les murailles : économiques, politiques, administratives, égocentriques, voire les murailles de l’indifférence - sans oublier que Marcel Aymé a écrit ce Travelingue, qui est déjà, à lui seul, une délicieuse invite au cinéma.
On trouvera ci-après quelques réflexions confiées par le président Kusturica. La vocation de Cannes n’est-elle pas, encore et toujours, d’accueillir les artistes, de les faire se rencontrer, de créer ce lien privilégié que j’ai à cœur d’établir avec eux, d’entretenir cette petite flamme d’estime et d’affection réciproques qui font que, lors de leurs visites nous avons mille choses à nous dire, mille éclats de rires, et que nous reprenons la conversation à l’endroit où nous l’avons laissée, même si la rencontre a lieu des années plus tard ?… Car cette fois, cher Emir, Papa est en voyage de noces.

***

Travelling par Emir Kusturica

Etre Président du Jury est une belle occasion de rendre hommage au cinéma et au métier de cinéaste. J’aime être attentif à toutes les identités et à leur expression, appréhender la réalité sous de multiples points de vue.

Je me sens l’âme d’un chef de troupe et je veillerai à ce que le Jury puisse exprimer son point de vue et exposer sa vision du cinéma. Nous accueillerons les films avec attention pour en discuter ensuite le plus librement possible. Le cinéma donne le sens de la collaboration, du travail en commun.

Chaque film est l’émanation d’une vision personnelle de la réalité. J’ai toujours considéré mes propres films comme l’expression d’un art mais aussi comme un amusement, car les films sont d’abord un moyen de relier les êtres et les choses. Sur le lieu de tournage de la Vie est un miracle, au coeur des montagnes, j’ai bâti un village : Kustendorf. Ceux qui veulent faire du cinéma, des concerts, de la peinture ou de la céramique pourront venir y vivre quelques temps. Il me semble que le Festival de Cannes est à cette image, un village international, dédié au partage, aux rencontres cinématographiques et humaines. Les spectateurs s’y montrent toujours gourmands, curieux, et exigeants.

Je rêve que cet endroit soit ouvert à la diversité culturelle, à tous les arts et qu’il tisse des liens étroits et féconds entre le cinéma et la musique. Ces deux univers s’allient parfaitement, se répondent et s’enrichissent mutuellement. J’aborde la création de la même manière lorsque je tourne et quand je joue sur scène : il s’agit de structurer une matière. D’ailleurs, la musique se visualise avant de se jouer. Quant au cinéma, il me semble être l’art fusionnel par excellence.
Et si je consacre actuellement une grande partie de mon temps à sillonner le monde pour mes concerts, car j’aime l’immédiateté, l’ivresse que procure cette « prise unique », je suis avant tout cinéaste.

***

LE FESTIVAL 2005
par Véronique Cayla


Pour aller dans le droit fil des réflexions de Gilles Jacob, nous commencerons le Festival par une Rencontre qui se tiendra la veille de l’Ouverture, Mardi 10 mai.

Nous réunissons les réalisateurs des différents Jurys pour réfléchir ensemble à l’avenir d’un festival comme le nôtre. Ces réalisateurs venus des quatre coins du monde, nous les avons choisis pour la qualité de leur travail, pour leur passion du cinéma et leur curiosité à l’égard de la création des autres. Ils sont les mieux placés pour nous aider à nous projeter dans l’avenir et nous dire ce que peut et doit faire un Festival comme Cannes pour aider la création.
Suffit-il de montrer les meilleurs films de l’année ? Devons-nous, en amont, nous préoccuper des artistes dont nous attendons avec impatience les œuvres naissantes ? Nous avons déjà ouvert une voie avec la Cinéfondation. Comment pouvons nous aller plus loin ? En aval, que faire pour que les films que nous sélectionnons puissent être découverts par tous les cinéphiles du monde ? La diffusion cinématographique classique est-elle suffisante pour transformer le désir de cinéma en cinéphilie ?
Ces questions et bien d’autres nous occuperons au cours de la Rencontre du Festival.

Dans ce même esprit de rencontres propices et nécessaires à la création, nous lançons cette année L’Atelier du Festival. La Cinéfondation a sélectionné avec l’aide du réseau de la Résidence du Festival dix-huit projets de films de dix huit pays différents, que nous avons tous envie de voir un jour portés à l’écran. Ils sont suffisamment mûrs sur le plan artistique pour aiguiser notre désir et insuffisamment construits sur le plan économique pour pouvoir démarrer. Nous mettons depuis plusieurs mois déjà toute l’énergie du Festival et celle de la Cinéfondation pour faire aboutir leur projet. Nous avons envoyé « Le Livre des Projets », qui détaille chacun d’entre eux, à tous les producteurs susceptibles de s’y intéresser à travers le monde. Au cours du Festival, toute une série de rencontres seront organisées pour chacun des réalisateurs. L’objectif est qu’à la fin du Festival, la plupart de ces projets se transforment en réalité et que vous puissez les découvrir, dans un an ou deux, à Cannes par exemple !

Enfin nous ouvrons cette année une nouvelle salle. Elle s’appelle Cinéma du monde. Située au cœur du Village International-Pantiero, elle a été conçue par Patrick Bouchain comme le prototype d’une nouvelle génération de salles éphémères. Elle nous permettra de mettre en valeur la diversité du cinéma mondial, au moment où l’on pourrait craindre que la globalisation de l’industrie du cinéma ne la réduise dangereusement.
Chaque jour, un pays différent, choisi pour sa créativité et son originalité, offrira une programmation qui montre les multiples facettes de son expression culturelle et cinématographique.
Sept pays se sont lancés dans cette aventure à nos côtés : le Maroc qui inaugure cette première saison le 13 mai au soir, l’Afrique du Sud, l’Autriche, le Sri Lanka, les Philippines, le Mexique et le Pérou.
En dialogue avec le Festival, chacun de ces pays a composé, en quelques séances, un programme de films récents, sans volonté d’inédit, qui dessinent sept portraits très différents les uns des autres et parfaitement complémentaires du cinéma présenté par la Sélection Officielle.
Il s’agit en effet le plus souvent de films ancrés dans un territoire et une histoire récente, souvent agitée, qui n’ont pas été conçus pour être vus par un public étranger, un cinéma que de fait, nous n’avons pas l’habitude de voir. Parmi ces sept pays, trois d’entre eux (l’Autriche, le Sri Lanka, et le Mexique) ont également un ou plusieurs films en Sélection Officielle et vous pourrez ainsi découvrir par vous-même combien les fleurs de la Sélection trouvent leur racine dans le terreau des fortes identités culturelles mises en lumière dans cette nouvelle salle.

En résumé, une réflexion sur l’avenir du Festival dont nous vous donnerons les premiers résultats dès le 10 mai, l’Atelier dont vous pourrez suivre la progression tout au long du Festival et Tous les Cinémas du Monde que je vous invite à venir découvrir. Les trois nouveautés de cette année symbolisent la volonté du Festival d’œuvrer pour la diversité et l’ouverture au monde.

Enfin si je n’évoque pas la Séance des enfants, la Journée de l’Europe, la Leçon de Cinéma, la Leçon d’acteur, qui d’ailleurs sera cette année une Leçon d’actrice avec Catherine Deneuve, la Leçon de musique et quelques autres événements c’est parce que ces manifestations sont décrites par ailleurs dans notre dossier de presse.


Affiche : L'affiche a été conçue et réalisée par Frédéric Menant et Tim Garcia de l'agence It'suptoyou.

Source Internet : Festival de Cannes

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