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■ LE REEL EXISTE, JE L’AI RENCONTRÉ
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- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - 2009-09-13 | |
je devais taire tant de choses
oh, combien de chemins ai-je gravis en me taisant espaces sans interférences visibles où le cœur savait dénombrer et les nombres savaient pulser jusqu’au moment où j’ai entendu le cri de ton regard et de tes bras ouverts et je suis devenue la feuille, la main et l’encre écrivant une nuée de mots bien peu entendus… comme un brouillard au-delà des les arbres le silence est revenu encore et encore toujours différent délimité, toujours différent nommé pour contenir ton cœur, mon cœur, des vers sans mots longues équations aux infinis inconnus où pulse la réponse: nous venons de quelque chose de bien précis ou nous sommes des illusions capables de dessiner à partir de rien des évènements sans nombre tout ce que nous savons et pressentons tourne sans lois préétablies ou à l’inverse, harmonie de lignes et d’espaces où les énergies sont des dimensions de l’émotion, l’infatigable rotation de cette horloge, la circulation du sang, le développement de l’embryon la course des galaxies les agitations du magma, le chemin de la lumière les courants océaniques et cosmiques éternelle marche vers l’avant racine, tige, branches, du cœur du point immatériel jusqu’aux confins de l’imaginaire sans que personne ne sache pourquoi, jusqu’à quand ni jusqu’où ce qui, en fait, est intérieur et ce qui est extérieur concepts qui ne devraient peut-être pas être dissociés intérieur et extérieur étant des besoins de notre existence des particules de chance infiniment passagères vibrant sous l’archet des occurrences entre désir et oubli, le blanc dans lequel la poésie habille les matinées ce pourrait être à l’avance, ce pourrait être bien plus par la suite tu cours pour te rejoindre j’ai parfois réussi à me rencontrer moi-même à te voir en te rencontrant et me taire à consumer en moi ce qui vivait de manière naturelle chaque instant de l’un ou de l’autre – le pas silencieux de l’homme, de l’arbre, du lendemain la pensée, les recherches, les joies, les angoisses pour me dire que l’éloignement n’existe pas tout comme le silence n’existe pas dans les ténèbres les plus denses. *Traduction: Nicole Pottier
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