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Le brouillard :: (des cibles déchirées)


Le brouillard
personnelles [ ]
(des cibles déchirées)

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par Maria Gheorghe [Salvamaria]

2008-03-23  |   

Ce texte est une suite  | 





en essayant de faire le silence sur les inquiétudes, un jour, une ombre et une chanson m'ont frappé sur l’épaule
les jours se sont entassés dans ton portrait de fenêtres et de lettres
au hasard? j'ai laissé une chance, qu'il naisse en moi une nostalgie pour l'Infini
et au moment-nœud j'ai maintenu la graine à la mie pleine du visage bien-aimé

les chiens jappaient, tu riais, et moi, je te couvrais de mots, pour que tu n'aies plus froid. j'ai pris les traces des coquillages, des plumes et des petites pierres, comme tu me le disais. à un des lever du soleil je suis arrivé à la maison de la plage, sans frapper à la porte. tu m'as dit: entre! un cerf-volant en papier avait pris la place de la sphère. les fragments d'un bonheur cherchaient seuls le contour et les formes.



L'ombre: je courrai dans l'escalier au milieu de la plage et je te prendrai en photo avec un cercle et un carré, comme les yeux de la plage qui regardent le ciel, et sur le ciel je dessinerai le vol de mouette, entre eux, les cygnes restés dans le port, à travers l'hiver.

Ponna se colle à mes pieds
assise en dessous de la chaise de la table en bois de sapin
elle se pousse contre moi
et lève son museau
pour m'embrasser

l'histoire suspendue pivotait sur le tard
en ce temps-là je ne savais pas que tout serait si près de moi
au-delà de l'histoire, une main
sur la main, un oiseau parlant
au premier plan, toi
et le sentier de la lune

au second plan,
le brouillard...



Constanţa, 25 février 2008




(d'après "Ceaţa" (ţinte deşirate), Ioan-Mircea Popovici)
....................
Montréal, 23 mars 2008



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