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par [Reumond ]

2015-11-30  |     | 








Brisons les vitres qui séparent les êtres et les choses, et tirons le signal d’alarme, car même s’Il n’existe pas encore, l’Homme, Il est comme une frontière accueillante ou comme un cœur de chair que l’on croyait ouvert aux autres, mais pour le moment... Il n’en est rien !

Tel des murs élevés comme des cœurs de pierre infranchissable, aux artères closes, partout des boucliers se lèvent, des portes se fermes, des barrières se montent, abjectes, comme un jeu de Lego où les miradors se dressent en phallus immondes et où les barbelés aux épines rouillées écorchent les peaux les plus fragiles…

Même s’Il n’existe pas encore, L’Homme est comme le Chat de Chester de Lewis Carroll ; quand on croit le voir et l’entendre, il n’est déjà plus là, laissant des trainées de cendres et de sang sur son passage.

Même s’Il n’existe pas encore, L’Homme, avec une Majuscule, celui que l’on attend tous, comme Sœur Anne qui ne voit rien venir, il est comme le Monstre du Loch Ness, tout le monde en parle, mais personne ne l’a jamais vraiment vu. Manquant à l’appel, comme disait déjà Diogène, qui en son temps le cherchait parmi ses compagnons de rue.

A peine l’avons-nous décrit, circonscrit, compté … qu’il se révèle être autre, comme le grand absent, telle une ombre dans le sillage de l’homo sapiens, un aigle qui plane sur le Surhomme de Nietzche, ou un fantôme, un chaînon manqué dans les couloirs de l’Évolution.

L’Homme que l’on attend tous derrière nos fenêtres ou sur le pas de nos portes, au pied du sapin de Noël ou dans les amphithéâtres et les académies… cet Homme-là n’est pas encore. Certes, le monde le cause, haut et fort, les philosophes et les politiciens, les économistes comme les sociologues, et même les psychiatres l’analysent, mais du haut de leurs chaires, aucun d’eux ne peut affirmer sur la tête de sa mère, qu’il a vu la chair de l’Homme, pour la bonne raison que l’Homme n’est pas « en corps », et qu’il n’est qu’en esprit, mais pas en vérité, ni en réalité, tels un être en suspens, une pure virtualité, une potentielle éventualité pour l’avenir, une possibilité à venir.

À peine l’avons-nous entraperçu à travers ses œuvres et ses hauts faits, le temps d’ouvrir tout grands les yeux, de traverser la rue, de réfléchir un instant, l’instant d’une guerre, d’une bombe ou d’une balle, qu’il est déjà parti comme la paix s’évanouit parmi les gravas du temps ; laissant là les trous de ses pillages et les montagnes de ses déchets d’homo sapiens.

Même s’Il n’existe pas encore, L’Homme est comme ces mirages en plein désert ; on salive déjà du goût des olives vertes et noires d’une l’oasis tant espérée ; l’on est tout chose et presque désaltéré en rêvant de grands bassins à l’eau miroitante, que subitement le mirage disparait à nos yeux, laissant nos cœurs vides et nos lèvres asséchées.

Même s’Il n’existe pas encore, l’Homme est comme les passagers de Delvaux, nus sur des quais venteux de gare désaffectée. Ils attendent là, tristement désappointés un train qui ne vient pas.

Oui, même s’Il n’existe pas encore, L’Homme est comme ces miracles dont on parle à tout vent, comme un espoir de guérison et de bonheur, une bonne nouvelle en quelque sorte !

Il est comme un rêve dont on se réveille chaque matin désenchanté, comme une utopie ou un feu qui ne cessent de s’éteindre ; on l’attend en vain, comme Godo au théâtre des jours, mais point de Godo et point d’Homme pour nous donner raison d’attendre.


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